Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  STUDIO

Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Membre : Ross The Boss, Saltatio Mortis, Lord Vigo

HAMMER KING - Kingdom Of The Hammer King (2015)
Par GEGERS le 28 Mai 2015          Consultée 1961 fois

Le metalleux-type, si l'on en croit les diverses études, de plus en plus à la mode dans les cursus universitaires typés sociologie, est généralement une personne instruite, ayant effectué de longues études, et assumant un emploi qualifié. Bien, nous ne sommes globalement pas des cons. Il faut dire que, intelligence mise à part, assumer sa passion pour le Metal requiert une bonne dose de curiosité et de persévérance, le genre n'étant pas (et c'est tant mieux) de ceux qui vous tombent tout cuit dans l'oreille lorsque vous branchez l'auto-radio sur RTL 2.

Instruit donc. Pas forcément littéraire, c'est un fait, mais nombreux sont ceux à apprécier un bon bouquin de temps en temps. En bref, nous sommes pour la plupart capable d'aligner dix mots sans avoir l'impression d'avoir usé tout notre vocabulaire. Je précise "pour la plupart", car cela ne semble pas être le cas de nouveaux venus sur la scène Heavy traditionnel que sont les Allemands de HAMMER KING (à note que le groupe prétend, pour une raison obscure - passion pour Louis de Funès ? - être originaire de Saint-Tropez). Le combo, porté par d'ex-membres de IVORY NIGHT, SALTATIO MORTIS ou ROSS THE BOSS, a développé un concept ô combien audacieux. Il est question d'un roi, donc, qui a un marteau, très gros, qui doit sans doute faire très mal. Un marteau similaire à celui de Thor, mais tout de même différent, sinon il est évident que le groupe aurait renforcé son imagerie Viking, histoire de pousser encore plus loin dans l'originalité. Ce roi, c'est une évidence, vit dans un royaume. "Le Royaume du Roi au Marteau". Voila. Tout est dit. Avec ce concept torché en deux phrases sur une feuille de PQ premier prix, HAMMER KING développe ses morceaux, dont cinq (sur les dix que contient l'album) utilisent dans leur titre le mot "Hammer", "King", voire (audace !) les deux. Fans de Bernard Pivot, passez votre chemin. Fans de Marc Levy, vous pouvez continuer la lecture.

Il faut reconnaître que cette tendance à la facilité textuelle a le mérite de poser très rapidement les bases de la musique proposée par les Allemands. Le Heavy du groupe galope, façon MAIDEN, se fait "larger than life", façon MANOWAR, propose des chœurs et des mélodies imparables, façon HAMMERFALL. Les fondamentaux sont là, mais, et c'est ici que réside la force principale du groupe, HAMMER KING parvient à s'affranchir de ces glorieuses références pour proposer une musique qui, à défaut d'être personnelle, convainc de manière intrinsèque. Servi par une production "claire" (alors que l'on parle de "loudness war" à tour de bras, voici bien un son parfait, qui permet de distinguer aisément l'ensemble des instruments, à fort ou faible volume), le groupe construit des titres "bombastic" et immédiats qui ne souffrent d'aucune faiblesse. Ce constat est particulièrement vrai pour les titres les plus enlevés, tels que "I Am The King" ou "I Am The Hammer King" (avez-vous trouvé la différence ?), qui bien portés par une énergie de tous les instants et ces harmonies de guitares parfaitement exécutés, ne laissent ni au doute ni à l'ennui le temps de s'installer.

L’agressivité d'un "Blood Angels" nous renvoie directement dans les années 80, âge d'or de la NWOBHM et décennie dans laquelle HAMMER KING puise évidemment l'essentiel de sa substance. Le chant, plutôt aigu, participe à renforcer ce côté passéiste qui évite néanmoins l'écueil de la nostalgie mal placée. Les titres mid-tempo, peu nombreux, se font légèrement moins convaincants, le groupe donnant l'impression d'avoir besoin de transmettre une certaine urgence pour se faire réellement intéressant. L'extrême soin apporté aux refrains donne néanmoins un motif de satisfaction que l'on retrouve sur l'ensemble des titres, et même sur le final, épique, porté par les 7 minutes d'un "Glory To The Hammer King" qui évoque autant MAIDEN que GRAVE DIGGER.

La pauvreté textuelle de HAMMER KING cache, et c'est tant mieux, un album très inspiré, duquel transpire une réelle authenticité et un talent évident pour la construction de titres marquants et percutants. Si il est évident que vous possédez déjà un album du même type dans votre discothèque, la qualité de la production, des refrains et des lignes de guitare devrait vous convaincre de jeter une oreille sur ce premier effort d'un groupe qui maîtrise déjà fort bien son propos. A écouter en lisant un bon bouquin ?

A lire aussi en HEAVY METAL par GEGERS :


POWERWOLF
Blood Of The Saints (2011)
Les démons de minuit

(+ 1 kro-express)



THOMSEN
Unbroken (2014)
Le pachyderme et la libellule


Marquez et partagez




 
   GEGERS

 
  N/A



- Titan Fox (chant, guitare)
- Gino Wilde (guitare)
- K.k. Basement (basse)
- Dolph A. Macallan (batterie)


1. I) Kingdom Of The Hammer King
2. I Am The King
3. Aderlass; The Blood Of Sacrifice
4. Chancellor Of Glory
5. Ii) I Am The Hammer King
6. Blood Angels
7. Visions Of A Healed World
8. Figure In The Black
9. We Are The Hammer
10. Iii) Glory To The Hammer King



             



1999 - 2020 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod