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THRASH METAL  |  STUDIO

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- Style : Abattoir

EVILDEAD - Annihilation Of Civilization (1989)
Par CANARD WC le 28 Juin 2011          Consultée 3837 fois

On fait tous comme si de rien n’était, mais on sait que ça va arriver. Ce sera pour nous ou les générations futures, mais bon. Un jour ou l’autre… Avec les problèmes de surpopulation, la pollution, la course à l’armement, sans parler de toutes les maladies qui sont en train de se concocter en vue d’une éventuelle guerre chimique…

Bref.
Forcément.
Un jour, ce sera la fin. La fin du monde, l’Apocalypse, Armageddon, le grand boom… ce que vous voulez.

Donc mon conseil avant que ça pète : commencez dès à présent à stocker de la bouffe, préparez-vous une planque, inscrivez-vous à des cours de survie (1) parce qu’à mon avis c’est pas votre IPAD « Touch mon cul » qui vous aidera à chasser ou faire du feu.

Et c’est pas faute d’avoir été prévenu. De "Mad Max" au "Fléau" du KING ou plus récemment avec "La Route" ou "The Book of Eli" ; cette fin inéluctable se terre dans un coin, elle attend son heure pour mieux vous surprendre tel un crotale sournois (c’est beau ce que j’écris je suis super fier). Il nous manquait à ce florilège « findemondiste », une bande son millénariste avec des tas de riffs, un petit album de Thrash dans le « ton » que j’ai l’honneur de vous « canardiser » par la présente :

Nom de code : EVILDEAD
Programme : Annihilation Of Civilization

On sent tout de suite que ça va pas rigoler, pas vrai ?

En effet, ça rigole pas du tout, ça Speed Thrash même : ça va très vite, sur un rythme effréné même (quasi « Rustinpeacien ») et ça tabasse méchamment façon « SLAYER feat. FORBIDDEN » (oui je suis précis dans mes références). Donc en gros, EVILDEAD vous cloue au mur, vous met des baffes dans la tronche après avoir tailladé vos vêtements et fait les poches. Sont comme ça les mecs d’EVILDEAD. Leur Metal tape dans la gueule, les riffs sont martelés derrière la nuque, la batterie crépite, les soli à peine commencés sont déjà terminés, le tout avec les hurlements de colère dans les oreilles qui vont bien.

Leur Thrash secoue brusquement… et ça fait du bien ! Si si, EVILDEAD fait du bien. Ce Thrash là défoule, il a fondamentalement quelque chose de sain parce que :

1) C’est un peu ce qu’on attend du Thrash quelque part (que ça secoue les puces) ;
2) Il y a de quoi s’indigner sur le fond.

EVILDEAD parle de plein de trucs pas drôles du tout. Quelque part, c’est un peu triste tous ces gens qui se tapent dessus, polluent à qui mieux-mieux. La guerre, c’est moche. La pollution, ça pue. Et tuer des bibiphoques à coup de battes de baseball, franchement c’est révoltant (2) ! EVILDEAD s’indigne donc dans un tourbillon de haine, il se pare de ce Thrash virulent pour asséner autant de claques pédagogiques à son auditeur. On imaginait mal cette fin du monde sur fond de berceuse, alors leur Thrash est impitoyable, intense, acharné par nature. La gravité du sujet et cette honorable prise de conscience donnent à EVILDEAD un regain d’âme à ce tabassage en règle. Le groupe place l’intérêt de ce Thrash super ordinaire un peu plus haut que la moyenne, il saupoudre de sens ce Metal d’honnête facture, ce qui fait qu’on ne parle plus tout à fait de la même chose. De la sympathie que l’on pourrait avoir, on bascule vers une forme de respect.

L’écoute de ce "Annihilation Of Civilization" en devient quasi jouissive. Du titre-éponyme tout en puissance, en passant par le mid-tempo ravageur de "Future Shock" ou de l’accélération inhumaine de "Gone Shooting" ; c’est simplement délicieux. Pas génial pour autant, à une bonne longueur des meilleurs, mais de la très haute deuxième division tout de même. Le genre d’album méconnu, qui ravira tout amateur de Thrash.


En 1989, EVILDEAD se démenait à faire du Thrash sur fond de complexe industriel désaffecté (3). Pendant quelques minutes, le groupe était en symbiose avec le monde : un look et une musique à la mode, un message fort et l’espoir de percer. A menacer le monde de catastrophes à venir, à Thrasher comme de beaux diables en plein chantier, ils étaient beaux, dans « l’air du temps ». HEGEL aurait dit que l’espace d’un instant, ils étaient « der Geist », soit l’esprit du monde, la marche en avant, le Destin concentré en quelques riffs et hurlements. Juste l’espace de quelques secondes et puis s’en va.


Note : 4/5


Morceau préféré : "Annihilation Of Civilization".


(1) http://stages-survie-ceets.org/
(2) Ça donne un peu faim aussi, mais bon.
(3) http://www.youtube.com/watch?v=kPw9JfBgLUk

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   CANARD WC

 
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- Phil Flores (chant)
- Albert Gonzalez (guitare)
- Juan Garcia (guitare)
- Mel Sanchez (basse)
- Rob Alaniz (batterie)


1. F.c.i. / The Awakening
2. Annihilation Of Civilization
3. Living Good
4. Future Shock
5. Holy Trials
6. Gone Shooting
7. Parricide
8. Unauthorized Exploitation
9. B.o.h.i.c.a



             



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