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- Membre : Michael Kiske , Pink Cream 69, Supared, Vanden Plas, Helloween, Magnus Karlsson's Freefall

PLACE VENDOME - Streets Of Fire (2009)
Par METAL le 13 Avril 2009          Consultée 3848 fois

Michael Kiske n.m (lat. nomorum metalum) 1. Chauve germanique poussant la chansonnette. 2. Personne contradictoire - qui revient toujours là où elle ne veut plus être (syn. maso/casse-couilles).

L'avantage avec les "supergroupes" c'est qu'on n'est que rarement surpris : ces magnifiques regroupements de stars nous offrent généralement des albums plaisants (bien que quelconques) et sitôt l'enregistrement terminé, les membres de ces "all star band" s'en retournent vaquer à leurs occupations en sachant pertinemment que l'album sera un petit bide et que de suite, il n'en sera point question… Mais parfois on se trompe.

Mais si l'album est sorti en fin février, c'est pourtant en période de Pâques que j'écris cette chronique et il est clair que Frontiers Records a décidé de ressortir de son placard une belle poule aux œufs d'or à même de divertir les amateurs d'Hard FM… Toutefois, Pâques comporte ses traditions, dont la fameuse chasse aux chocolats dans le jardin boueux. Votre mission sera donc de retrouver les bons titres du disque tout en zappant les inutiles et en évitant de marcher dans le gros tas de mièvre général de l'album (ou alors du pied gauche, ça porte bonheur).

Tout d'abord, petits rappels pour les faignants ne désirant pas se taper la chronique de l'album éponyme :
PLACE VENDOME c'est trois gars de PINK CREAM 69 : Dennis Ward (basse), Uwe Reitenauer (guitare), Kosta Zafiriou (batterie) + un mec de VANDEN PLAS : Günther Werno (claviers)… Soit quatre musiciens de talent mais dont tout le monde se moque ici. Car la star du groupe c'est Michael Kiske, ancien chanteur d'HELLOWEEN qui profite de ce supergroupe pour relancer sa misérable carrière solo et qui permet surtout à PLACE VENDOME de devenir "banquable".

Toutefois, la donne est un peu différente sur ce deuxième effort studio. Car si les compositions du premier disque étaient majoritairement l'œuvre de Dennis Ward et Alfred Koffler (également de PC69 mais ne jouant pas sur l'album… Oui, c'était un peu le PINK "cocu" CREAM 69 du premier disque), les titres ont cette fois ci été laissés aux soins de divers artistes signés chez Frontiers Records, dont la devise est : "On n'a pas beaucoup d'idées mais on est nombreux".
C'est ainsi que "Streets of fire", "Believer", "Changes" et "Dancer" sont signés par Torsti Spoof (LEVERAGE) et le très prolifique Magnus Karlsson (LAST TRIBE / STARBREAKER) offre le tube "My guardian angel". Ronny Milianowicz (SAINT DEMON) s'est quant à lui chargé de "Surrender your Soul", "A scene in replay", "Completely breathless" et Robert Sall (WORK OF ART) a fait l'offrande de "Follow Me" et "Valerie" tout comme Larry King (SOLEIL MOON) avec "I'd Die For You".

Et musicalement, ça donne quoi tout ça ? Et bien du Hard FM/AOR Mélodique presque copie carbone du premier album… D'ailleurs la similitude des deux enregistrements se ressent dès le refrain de "Streets of fire", fort proche de "Cross the Line", tant pour les mélodies vocales de Kiske que pour le riff principal de Reitenauer… Mais le tout en version plus calme. Car rappelez-vous, notre "nomorum metalum" ne manquait jamais de faire part de son sentiment "mitigé" concernant le premier PLACE VENDOME, celui-ci sonnant bien trop "Metal" à son goût et qu'en quelque sorte, on l'avait un peu trompé en lui promettant un album plus mélodique (et il est naïf en plus...). C'est donc la raison pour laquelle ce Streets Of Fire est si mou, car si l'album précédent contenait quelques rares relents métalliques pour contrebalancer le trop plein de guimauve FM, Streets Of Fire, lui, ne nous propose qu'un gros baril de bons sentiments… Mais, la guimauve en petite quantité, ça se laisse manger et Streets Of Fire contient heureusement quelques Kinder surprises qui viendront faire briller les yeux de l'enfant qui sommeille encore en nous.

