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PYRACANDA - Two Sides Of A Coin (1990)
Par CANARD WC le 2 Octobre 2012          Consultée 2895 fois

Le problème avec le Thrash antique des mondes engloutis, c’est qu’il y a toujours un truc qui merde. Sinon ça se saurait tant il est vrai que tous les « excellents » albums de Thrash ont depuis longtemps été tous étiquetés, notés, jaugés et estimés par tout un tas de tarés internationaux dans mon style. L’inverse est aussi vrai : pour chaque album de Thrash de la glorieuse période (1983 – 1993), vous trouverez toujours un loulou qui s’est répandu en éloges orgiaques et déconcertants comme quoi l’album en question est je-ne-sais-quel soldat inconnu oublié injustement bla bla. Mon cul, oui. La nature fait bien les choses. L’immense majorité des albums de Thrash inconnus au bataillon méritent tout simplement leur vil anonymat ; anonymat dont je tente trop souvent, plus par maniaquerie que par plaisir, de les extirper. Cette phrase est bizarre, mais elle est française alors faites pas chier. Quand les compos tuent, le riff est faiblard. Quand la section rythmique arrache tout, c’est le chanteur qui nous casse les oreilles ou tout simplement la production en dessous de tout. Mais si « tout va bien », ne vous faites pas d’illusion, c’est que vous avez à faire à un standard du genre qui a déjà été catalogué il y a fort longtemps dans une galaxie très lointaine.

D’où la question suivante :

« Si ton Thrash est si balisé que ça, Canard, quel est dont ta plus-value pour le site si à chaque fois que tu chroniques c’est juste pour nous confirmer que c’est du caca ton album ? »

C’est une question très pertinente.

Eh bien, je vous répondrai que ma raison de chroniquer trouve son fondement dans ces quelques œuvres dites « soldats inconnus du Thrash » que la poussière et le temps ont injustement recouverts de leur indifférence, des perles que moi je connais mais très certainement pas vous pour la simple et bonne raison que j’ai tellement écouté de Thrash dans ma vie que je pourrais écrire une encyclopédie. C’est bien simple, je me lève le matin en pensant à SLAYER, je me branle ensuite en repensant au METALLICA de jadis, je bois mon café en réfléchissant à un best of d’EXODUS, je prends mon RER en écoutant une vieillerie de D3, je fais ma playlist de la journée en arrivant au taf composée quasi exclusivement de Thrash, ma pause déjeuner est consacrée à l’écoute de nouveautés et le soir j’essaie de lire sur les lèvres de ma blonde pour pas enlever mon casque vu que je suis en train de réfléchir à ma prochaine chronique qui ne manquera pas de vous éblouir.

Comme pour justifier de temps en temps ma prééminence en la matière, je vous lâche au gré de mes humeurs une petite merveille méconnue, histoire de vous rappeler qui est le patron. D’où ce "Two Sides Of A Coin" de PYRACANDA qui voit le jour sur NIME en cette belle journée d’automne 2012 et qui va ensuite pourrir lentement dans notre base de donnée, le hasard alphabétique ayant décidé de l’entourer de PYOGENESIS d’un côté et de PYRAMAZE de l’autre. Mais certains sauront et très peu savent déjà, et c’est à ceux-là que je m’adresse.

Donc PYRACANDA est de ceux là, son "Two Sides" un valeureux album du Thrash perdu. Il mériterait que je mette mon stetson et que je sorte mon fouet pour faire chauffer vos petites fesses de falses pour un nouvel épisode d’Indiana Canard :

(Début du générique)
« [b] TIN TIN TIN NIN NIN NIN [fb] »
(Fin du générique)

Dans cet épisode intitulé « Les deux faces de la pièce », tout va bien. Les riffs sont canons, les rythmiques d’enfer, tempo véloce sur lit de compos inspirées le tout avec de forts relents de Speed Thrash entêtant. Puis, ce millésime 1990 est superbe, trop peut-être. Il expliquerait en partie pourquoi PYRACANDA est passé aux oubliettes… La même année, rien qu’avec "Rust In Peace" et "Seasons In The Abyss", on avait de quoi faire. Cette année-là…

Cette année-là
Le Thrash était magnifique
Et dans mon coin je fredonnais les riffs
De METALLICA
La la la la
Cette année-là

Si, il y a quand même un point sur lequel PYRACANDA se montre un peu plus léger : le chant. C’est du « Old School à chant clair », je précise. Hansi Nefen chante pour de vrai, sans hurlement, plutôt dans les aigus qu’il ponctue de petits cris. Il aurait tout aussi bien pu officier dans n’importe quel sous-JUDAS PRIEST. Comme les lignes de chant ne confinent pas au génie, on dira sobrement que ces deux handicaps liés au chant sont le seul et unique défaut de PYRACANDA qui justifie le 4/5 et certainement pas le 5/5, faut pas déconner.

Mais qu’on se rassure, quand le Metal speed-thrashe si bien, on oublie tout, trop emporté dans cette tourmente, assommé par tant de riffs tous azimuts et tous ces solos qui surgissent de nulle part. chez tout adorateur du vieux MEGADETH, cet album trouvera un écho favorable, garantie sur facture. D’autant qu’à cette virtuosité, vient s’ajouter ce zeste d’épique et colégram et bourre et bourre et ratatam. PYRACANDA a ce fluide « OVERKILLien » juste irrésistible et qui donne envie de serrer le poing. Et je défie n’importe quel lecteur aguerri de ne pas jouir violemment à l’écoute de "Welcome To Crab". Et je ne vous parle pas de "Dreamworld" (qui m’a rappelé "Alison Hell") ou du survolté "Get Infected".

"Two Sides Of A Coin" est riche, inspiré, incroyable et aussi bien foutu qu’Angelina Jolie. Un album qui donne envie d’y croire, envie d’en parler autour de vous, d’en faire une copie à votre facteur, un album qu’on envisage même d’emmener sur une île déserte… à d’autant plus forte raison qu’il est entouré de cette confidentialité délicieuse. Non franchement, vous me remercierez plus tard, vous avez TOUT DE SUITE beaucoup mieux à faire, non ? Symbole de cette "Loser" attitude (un autre titre bien entêtant au passage), PYRACANDA ouvre sur un "Top Gun" au nom aussi ridicule que le titre est le plus « faiblard » de l’album. À croire que le groupe lui-même a choisi de s’entourer de cette intimité cotonneuse que seuls les initiés sauront percer. Mais comme pour tout, il y a ceux qui savent et les autres.

Maintenant, vous savez.

Note : 4,5/5.

Morceaux préférés : presque toutes mais en particulier "Welcome To Crab", "Dremaworld", "Get Infected".

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   CANARD WC

 
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- Dieter Wittbecker (basse)
- Elmar Gehenzig (batterie)
- Dennis Vaupel (guitare)
- Sven Fischer (guitare)
- Hansi Nefen (chant)


1. Top Gun
2. Democratic Terror
3. Delirium Tremens
4. Challenge Cup
5. Rigor Mortis
6. Welcome To Crab
7. Dreamworld (goodbye, Mary Ann)
8. Loser (cd-bonus Track)
9. Don't Get Infected



             



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