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METAL JAZZY/EXPERIMENTAL  |  STUDIO

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- Style : Akphaezya, 6:33
- Membre : Therion
 

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DIABLO SWING ORCHESTRA - Pandora's Piñata (2012)
Par VOLTHORD le 28 Novembre 2012          Consultée 3886 fois

Comment récupérer après l’ouragan de bonheur métallique qu’était "Sing Along Songs For The Damned & Delirious" ("SASDD") ? Comment espérer mieux d’un groupe qui semblait en un album avoir ratiboisé toutes ses possibilités ou presque et élevé sa formule en exemple d’excellence de ce que devrait toujours être le Metal dans sa forme la plus novatrice et hétéroclite ?

"Pandora’s Piñata" était attendu à l’angle mort du manège fou dans lequel le groupe nous avait coincé, et on risquait forcément d’être un peu déçu. Et pour cause, DIABLO SWING ORCHESTRA s’empâte dans son élan et préfère se vautrer dans les barrières de sécurité plutôt que de s’engager pleinement dans une folie instrumentale complète qui ne pouvait être que la seule suite efficace à SASDD.

Pourtant, "Voodoo Mon Amour", qui préfigurait la sortie de l’album, était un titre absolument catchy, avec des parties rythmiques saisissantes et un refrain qu’on pouvait attraper en vol et remâcher à la pause café. Même si le titre semblait peu novateur, il avait au moins le mérite de montrer un DSO toujours énergique et bien fignolé. On trouvera le même bonheur mais également les mêmes limitations dans le second titre marquant du début d'album :"Black Box Messiah".

Mais un DSO minimisé n'a plus vraiment un goût de reviens-y. Pire, on ne ressent plus cet élan créatif démesuré si caractéristique du travail des Suédois. Il semble manquer une part de conviction aux nouvelles compositions. Le théâtre, l’excès burlesque manquent à l’appel, et sont remplacés par plus de mauvais sentiments et de rondeurs inassumées, engloutis dans un gimmick jazzy-kitsch qui en oublie sa raison d'être. DSO tombe dans un romantisme parfois un peu pâteux, jusqu’à nous servir du lyrisme de base sans grande surprise : on pensera à un "Kevlar Sweethearts" mollasson, au mauvais "Aurora" et à ce "Justice of Saint Mary", qui après 7 minutes à traînasser dans la guimauve, deviens juste complètement n’importe quoi dans un délire VENETIAN SNARES-ien qui aurait pu certainement me plaire s’il avait été amené d’une manière un tant soit peu subtile.

Et même quand on sent une bouffée de chaleur orientalisante sur "Mass Rapture", on a déjà l’impression en 2 minutes d’avoir fait le tour de l’idée, relégué au même gage de qualité qu’une danse du ventre dans un spot de pub, un traitement de surface qui revient vite sur de la trompetaille de fête foraine. Autre exemple de bonne idée qui tombe à l’eau, cet "Exit Strategy Of A Wrecking Ball" et son côté carnaval plaintif qui aurait pu être clairement pertinent et jouer sur les contrastes jusqu’au bout. Mais non, les violons lancinants et la voix chevrotante sont les mêmes du début à la fin, on s’emmerde presque alors que le morceau dure qu’une demi-douzaine de minutes.
Et même quand DSO semble me servir exactement ce que je lui demande, avec ce "Of Mali Ma Calibre" détonant, voguant entre la marche funèbre et la grandiloquence lyrique caractéristique du précédent album. Même là, les différents éléments semblent trop peu mélangés et ne créent jamais la symbiose jouissive qui pouvait ressortir de titres comme "Stratosphere Serenade" ou "A Rancid Romance" (par exemple, pourquoi ne pas avoir créé une petite montée métallique dans le second couplet et se contenter à la place d’un copier coller de la structure du premier couplet ? Oui, cette parenthèse symbolise ma frustration.).

On ne retournera pas si souvent sur cet album, qui paradoxalement me semble tout de même recommandable pour les non initiés du groupe. Pour les autres, ce sera peut-être une petite déception, peut-être une grosse, ou peut-être juste l’acceptation qu’on ne peut pas toujours demander la lune, même à des génies de Suédois.
DSO s’est donc un peu dégonflé comme un pauvre ballon rempli à l’hélium, qui est allé un peu trop haut dans le ciel. Heureusement, il y a ces petits bouts de papiers au bout de la ficelle, comme un signe optimiste que rien n’est jamais vraiment perdu… ça, certainement pas.

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- Annlouice Loegdlund (chant)
- Daniel Håkansson (guitare, chant)
- Pontus Mantefors (guitare)
- Andy Johansson (basse)
- Petter Karlsson (batterie)
- Johannes Bergion (violoncelle)
- Martin Isaksson (trompette)
- Daniel Hedin (trombone)


1. Voodoo Mon Amour
2. Guerrilla Laments
3. Kevlar Sweethearts
4. How To Organize A Lynch Mob
5. Black Box Messiah
6. Exit Strategy Of A Wrecking Ball
7. Aurora
8. Mass Rapture
9. Honey Trap Aftermath
10. Of Kali Ma Calibre
11. Justice For Saint Mary



             



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