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- Membre : Aerosmith
- Style + Membre : Alice Cooper

HOLLYWOOD VAMPIRES - Hollywood Vampires (2015)
Par DARK BEAGLE le 10 Juin 2016          Consultée 2075 fois

Imaginez un club composé de rock-stars qui vont se bourrer la gueule. Vous objecterez tout de suite que jusque-là, il n’y a rien de bien étonnant et que si je vous avais dit que le but était de déguster toutes les variétés d’eaux de la Roumanie, vous ne m’auriez jamais cru. Bon, revenons-en à nos moutons. Ce club, donc, serait formé par une étoile montante de la scène américaine, un dénommé Vincent Furnier, qui officiait sous un pseudo. Et ce drôle d’individu aurait eu des amis assez farfelus pour le suivre dans cette folle idée. Faut dire, quand on a un vice-président nommé Keith Moon (THE WHO), on peut spéculer sur le côté haut perché.

Bref, vous l’aurez compris, Alice Cooper avait eu une idée qui allait faire son chemin, de nombreux le suivront dans ce délire, comme Ringo Starr, Harry Nilsson, et le club connaîtra des membres honoraires prestigieux comme John Lennon, Keith Emerson (ELP), Marc Bolan (T-REX) ou encore John Belushi. Vous commencez à voir un peu le topo ? Le Coop’ en a vu partir quelques un sous d’autres cieux et le Hollywood Vampires aura vécu.

Des décennies plus tard, Alice Cooper et Johnny Depp (oui, me demandez pas pourquoi, mais quand il y a des morts et un bar, il n’est jamais loin, remember River Phoenix), ainsi que Joe Perry (AEROSMITH) décident de rendre hommage à ces disparus suite à différents abus et forment une espèce de super groupe qui reprend le nom de ce club, le HOLLYWOOD VAMPIRES.

Et le souci avec les super groupes, c’est que derrière les noms ronflants, se cache souvent du vide. Et tant pis pour le suspens, vous avez déjà vu la note après tout : HOLLYWOOD VAMPIRE ne remplit pas toutes ses promesses, loin de là, malgré un casting quatre étoiles. Le problème étant que sous cet aspect d’hommage aux potes défunts se cache un disque à la nostalgie quelque peu malsaine, un brin brouillon et souvent lourdingue.

Composé de quatorze titres, nous comptons onze reprises et trois compositions originales sur cet album, dont une introduction sur laquelle la voix magistrale de Sir Christopher Lee vient nous faire frissonner. Il s’agit d’ailleurs là de son dernier enregistrement, avant sa disparition. Mais qui d’autre, sinon celui qui incarna Dracula plus d’une dizaine de fois, pour assurer la narration sur un disque de HOLLYWOOD VAMPIRES ?

Attardons-nous sur les reprises. Si certains efforts ont été faits pour les rendre attrayantes, nombreuses sont celles qui pêchent par manque d’originalité. Prenons par exemple le "My Generation" des WHO. A la base, le titre est génial, dans sa vision nihiliste du rock, cette absence de concession quasi punk. Là, on se retrouve face à un morceau bateau, voire agaçant dans son exécution, sans la moindre finesse. On pourra dire la même chose de "Cold Turkey" ou de "Itchycoo Park", qui s’oublient presque aussitôt écoutées. Quant à "School’s Out", l’incrustation du "Another Brick In The Wall Part II" de PINK FLOYD ne surprendra pas ceux qui connaissent bien le Coop’, il l’interprète ainsi depuis un petit moment sur scène.

Puis il y a ces passages plus inspirés, où au moins le groupe se déchire quelque peu pour proposer quelque chose de différent. Ou au moins de sympa. Il y a par exemple cette version étrange et intrigante du "Whole Lotta Love" de LED ZEPPELIN, ou encore l’endiablé "One/Jump Into The Fire" de HARRY NILSSON, qui sort indéniablement du lot. Le reste oscille entre l’honnête et le formaté, cela manque cruellement de couilles. Les couilles d’aller plus loin que l’hommage finalement stérile aux potes tombés, les couilles de s’approprier des titres souvent très connus et de sortir du rang, de sublimer des standards.

Quant aux compositions originales… "Raise The Dead" n’est pas un bon morceau, il manque de souffle, la guitare est pataude. Le refrain parvient à faire illusion, mais ne sauve pas la chanson du marasme dans laquelle elle s’enfonce. En revanche, "My Dead Drunk Friends" termine l’album sur une note positive. Cela ressemble à une chanson à boire, aux relents ’70 agréables, où l’on retrouve un Alice Cooper cabochard, ce qui lui réussit plutôt bien.

Mais voilà, il a fallu se fader tout le disque avant d’arriver là, avec un peu plus de bas que de hauts. Les morceaux ici repris n’ont pas été dépoussiérés. La plupart des originaux vivent encore très bien aujourd’hui. Non. La prod moderne n’apporte rien, la technologie a été l’ennemi de ces titres ayant traversé le temps. Le son est trop lisse, trop froid, il ne convient pas à ces vieux standards et les relents ’70 manquent cruellement au final.

On s’amusera néanmoins des interventions de certains invités, comme Brian Johnson, qui vient miauler à deux reprises sans que cela ne passe mal, ou celle de Sir Paul McCartney qui ne peut s’empêcher de s’imposer un brin trop (mais c’est aussi pour ça qu’on l’aime bien le vieux : il fait toujours tout mine de rien, on ne se méfie pas de lui). Quant à Johnny Depp, il restera toujours meilleur acteur que guitariste, il a tendance à alourdir assez inutilement les morceaux joués ici.

HOLLYWOOD VAMPIRES manque le coche et sert une merguez à demi cuite quand le couscous aurait pu être royal (ça veut absolument rien dire, mais on s’en fout, du moment que vous pigez l’idée. Vous la pigez, hein ?). Finalement, c’est un assemblage de noms un peu ronflants qui accouche d’un disque assez convenu, qui risque fort d’avoir une durée de vie assez courte. En attendant un véritable nouvel album de ALICE COOPER.

Note réelle, 1,5/5, arrondie généreusement à 2.

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   DARK BEAGLE

 
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- Alice Cooper (chant, harmonica)
- Johnny Depp (guitare, chant)
- Tommy Henriksen (guitare, claviers, chant)
- Bruce Witkin (guitare, basse, claviers)
- Glen Sobel (batterie)
- Sir Christopher Lee (narration)
- Brian Johnson (chant)
- Perry Farrel (chant)
- Sir Paul Mccartney (basse, piano, chant)
- Charlie Judge (claviers)
- Justin Cortelyou (claviers)
- Bob Ezrin (claviers)
- Orianthi (guitare)
- Joe Perry (guitare)
- Joe Walsh (guitare)
- Robby Krieger (guitare)
- Slash (guitare)
- Kip Winger (basse, chant)
- Dennis Dunaway (basse)
- Zak Starkey (batterie)
- Abe Laboriel Jr (batterie)
- Dave Grohl (batterie)
- Neal Smith (batterie)


1. The Last Vampire
2. Raise The Dead
3. My Generation (the Who)
4. Whole Lotta Love (led Zeppelin)
5. I Got A Line On You (spirit)
6. Five To One/break On Through (to The Other Side) (
7. One/jump Into The Fire (harry Nilsson)
8. Come And Get It (badfinger)
9. Jeepster (t-rex)
10. Cold Turkey (plastic Ono Band)
11. Manic Depression (the Jimi Hendrix Experience)
12. Itchycoo Park (small Faces)
13. School's Out/another Brick In The Wall Part Ii (al
14. My Dead Drunk Friends



             



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