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NIRVANA - Nevermind (1991)
Par CHAPOUK le 5 Mars 2014          Consultée 4927 fois

Même pas besoin de présenter cet album, tout le monde le connaît, il a engendré le Grunge et a été élevé au rang de mythe depuis des années, conquérant aussi bien le cœur des rockeurs que les radios et Top 50. Pourtant si Kurt était encore là ça le ferait sûrement bien chier de voir tout ce foin autour de sa musique, de voir également un tas de fans éperdus qui, quelles que soient les années et leurs âges, restent pour la plupart des adulateurs du petit blondinet. Plutôt ironique quand on sait que le personnage refusait la gloire et crachait sur le succès… "Nevermind", ou rien à foutre si on traduit littéralement, voilà qui représente bien NIRVANA, sa musique et son état d’esprit !

Dès les premières notes de gratte de "Smells Like Teen Spirit", on sent l’envie de tout casser des trois furieux. Un cri du cœur, ou plutôt un vomi direct, sur leur génération mollassonne et désintéressée de tout. Qui n’a jamais bondi comme un dingue en hurlant le refrain comme un dératé en entendant cette chanson ? Personne j’imagine car c’est un putain de défouloir ! Pour le coup tu la sens bien la haine et la rage, primaire, tout comme la musique d’ailleurs.

Car oui, j’aurais peut-être dû commencer par-là, ce disque n’est pas élaboré du tout, techniquement les trois jeunes sont médiocres, les soli sont parfois dissonants mais : rien à foutre ! On assiste ici à un renouveau du « No Future », c’est ce que Cobain a pris au Punk et ça se ressent. Pas seulement dans son attitude de misanthrope–déprimé–paranoïaque-toxico, on peut aussi l’entendre dans "Territorial Pissings", "Stay Away" ou "Breed" ! Le premier est un morceau où on ne comprend pas grand-chose, mais qui fait terriblement du bien lui aussi ; des grattes ultra saturées, un beat Punk et une ligne de chant agressive qui se transforme en hurlements décousus sur la fin. Et la recette est à peu près la même pour "Stay Away" et "Breed" si ce n’est qu’ils sont légèrement moins chaotiques au niveau de la composition musicale.

Mais NIRVANA ce n’est pas que de la musique pour « rebelles pogoteurs ». Kurt le disait lui-même il voulait jouer de tout, aussi bien de la Pop sucrée et naïve qui prouvait qu’il était heureux, que du Punk ravageur, que du Heavy. Pour ce qui est du Heavy, "In Bloom" en témoigne assez bien, toujours avec le son crado du groupe ; c’est un riff lourd et lent qui rappelle les influences BLACK SABBATHiennes de Cobain quand il était jeune. Pour la Pop c’est encore plus flagrant, "Come As You Are" est aux côtés de "Smells Like Teen Spirit" le titre-phare du groupe ! Son succès n’est pas très étonnant, son côté Rock gentillet avec une boucle d’arpèges (que tout guitariste débutant a joué, la larme à l’œil, fier de son succès naissant, en se prenant pour une rock star devant un public déchaîné de peluches dans sa chambre) et très peu de saturation y est à mon avis pour beaucoup. Idem pour "Lithium", la recette est la même. Personnellement ce qui me plaira toujours dans cette chanson c’est le « I’m so happy » que Cobain lance en guise de premier couplet sur un ton dépressif.

En parlant de dépression, dans un registre beaucoup moins joyeux on trouve "Polly", chanson tout en acoustique, à la ligne de chant accrocheuse, sauf que si l’on traduit les paroles on se retrouve face à une chronique sur le viol (un thème qui aura pas mal traumatisé et travaillé Kurt). Et que dire de "Something In The Way" ? La plus calme, la plus hypnotique et la plus dérangeante de l’album… Une boucle d’accords à la guitare soutenue par un violoncelle et une batterie plus que mid-tempo. Je mets au défi quiconque de l’écouter en entier et de ne pas chopper un cafard monstrueux après ça ! Ce n’est pas un hymne au suicide mais presque ! Une chanson sur le mal de vivre et les années d’errances du chanteur : la légende voudrait que la chanson ait été composée sur une guitare désaccordée (voilà pourquoi les accords sonnent bizarrement) sous un pont (explication du titre) pendant une fugue du jeune Kurt. Et enfin le skeud se termine dans un capharnaüm total "Endless, Nameless". Des cris, de la saturation, des cris, de la saturation, des cris… Quelques accords audibles et c’est reparti pour le chaos. Tout le monde fait un peu ce qu’il veut, et puis même si ce n’est pas très supportable à l’écoute, « Nevermind », c’est ça l’esprit Punk, c’est ça NIRVANA…

Malgré un énorme succès il faut reconnaître que non cet album est loin d’être un chef d’œuvre musical. Mais c’est sa simplicité, ces mélodies minimalistes, ce son brut, voire dégueulasse qui fait sa sincérité. Et c’est le plus important (oui enfin je parle pour moi là je dois reconnaître) car c’est comme ça qu’il a été pensé, pas comme une machine à tubes, ni un futur objet de culte. Ce skeud marque l’apogée de NIRVANA mais également la descente de Kurt aux enfers qui ne supportera et ne comprendra jamais l’engouement engendré par ce disque.

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   (6 chroniques)



- Kurt Cobain (chant, guitare)
- Krist Novoselic (basse)
- Dave Grohl (batterie, chant)


1. Smells Like Teen Spirit
2. In Bloom
3. Come As You Are
4. Breed
5. Lithium
6. Polly
7. Territorial Pissings
8. Drain You
9. Lounge Act
10. Stay Away
11. On A Plain
12. Something In The Way
13. Endless, Nameless



             



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