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DEATH TECHNIQUE  |  STUDIO

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PSYCROPTIC - The Isle Of Disenchantment (2001)
Par DARK MORUE le 29 Octobre 2013          Consultée 1822 fois

Suite à de très.
Très.
TRÈS.
NOMBREUSES demandes. Je commence enfin la discographie de PSYCROPTIC.

*Applaudissements*

Oui je sais, merci. Seulement 1 an de retard, j'avais au final juste promis de m'y mettre pour juin dernier, sinon ça va. Parce que bon, ces Australiens c'est quand même pas rien, un gros monstre de la scène Death Technique actuelle, plus rien à prouver, les albums cultes déjà lâchés, une actualité qui tient la route, des prestations live du tonnerre... Bref, en gros ça bute.
Mais on va faire ça chronologiquement. Avant les "Symbols Of Failure" et "Scepter Of The Ancients" qui ont propulsé le combo sur le devant de la scène, il y avait ce premier album, du PSYCROPTIC pur jus mais encore quelque peu hésitant. Et de toute façon, il faut bien commencer quelque part.

Mais déjà, PSYCROPTIC c'est quoi ? C'est le groupe formé autours des frères Haley, guitariste et batteur émérites, dont le niveau de jeu tout simplement grandiose n'est plus à prouver. Et c'est donc tout juste deux ans après la formation du combo que paraît ce "Isle Of Disenchantment", sans la moindre petite démo, auto-produit, distribué par leurs propres moyens, avec une pochette très jolie quand on la regarde de près mais tout simplement à vomir de loin... Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la base du combo est bel et bien présente, reconnaissable mais pas encore parvenue à maturité.
Le premier titre par exemple, supposé être l'hymne de l'album dont on se souviendra toute notre vie, n'est cependant pas forcément le plus convaincant. Le plus brutal pour sûr, rien qu'à voir le blast sur lequel il s'ouvre, mais sonne franchement bas du front la plupart du temps, la très forte densité de la production faisant sonner le tout comme un mélange entre PSYCROPTIC et DEVOURMENT. C'est technique, très technique, rapide, bourré de bons gros riffs, mais... Disons que ce genre d'uppercuts a parfaitement sa place en début d'album, scotche d'office, surprend, mais la suite lui fait de l'ombre. En quelque sorte, c'est le hit direct et franc qu'on retiendra de l'album, son gros défoulement bête et méchant, celui qui fait du bien en concert, mais qui lasse vite.

En effet, passé ce premier missile thermonucléaire qui malgré tout passe bien mais fait craindre un album particulièrement linéaire, on enchaîne sur une superbe "The Sword Of Uncreation" qui lorgne davantage sur la mélodie, commençant lourdement pour très vite se mettre à sautiller, dévoilant les riffs typiques et difficilement imitables du combo ainsi que le jeu particulier de David Haley. S'il n'a ici pas atteint son apogée artistique dont nous parlerons avec les deux opus suivants, cette aisance à caler des parties de cymbales totalement improbables en plus du jeu typiquement Brutal Death fait déjà mouche. Seulement... Seulement la production ne lui rend pas honneur. La double pédale est très difficilement audible, les blasts n'ont aucune pêche, un vrai carnage quand on voit le niveau de l'individu ici masqué... Le reste s'en sort mieux, notamment les guitares qui ont un son plutôt puissant bien que cradingue, et la basse suffisamment présente pour que ce soit noté dans une chronique.

Sinon, à part ça, malgré un bon nombre de morceaux de bravoure irréprochables (le terrible "Netherworld Reality", le titre éponyme rempli de feeling épique ou alors LE morceau de l'album, "Psycrotipath" regroupant tout ce que le combo sait faire en montant petit à petit en puissance avec une lourdeur cataclysmique presque tournée vers le Slam), ce "Isle of Disenchantment" reste quelque peu anecdotique pour qui est familier avec le groupe géniteur. Un très bon album de Death Technique, certes, mais manquant de riffs vraiment cultes, la petite mélodie ou le supplément de furie, quelque chose. Tout est admirablement composé, réfléchi et impulsif à la fois, mais trop retenu. Tout comme le chant, Chalk semblant hésitant peu importe l'intonation prise. On a du growl gras, du hurlé, même que parfois ça gruike, mais dans tous les cas les vocaux semblent timides et n'exploitent pas pleinement leurs capacités, en résulte une perte de puissance et un potentiel de mémorisation très faible...

M'enfin. Pas la peine de cracher dans la soupe. Cet album existe, et il est cool à écouter, et puis bon, sans lui, pas de "Scepter Of The Ancients" hein. Toujours est-il que, malgré son statut de Brutal Death pas assez à fond, aux riffs souvent étonnamment simplistes, un peu brouillon, un tout petit peu garage sur les bords, c'est quand même un sacré pavé. Un bon quota de morceaux bien ficelés dont n'importe quel groupe n'aurait pas pu accoucher, un potentiel énorme révélé, en quelque sorte tout ce qu'on peut imaginer quand on dit "débuts de PSYCROPTIC". Sans surprise pour qui connaît les suivants, bonne porte d'entrée pour le néophyte, on se retrouve au final avec simplement un bon album, mais venant d'un des plus grands groupes de son créneau. Du coup on est sévère par comparaison, mais pas tant que ça non plus par pure objectivité.

Psycroustibat : Des débuts fort bien fichus, mais quand même pas du tout au niveau de la suite...

2,5 qu'on arrondit à 3 parce que c'est la note qu'on aurait refilé au même album sorti par un autre groupe...

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   DARK MORUE

 
  N/A



- Matthew Chalk (chant)
- Joe Haley (guitare)
- Cameron Grant (basse)
- David Haley (batterie)


1. Carnival Of Vulgarity
2. The Sword Of Uncreation
3. Condemend By Discontent
4. Netherworld Reality
5. The Isle Of Disenchantment
6. Of Dull Eyes Bones
7. Psycroptipath
8. Beneath The Ground We Dwell
9. The Labyrinth



             



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