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POST-HARDCORE  |  STUDIO

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ROSETTA - Wake/lift (2007)
Par VIVI le 16 Juin 2008          Consultée 3021 fois

Qu’il est difficile pour un groupe de postcore de se faire un nom dans le milieu… et parfois injustement. Après une année 2004 squattée par les ténors du genre, 2005 fut une année plus « creuse ». Et pourtant, c’est cette année que ROSETTA en profitait pour sortir une petite pépite de postcore : The Galilean Satellites. Un double album qui ne permit pas à ce jeune groupe d’acquérir un statut plus gratifiant que celui d’outsider…Et pourtant, cette première bouture est juste incroyable dans une scène de plus en plus ampoulée par la pléthore de combos insipides. Je ne peux que conseiller de vous pencher sur cet effort, dont je recommande chaudement l’écoute en simultanée des deux disques, tant cela confère une superbe aura à l’œuvre. Ceci étant, je vais plutôt vous causer de « Wake/lift », leur seconde offrande.

Et de nouveau, je ne peux que m’incliner devant cette réussite, qui ne fait que confirmer un peu plus leur talent. Bien que l’on décèle aisément l’influence entre ISIS et NEUROSIS, ROSETTA a su digérer leur son et le régurgiter à leur façon. De ce fait, il se créé une place bien au chaud parmi les poids lourds du genre, lui permettant d’avoir enfin le statut mérité. Ces jeunes américains ne sont pas à prendre à la légère au vu de la maturité de leur son. Un son que je qualifierai de monstrueux : dense, rugueux, mais capable de propulser l’auditeur à des kilomètres à la ronde hors de la terre ferme. Une abrasivité qu’on avait pas retrouvé depuis que CULT OF LUNA joue sur un terrain plus rock que core, et une ambiance stellaire digne du Panopticon d’ISIS…Sauf qu’ils réussissent là où beaucoup échouent : avoir une identité.

Les guitares se tendent autour d’une dynamique puissante et maîtrisée, créant un mur épais qui a pour effet d’instaurer des ambiances plutôt que des rythmes. Le chant évolue peu mais s’inscrit dans une logique : celle d’une rage sourde, saisissant l’auditeur par les tripes et le tenant en haleine jusqu’à l’épuisement. Mais de cette âpreté naîssent des phases planantes et ambiantes, qui insufflent aux compositions une allure progressive palpable et bien amenée. Car il est relativement difficile quand on touche à cette antinomie des sons d’arriver à un résultat concluant sans avoir l’impression que ça vient comme un cheveu sur la soupe. Les déflagrations sonores sont légions, aidées par une production qui assoit la massivité globale. De cette puissance, ils arrivent à garder une clarté et une finesse dans les arrangements et les samples. La majorité de la scène se frotte à cette combinaison…mais se plante. Pas eux. Je ne pense d’ailleurs qu’il n’y a pas vraiment d’intérêt à vous laisser des exemples, Wake/lift se construisant dans une totale homogénéité.

Actuellement, la scène post-métal est hype, et il est de bon augure d’en écouter. Mais les rangs de ce style grossissant de plus en plus, une sélection naturelle s’opère entre les bons et les suiveurs. ROSETTA a dans son approche un côté suiveur puisqu’ils utilisent des schémas connus, mais qu’ils ont réussi à outrepasser pour leur donner un envergure propre mélangeant le postcore à une touche de progressif, de noise et d’ambient. Le résultat est enthousiasmant au regard de la sclérose que s’inflige le milieu, et à l’image de la pochette, ROSETTA parvient à frôler les cimes de la perfection…sans la toucher. Oui, ce disque est très bon, oui, il est dans mon top 10 de l’année 2007, oui, il est en train de leur donner une reconnaissance proportionnelle à la somme de leur talent…Mais je ne peux décemment pas lui accorder la note maximale…tout simplement parce qu’il y eut The Galilean Satellites avant.

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   VIVI

 
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- Bruce Mcmurtrie Jr (batterie)
- David Grossman (basse)
- J. Matthew Weed (guitare, violon)
- Michael Armine (chant)


1. Red In Tooth And Claw
2. Lift Part 1
3. Lift Part 2
4. Lift Part 3
5. Wake
6. Temet Nosce
7. Monument



             



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