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SOLEFALD - World Metal. Kosmopolis Sud (2015)
Par MEFISTO le 8 Mars 2015          Consultée 6128 fois

Les fans de SOLEFALD ont une chose en commun : l'ouverture d'esprit. Avides de nouveauté et de prises de risques, d'avant-gardisme diront certains, ils savent que les Norvégiens vont constamment essayer de repousser les limites en flirtant au bord des frontières métalliques. Aimer SOLEFALD, c'est se laisser transporter ailleurs. Pas nécessairement plus loin, car la substance en évolution que produit le duo ne fait pas consensus et ne fera sûrement pas date dans les annales de notre passionnante musique. On peut être certain par contre que voyager sur les ailes de SOLEFALD nous permet d'explorer des terres peu défrichées, des sols appartenant à d'autres univers, qui s'imbriquent curieusement dans ce Metal en fusion.

Il en a toujours été ainsi avec SOLEFALD. C'est sa mission et il n'en déroge pas. Les suiveurs de la première heure par contre ont eu une surprise avec "Norron", car même s'il recelait d'expérimentations et de belles curiosités, il plaisait aussi aux néophytes, qui retrouvaient des riffs et mélodies taillées sur mesure pour le grand public. SOLEFALD avait choisi de briser un chouia sa cuirasse pour laisser entrer un vent chaud. Avec "World Metal", il referme la béante brèche en ne laissant qu'une mince lézarde dans laquelle les plus courageux s'aventureront.

En refermant la porte sur les doigts des enthousiastes de "Norron", SOLEFALD effectue un léger retour en arrière. Pas qualitativement par contre, les Norvégiens exhibent l'équivalent en frais de contenant ; la prod' est au poil, les compos sont encore touffues et variées. Là où ça devient "anecdotique" pour moi, et ce sera sans doute le cas pour plusieurs d'entre vous, est que le son plus vintage qu'emploie ici le groupe se marie drôlement aux rythmiques des musiques du monde (comprendre "venant de l'hémisphère sud") qu'emploient Lars et Cornelius. Ce qui vient encore plus trancher avec le E.P "Norrønasongen. Kosmopolis Nord", sorti l'an dernier, qui était teinté d'influences nordiques évidentes et plus traditionnelles.

Là, on quitte les rivages enneigés pour les plages de sable chaud, les clubs enfiévrés où les soiffards font la bringue toute la nuit, on plonge au cœur du continent noir, on se laisse brûler par le Dieu Soleil, on fait un détour capitaliste par l'Amérique, etc. Un périple étonnant, envoûtant, atypique dans la forme, mais pas tant dans le fond, car SOLEFALD a toujours aimé analyser ou critiquer les sociétés auxquelles il s'intéresse. L'hétérogénéité de l'album ne devrait donc pas nous faire sursauter ; l'hémisphère sud s'avère un terrain de jeu immense et les Norvégiens en profitent.

Guitares tranchantes, alternance entre chant clair et rageur, chœurs épiques, bidouillages clinquants, passages planants et poignants, le duo de diablotins conserve ses atouts qu'on apprécie tant. Ajoutez à cela des beats dansants qu'on imagine sans problème jouer dans une discothèque pour faire se défouler les clubers, des délires tribaux (contrôlés) tels que "Bububu Bad Beuys" (j'ai instinctivement pensé à "Roots" de SEPULTURA) ou "Le Soleil", une instru vaporeuse en clôture – "Oslo Melancholy" – qui boucle la boucle entamée avec "Kosmopolis Nord"… Les amateurs du SOLEFALD plus "classique" et de formations telles que BORKNAGAR ou VINTERSORG se délecteront de pièces telles que "The Germanic Entity" et "Future Universal Stories", alors que les inconditionnels de Metal arabique adoreront les élans exotiques sur le duo indissociable "2011, Or A Knight Of The Fail" - "String The Bow Of Sorrow", véritable condensé des meilleures idées du disque. La tracklist est donc savamment construite, une qualité essentielle d'un disque réussi, et permet de conserver l'attention de l'auditeur et surtout, l'effet de surprise.

Un album qui se laisse difficilement apprivoiser, une coche en-dessous d'un "Norron" plus charnu, mais qui au final représente un autre point d'exclamation dans la disco des Norvégiens. J'accolerais peut-être un petit point d'interrogation à cette exclamation, question de marquer le coup… SOLEFALD fait autant danser que secouer la tête sur ce "World Metal", ratisse large et arrive à intéresser toutes les chapelles avec au moins un morceau de cet arc-en-ciel ensoleillé. C'est déjà là un petit exploit… réédité.

Podium : (or) "2011, Or A Knight Of The Fail" – "String The Bow Of Sorrow", (argent) "Le Soleil", (bronze) "World Music With Black Edges".

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- Lars Are Nedland (batterie, synthé, chant)
- Cornelius Jakhelln (basse, chant)


1. World Music With Black Edges
2. The Germanic Entity
3. Bububu Bad Beuys
4. Future Universal Histories
5. Le Soleil
6. 2011, Or A Knight Of The Fail
7. String The Bow Of Sorrow
8. Oslo Melancholy



             



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