L'album débute donc par la chanson titre "Streets of fire", composition plutôt bonne mais qui, comme on l'a déjà vu, sonne comme une redite pour tous les possesseurs du premier PLACE VENDOME. Son intro au piano est du plus bel effet et l'enchaînement piano/riff principal est des plus réussis de par un contraste entre la douceur des nappes de clavier et la plus grande rudesse de la six cordes. Les couplets sont quant à eux quelconques mais le refrain est bon et malgré l'originalité proche du néant de ce titre, cela en fait tout de même une bonne entame pour le disque. Mais ce qui dérangera rapidement, c'est la similarité de son intro avec celle de la deuxième piste...

"My guardian angel" (pourtant l'une des grandes satisfactions de cette galette) sent donc le réchauffé avant même d'avoir dépassé le stade des dix premières secondes… Mais elle mérite tout de même qu'on l'écoute en entière avec sa rythmique de basse et ses parties vocales magistrales qui nous rappellent que l'on a tout de même affaire à l'époustouflant Kiske. Alors qu'importent les paroles niaises et une trop grande répétition des excellents couplets/refrains quand la chanson est bonne, surtout que la suite se montrera plus… laborieuse.

Car les titres suivants mettront en évidence la plus grosse erreur de l'album : Un réarrangement similaire de toutes les pistes. En conséquence, l'ossature de l'ensemble des titres reste souvent inchangée avec de douces nappes de piano, des guitares discrètes mais distillant de temps à autre des soli forts bien exécutés et le tout aromatisé par des ambiances/orchestrations issues du clavier d'un Günther Werno aussi doué que prévisible. Mais parfois, un refrain particulièrement réussi permet de faire ressortir une composition de la masse… Pour "Completely Breathless", "Changes", "Surrender Your Soul" et "I'd Die For You" ce ne sera pas le cas et l'on se retrouvera avec des chansons belles, envoûtantes, cristallines… Mais chiante comme la pluie d'un lundi de Pâques.

Mais ne vous y trompez pas, l'album est truffé de petites pépites à même de vous faire taper du pied.
La doublette "Believer" / "Valerie" est des plus entraînante avec un Happy FM de grande classe pour la première et un succulent revival 80's pour la seconde. Et si "Follow me" à un peu le cul entre deux chaises avec ses couplets soporifiques et son très bon refrain, "A Scene In Replay" est un condensé d'émotions avec son introduction poignante et un autre excellent refrain, chanté en chœurs pour lui donner une plus grande intensité.

Alors que vaut vraiment cette deuxième offrande studio de notre supergroupe germanique ?
Et bien dénué de toute surprise, mielleux à souhait et contenant sa dose de titres moyens, Streets Of Fire comporte donc les mêmes faiblesses que son prédécesseur tout en possédant ses points forts avec quelques excellentes compositions, une interprétation irréprochable et le chant majestueux de Michael Kiske. L'album pourrait donc se comparer au titre "Set me free" sur laquelle la bande à Kiske a repris si fidèlement la chanson de CASTING CROWNS que l'on se demande si son enregistrement était bien nécessaire… Autrement que pour la bonne santé du compte en banque de Frontiers Records, bien entendu.

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- Michael Kiske (chant)
- Dennis Ward (basse)
- Uwe Reitenauer (guitare)
- Kosta Zafiriou (batterie)
- Günther Werno (claviers)


1. Streets Of Fire
2. My Guardian Angel
3. Completely Breathless
4. Follow Me
5. Set Me Free
6. Believer
7. Valerie
8. A Scene In Replay
9. Changes
10. Surrender Your Soul
11. Dancer
12. I’d Die For You



             



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