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2021 1 Sermons Of The Sinner
 

- Membre : A New Revenge, Chariot, Charred Walls Of The Damned, Iced Earth, Yngwie Malmsteen
- Style + Membre : Beyond Fear, Cage, Judas Priest, The Three Tremors
 

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KK'S PRIEST - Sermons Of The Sinner (2021)
Par DARK SCHNEIDER le 17 Février 2022          Consultée 678 fois

Manifestement, Kenneth Downing a pris sa décision de quitter JUDAS PRIEST suite à un imbroglio qui reste toujours peu compréhensible, même en dépit de ses explications récentes à ce sujet. Quoiqu'il en soit, il semble le regretter. Le PRIEST c'est sa vie, comment cela pourrait-il en être autrement ? Il a créé le groupe, y a 40 ans passés. Depuis son départ, le parcours de JUDAS PRIEST est fait de bas ("Redeemer Of Souls") et de hauts ("Firepower"), si Ritchie Faulkner est incontestablement la recrue idéale, l'absence de Downing se fait toujours sentir et le groupe fait preuve d'une communication plus qu'hasardeuse à ce sujet. Vexé de n'avoir été appelé pour remplacer le pauvre Glenn Tipton, il semble que Downing ait trouvé là l'évènement déclencheur qui l'a en partie motivé à monter ce groupe et écrire cet album.

Il faut bien reconnaître une chose à KK, à la fin des 2000s si il y en avait bien un qui assurait le show c'était lui, bien plus que les autres membres du PRIEST. On pouvait donc s'attendre à ce que son album soit dynamique et revanchard, et c'est le cas ! Le souci cependant c'est que KK semble avoir complètement oublié que le PRIEST a existé avant "Defenders Of The Faith", manifestement son album préféré tant il est pastiché ici. Il semble aussi évident que les moyens sont un peu minimes, la production étant très standard, à peine au-dessus de n'importe quel petit groupe de la NWOTHM. Bonne idée par contre de rappeler Ripper Owens, le type étant à lui seul un bout d'histoire du PRIEST, même si lui aussi a pris de la bouteille et ne parvient plus à atteindre ses performances d'antan, ce qu'il reconnaît lui même, il n'en reste pas moins qu'il contribue à donner de la consistance à ce line-up.

Downing l'a lui-même déclaré : il s'est mis en mode "écriture automatique" pour composer cet album. Et bon sang, qu'est-ce que ça s'entend ! Il est clair qu'il n'a guère consacré de son temps pour rendre l'ensemble plus subtil et chiadé, tel que pouvait l'être le génial "Nostradamus" en son temps. D'où un album très "dans ta face", qui semble surtout vouloir prouver qu'un type de 70 ans peut faire un album de Heavy direct et agressif. Reste qu'à force de vouloir à tout prix marcher sur les plates bandes du PRIEST, la version KéKé fait parfois dans le grotesque : franchement c'est quoi ces titres de morceaux ? Ce "Wild And Free" qui repompe tout un passage de "Freewheel Burning", et "The Sentinel" avait-il vraiment besoin d'une suite ? Ça manque vraiment de classe.

On s'amusera d'ailleurs avec ces titres parfois très "MANOWAR", pas tout à fait une nouveauté cela dit, en son temps "Monsters Of Rock" était un "Warriors Of The World" avant l'heure. Mais le message est clair, KK'S PRIEST c'est LE METAL. Pigé ? Ce qui n'empêche, malgré tout, d'y déceler quelques influences vintage, il y a clairement du "Born To Be Wild" dans "Brothers Of The Road".

En toute franchise, si on arrive à faire abstraction de tous ces éléments de mauvais goûts, ces facilités, certains screams forcés de Ripper... et bien l'ensemble n'est pas si dégueu. Loin de la même. Le tout s'écoute bien, y a du refrain, du riff, des breaks mélodiques bien intégrés, ce n'est jamais surchargé, je n'entends rien de vraiment mauvais en dehors des clins d'œil trop appuyés. Le long titre épique "Metal Through And Through" est même très réussi, de même que "Return Of The Sentinel" finalement. Downing nous rappelle souvent quel soliste singulier il est, lui qui a tant influencé le milieu Thrash Metal notamment avec ses nombreuses dissonances, ses coups de vibratos décomplexés. Tout cela manque juste d'un vrai producteur qui aurait dit à Downing que ce n'était peut-être pas une bonne idée de se complaire autant dans un fan-service bas de plafond. Mais sinon le potentiel il est là. En écoutant ce disque je ne peux m'empêcher de me dire que Downing pourrait toujours apporter de bonnes choses s'il travaillait avec le PRIEST, le vrai.

Ne déconnons pas, "Sermons Of The Sinner" est bien loin d'atteindre le niveau de "Firepower", moins varié, moins chiadé, sans réelle originalité. Ça ne veut pas dire qu'il est inintéressant pour autant, son côté plus agressif et rugueux saura en satisfaire plus d'un. Un bon disque de Heavy, ça oui. Comme l'était en leur temps les albums solo d'HALFORD, qui eux non plus n'égalaient pas le meilleur du PRIEST. Quoiqu'il en soit, moi je signe de suite pour un nouvel album.

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   JEFF KANJI

 
   DARK SCHNEIDER

 
   (2 chroniques)



- Tim 'Ripper' Owens (chant)
- A.j. Mills (guitare)
- Kk Downing (guitare)
- Tony Newton (basse)
- Sean Elg (batterie)


1. Incarnation
2. Hellfire Thunderbolt
3. Sermons Of The Sinner
4. Sacerdote Y Diablo
5. Raise Your Fists
6. Brothers Of The Road
7. Metal Through And Through
8. Wild And Free
9. Hail For The Priest
10. Return Of The Sentinel



             



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