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BLACKENED BRUTAL DEATH  |  STUDIO

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AZARATH - Blasphemer's Maledictions (2011)
Par DARK MORUE le 19 Décembre 2011          Consultée 6375 fois

Pour une raison que je ne saurais pas vraiment expliquer, les Polonais d'AZARATH ont du mal à se faire un nom. Un cas d'école, régulier, abattant un boulot titanesque et disposant d'un très bon retour critique. Mais non, impossible pour eux de percer, semblant condamnés à vivre relégués dans la seconde zone à l'ombre des titans BEHEMOTH, VADER ou DECAPITATED. La preuve : ce "Blasphemer's Maledictions" fut mon tout premier contact avec le groupe, que je ne connaissais auparavant que de réputation !
Mais quand on s'est bouffé une telle claque historique, on ne peut qu'être sûr d'une chose : l'heure de gloire a enfin sonné. Roulements de tambours, trompettes de l'apocalypse, on est parti.

Une chose est certaine, "Blasphemer's Maledictions" marque un tournant. Un changement de taille, conséquence directe de celui du line-up : aux côtés du fou furieux Inferno (comme le monde est petit), qui est désormais le seul membre originel de la formation et l'emblématique Bart à la six-cordes, un nouveau poète du nom de Necrosodom est venu se taper les hurlements décharnés tout en grattouillant tranquillou. Car si l'esthétique et l'ambiance propres au Black Metal ont toujours été une part intégrante du Brutal Death velu du combo, le changement de chanteur est ici soit salvateur soit suicidaire. C'en est pratiquement fini des growls gras, le petit nouveau gueule de manière possédée et glaireuse dans des tons particulièrement haineux. On aurait pu craindre le pire, mais tout fonctionne du feu de Dieu (le méchant hein), et pour rien au monde la forte personnalité du groupe n'en est altérée. On pourrait même parler de transcendance par l'altération cyclique du vortex impie, si on voulait employer des tournures de phrase à la con pour se la péter.

Car AZARATH bétonne plus fort qu'un maçon portugais sous speed, pour ça vous pouvez lui faire confiance ! Bien évidement, une comparaison facile avec BEHEMOTH tombera à un moment ou à un autre. Mais c'est quand même super dur de pas penser au Gang de Nergal tant les riffs ouvrant "Supreme Reign Of Tiamat" transpirent le côté impérieux et conquérant de "Demigod" par tous les pores. Le cas est cependant pratiquement isolé, car seul le feeling épique et profondément malfaisant pourrait de loin rapprocher les deux formations. Ainsi que le batteur bien évidement, dont les prouesses et les pointes de vitesse sont aussi réputées que parfaitement justifiées, et qui signe ici une performance bien plus brutale que dans le géant sus-nommé, pas loin de nous faire éclater la tête comme une pastèque bombardée de rayons gamma.

Ce "Blasphemer's Maldedictions" diffère cependant des productions passées du combo, et également de l'intégralité des productions actuelles, par un discret sens de la mélodie in-your-face qui donne une dimension bien plus subtile et jouissive à cet énorme bloc. Oui, de biens beaux broyeurs effrénés répondent à l'appel ("Holy Possession" en tête, sans oublier le hit absolument jouissif "Crushing Hammer Of The Antichrist" et ses riffs frénétiquement épico-martiaux et fédérateurs), mais la mélodie « insinueuse » est toujours présente. Enfin, au moins dans nos esprits.

Bon sang, comment résister au sommet de l'album "Under The Will Of The Lord", qui fait pour moi partie des plus belles pièces de 2011 ? Une intro presque claire et lumineuse, rompue par un chant totalement possédé dont le hurlement aussi strident que gras se métamorphosera en growl abyssal, avant que tout s'accélère progressivement jusqu'à un final en feu d'artifice qui me fait encore mouiller l'entrejambe rien que d'y penser ? Ou les surprenants breaks ou leads plus mélodiques disséminés ça et là (en vrac "Deathstorms Raid The Earth" et "Firebreath Of Blasphemy And Scorn"). Et il serait également impossible de ne pas mentionner les sublimes soli que notre désormais grand ami Necrosodom nous sert sur pratiquement chaque titre, sachant lier feeling et mélodie spatiales glaciales, Anti-Cosmic qu'on dit pour faire Trve (même si je me suis toujours demandé ce que ça pouvait bien vouloir dire). Ma préférence allant à celui démarrant autour de 2:30 sur le tube "Crushing Hammer Of The Antichrist", totalement dément.

Bon, évidement, si vous écoutez que du Speed Mélo, l'écoute de cet album vous fera toujours l'impression d'un duel à l'épée contre un tractopelle, aucune chance de ressortir en un seul morceau. Massif, surpuissant, le côté mélodique et moins brut de décoffrage qu'auparavant ne change rien au fait qu'écouter AZARATH reste une expérience significativement rude pour les tympans. Certes un peu Melodic Blackened, mais toujours Brutal Death, bien qu'on échappe au sempiternel gros monolithe poli et sans relief. Les Polonais savent distiller une ambiance certaine, sombre, maléfique mais néanmoins classieuse, à l'image de la détonation débutant "Deathstorms Raid The Earth" ou du pavé final "Harvester Of Flames", montant doucement mais sûrement en puissance.

Un nouveau monstre jeté à la face de Deatheux qui ont définitivement carrément de quoi faire en 2011 pour peu qu'ils arrivent à se remettre d'un come-back un peu Too Extreme plus tôt dans l'année. Car si AZARATH reste toujours relégué au rang de second couteau après une telle perle, c'est que profonde injustice il y a. Croyez-moi, on aura l'occasion d'en reparler tant "Blasphemer's Maledictions" semble presque condamné à marquer à jamais la discographie d'un géant sur la pente ascendante, et par là même l'histoire du Brutal Death de la décennie à venir. Et même plus encore.

4,5/5, qui sera pour une fois arrondi au supérieur grâce à un objet absolument magnifique tranchant avec les réalisations toutes noires et blanches précédentes. Et quand le digibook sous cette pochette sublime est à l'avenant avec des couleurs nacrées qui nous feraient croire à un nouveau MASTODON si y'avait pas les photos des membres à côté, moi j’applaudis de toutes mes mains et je n'hésite plus une seconde à lâcher la note parfaite à une perle qui la mérite amplement.

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   DARK MORUE

 
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- Necrosodom (guitare & chant)
- Inferno (batterie)
- Bart (guitare)
- P. (basse)


1. Arising The Black Flame
2. Supreme Reign Of Tiamat
3. Crushing Hammer Of The Antichrist
4. Firebreath Of Blasphemy And Scorn
5. Behold The Satan's Sword
6. Under The Will Of The Lord
7. The Abjection
8. Deathstorms Raid The Earth
9. Lucifer's Rising
10. Holy Possession
11. Harvester Of Flames



             



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