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SCORPION CHILD - Acid Roulette (2016)
Par DARK BEAGLE le 23 Septembre 2016          Consultée 1196 fois

Le premier effort éponyme de SCORPION CHILD était séduisant, mais manquait d’une certaine unité, coincé entre l’hommage aux grands groupes des années 70 et ses compositions plus personnelles, inspirées de la même période avec une touche de modernité tout à fait intéressante. Puis trois années ont passé, la formation texane a connu quelques changements de personnel, un guitariste part, remplacé par un claviériste et forcément, le son évolue, il change. On peut penser que SCORPION CHILD va rentrer dans le rang de tous ces combos de Revival qui finissent tous par inclure de l’orgue Hammond dans leurs compositions, mais cela serait faire un procès rapide et bâclé.

La pochette du précédent opus faisait songer à une jaquette de groupe de Rock Progressif. Ici, personnellement, je pense tout de suite à "Serenades" de ANATHEMA, les bandelettes et le fond couleur sable en moins. Musicalement, rien à voir avec les dépressifs de Liverpool. Pour les Texans, avant, c’est forcément mieux. Pas trop ancien quand même, faut pas pousser mémé dans les orties, surtout quand elle n’a pas de culotte (ou dans les buissons de sumac vénéneux, on est aux USA après tout), mais suffisamment pour avoir du cachet.

Et, par-dessus ce côté vintage parfaitement assumé, il y a cette touche de modernité, née de la façon de composer et d’une prod énorme signée Chris « Frenchie » Smith (THE ANSWER, RINGO DEATHSTARR…). De ce fait, il y a une véritable personnalité qui se dégage de ce groupe, qui sur "Acid Roulette" va réussir à garder le cap qu’il s’est fixé. SCORPION CHILD se montre ici bien plus régulier, au risque de paraître trop homogène, qui est un des principaux griefs que l’on peut avoir contre ce disque.

Ici, il convient d’imaginer un BLACK SABBATH porté sur le psychédélisme et s’acoquinant avec un orgue Hammond discret, mais sachant se montrer présent quand les conditions l’exigent (le title-track par exemple) avec quelques relents sudistes et un chanteur qui semble complètement habité par ce qu’il chante. Si sur le premier album, Aryn Jonathan Black poussait souvent dans les aigus au point de ressembler étrangement à Robert Plant, ici son chant est plus clair, parfois un peu nasillard.

Et on se retrouve donc face à un album à la fois riche et homogène, treize morceaux pour moins d’une heure de musique. Tout démarre très bien avec une série de titres Heavy (mention spéciale à "She Sings, I Kill", ouverture magistrale au refrain entêtant). Quand on arrive sur "Acid Roulette", on change d’ambiance. Tout ralentit, la rugosité disparait. Est-ce inintéressant pour autant ? Non ! Mille fois non ! Ce morceau est calme et on a l’impression que tout va exploser à partir du refrain, mais non, le groupe sait se gérer et ne pas céder à la facilité et on se prend une gifle, au final, parce que ce titre à un je-ne-sais quoi d’hypnotique qui le rend addictif.

On notera aussi le très Rock "Twilight Coven" qui succède à un "Seance" inquiétant, en réalité une espèce de litanie qui laisse une drôle d’impression, ou encore la ballade Survives et son piano délicat. On navigue dans des domaines où le groove est omniprésent, où la guitare tranche savamment, sans arrêt. Les rares fois où elle se met en retrait, c'est pour laisser les claviers s'exprimer pleinement, à la façon d'un URIAH HEEP contemporain. Puis il y a cet "Addictions" qui termine l’album et qui porte très bien son nom. Assez ambitieux, soigneusement travaillé, avec une mélodie encore une fois bien trouvée, ce titre est très bon et son final semble reposant, avec ses bruits de ressac, jusqu’à ce que l’horreur nous rattrape au travers d’un cri féminin qui vient nous signaler la fin de l’opus.

Cependant, même si la furia Rock’N’Roll de cet "Acid Roulette" est indéniablement jouissive, il manque un peu de variété, il donne l’impression de se confronter à un bloc. Rien de bien méchant, en somme, la musique fait son office et se montre motivante et accrocheuse, au point de faire oublier les quelques points faibles et une linéarité brisée qu’à trop peu de reprises, alors qu’à chaque fois, c’est une source de plaisir auditif.

Avec ce second album, SCORPION CHILD confirme les bonnes intentions déjà relevé sur l’opus éponyme. On y trouve plus de maîtrise, moins d’hommages parfois trop appuyés aux gloires des ’70, quitte à perdre un peu en contraste. On tient là un groupe qui risque de faire beaucoup parler de lui dans les années qui viennent, à condition d’être capable de garder le cap et de ne pas sombrer corps et âme suite à un faux pas. "Acid Roulette" est un très bon disque, énergique et séduisant, qui ne demande qu’une chose : qu’on lui laisse sa chance. Vous savez ce qu’il vous reste à faire !

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   DARK BEAGLE

 
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- Aryn Jonathan Black (chant)
- Christopher Jay Cowart (guitare)
- Alec Padron (basse)
- Jon Rice (batterie)
- Aj Vincent (claviers)


1. She Sings, I Kill
2. Reaper's Danse
3. My Woman In Black
4. Acid Roulette
5. Winter Side Of Deranged
6. Seance
7. Twilight Coven
8. Survives
9. Blind Man's Shine
10. Moon Tension
11. Tower Grove
12. I Might Be Your Man
13. Addictions



             



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