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- Membre : Guns N' Roses, Velvet Revolver

Duff MC KAGAN - Beautiful Disease (1999)
Par ZIONLEEMASTERSEB le 14 Septembre 2011          Consultée 2552 fois

Quelle histoire absurde que celle du second album solo de Duff McKagan. Prévu initialement pour une sortie en 1999, il aura encore fallu que des soucis d’ordre légaux viennent faire interférence dans la distribution de la galette. La cause n’étant rien d’autre à l’époque que la fusion entre les majors Universal et Polygram. Douze ans plus tard, le mal n’est toujours pas réparé et les bandes doivent certainement pourrir dans un quelconque coffre à douze chiffres, attendant patiemment, que le marché du disque se relève. A priori, le père ne jouissant pas des droits, il est impossible à l’intéressé de pouvoir influer dans la balance. Qu’on se le dise, beaucoup de maisons de disques, les plus grosses en l’occurrence, ne font pas de la musique mais du business.

La politique Nightfall est claire sur le sujet, il est formellement interdit aux rédacteurs de s’adonner à la rédaction de disques pirates. La raison étant des plus justes. Média indépendant et désargenté, nous faisons vivre notre passion sans denier et comptons sur la bonne volonté de tout à chacun. Il nous serait impossible en cas de procès de survivre à l’attaque d’une batterie d’avocats. Cependant, par le passé, il m’était déjà arrivé de rédiger la chro d’un album fantôme. Il s’agissait de "The Great Divide" d’UNIDA, un projet de John Garcia (KYUSS, HERMANO) qu’American Recordings avait encore une fois englouti suite à un rachat. Cependant, Mister Garcia vendait au stand de merchandising de ses concerts, l’objet produit sur CD-R, sans illustration aucune. D’où la brèche m’ayant permis de lui donner une visibilité sur Nightfall. Dans le cas présent, la feinte vient de l’existence du disque que Geffen avait officiellement distribué aux professionnels pour sa promotion. La Grâce ayant bien voulu mettre ce précieux collector entre mes mains, je me devais de lui donner une visibilité. Surtout que de l’argent avait été investi dans ce sens. Il y a bien longtemps maintenant, d’accord mais cette injustice flagrante n’avait que trop perduré.

Le premier disque de McKagan, "Believe In Me" avait vu le jour durant une pause musicale de GUNS N’ROSES en 1993. Axl Rose étant plus prolixe à distribuer des mandales à sa femme et aux journalistes qu’à hanter les studios. Un ennui certain se faisait sentir chez les autres musiciens. Duff fût un de ceux qui mirent à profit ces temps de pause. Le commun des mortels ne faisant pas forcement la différence, il est bon de préciser qu’il est le chanteur principal de titres des Gunners comme "It’s So Easy" ou "So Fine", incontournables du genre. Et faut-il le préciser, responsable d’1/5 du talent du groupe. Voici donc, "Beautiful Disease" son second effort studio sous son exclusif nom propre après le split du plus grand groupe de "Rock" dans tout ce que cela peut contenir de démesure. D’un tempérament volontaire, voir hyperactif, le bonhomme prend place derrière chacun des instruments de son disque, s’adjoignant les services des habituels copains, Izzy Stradlin, Matt Sorum et Slash mais aussi de l’(ex ?) mercenaire de la baguette Mike Bordin (FAITH NO MORE, OZZY, JERRY CANTRELL). Derrière les manettes, puisque ne pouvant être difficilement partout, c’est avec Noel Golden (Sammy Hagar) que Duff se partage la tâche tout au long des 13 titres de l’album.

Ayant par la force de la chose débuté la promotion de son disque, Duff déclarait à l’époque que celui-ci était un pur plaisir. Alcoolique repenti, son credo était de se satisfaire des petits plaisirs de la vie et de s’en satisfaire, aussi fugaces soient-ils. Ainsi, les diverses couleurs qui traversent la galette sont totalement assumées. De la fulgurance rock à l’espiègle ballade, en passant par tous les sentiments humains mais également le plaisir de jouer.

S’il existe quelque part une palette pleine de cet objet, je suis prêt à m’endetter pour la posséder. Non pas pour la garder égoïstement mais pour en faire profiter mes semblables. Il existe de vrais fans qui ont encore le culte de l’objet, malgré le téléchargement illégal et ses dérives, il y a fort à parier qu’il existe encore des vieux fans nostalgiques de Duff et des GN’R qui donneraient beaucoup pour avoir l’objet.

Pour ce retour à la liberté, Duff revient aux sources, celles du Punk de ses débuts quand il vivait à Seattle. Comme un gros doigt d’honneur, il balance son classique "Seattle Head" au refrain évocateur "Los Angeles, you're a fuckin whore, Hollywood, you're an open sore". Provocateur et énergique, ce titre se verra repris sur pas moins de trois projets de notre blond ami, LOAD et les NEUROTIC OUTSIDERS. Dans un format plus concis de 2 minutes le mélodique "Who’s To Blame" introduit le poussif "Superman". Dans le registre de la ballade acoustique "Song For Beverly" vient plomber l’ambiance avant le très classic rock "Put You Back" sur lequel Izzy Stradlin s’en donne à cœur joie au Bottleneck. Son gras et refrain court, ce titre aurait pu faire figure de single.

Dans une veine plus énervée, Duff reprend alors deux titres d’Al Bloch, un parfait inconnu, "Shinin' Down" et le très punk "Holiday". Entrecoupés par deux autres titres mid tempo dont le plutôt réussi "Hope" qui malgré tout, tire l’album vers le mainstream. Gros son mais sans saveur "Then And Now" mouline alors que "Rain", ballade un poil surproduite réussie à faire son effet. Le title track, "Beautiful Disease" renoue avec le Punk, seuls des chœurs saugrenus viennent rompre notre entrain. L’album se clôt par le titre "Mezz", que les aficionados de la scène de Seattle connaissent, puisque ce titre fût repris par un autre des éphémères groupes de McKagan, TEN MINUTE WARNING, apparaissant sur l’unique album éponyme du groupe en 1998. Estampillé Punk mais dans une veine perturbée.

"Beautiful Desease" est donc un album en dents de scie, alternant titres punks efficaces et standards potentiels pour radio rock américaine. Toujours un peu fouillis mais plus cohérent que son premier essai "Believe In Me" (1993). Parfois bons mais jamais trop mauvais, ses albums solo sont à l’image du musicien, sympathique.

Note : 3,5/5

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   ZIONLEEMASTERSEB

 
  N/A



- Duff Mckagan (chant, basse, guitare, batterie)
- Mike Bordin (batterie)


1. Seattle Head
2. Who's To Blame
3. Superman
4. Song For Beverly
5. Put You Back
6. Shinin' Down
7. Missing You
8. Hope
9. Holiday
10. Then And Now
11. Rain
12. Beautiful Disease
13. Mezz



             



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