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THRASH METAL  |  STUDIO

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1986 1 Game Over
1988 1 Survive
1989 Handle With Care
 

- Style : Lost Society
- Membre : S.o.d.

NUCLEAR ASSAULT - Survive (1988)
Par CANARD WC le 3 Mai 2008          Consultée 4610 fois

NUCLEAR ASSAULT a fait du Thrash de deuxième division, au sein du deuxième Pôle US Thrash (1), quelque part dans les années 80. Assez loin derrière ANTHRAX et OVERKILL donc. Non pas que je veuille minimiser le phénomène, je précise ça d’emblée pour qu’on évite d’utiliser à tout bout de champs des mots comme « culte », « ampleur », « historique » et « éjaculation faciale » en parlant de NUCLEAR ASSAULT.

En clair :
Vous aimez le Thrash, vous pourrez survivre sans NUCLEAR ASSAULT.
Vous adorez le Thrash à mort, vous connaissez votre Bay Area par cœur et vous êtes du style à pleurer en écoutant EXODUS tellement que "c’est jouissif c’est pas possible"… alors oui là il faut écouter NUCLEAR ASSAULT.

Je ne vous refais pas l’historique du groupe (ANTHRAX… blabla… Recherche de brutalité… blabla… Tendance Hardcore…), je laisse le soin aux maniaques qui nous lisent de consulter je-ne-sais-quel archive dispo sur le Net. Allons directement à l’essentiel : NUCLEAR ASSAULT violente. En voulant faire du Metal qui tabasse à mort, le groupe virevolte entre le foncièrement brutal (pour l’époque) et le sauvagement primaire. Dans cette dynamique « dynamite », on n’oublie pas de déconner et de hurler à la terre entière son dégoût de l’humanité et de tous ceux qui polluent notre belle planète (2), ce qui confère un charme certain à NUCLEAR ASSAULT.

Sautant à pied joint dans le Thrash à la fois Old School et typé, mon tout lorgne à mort vers EXODUS (période « Bonded ») sans la force du riff et avec la linéarité du Thrash teuton première période (SODOM / KREATOR quoi). Oui, du OVERKILL en plus boosté, si vous voulez, je ne suis pas sectaire.

« Survive » se situe dans la continuité de « Game Over », soit un bon album de Thrash. Pas plus, pas moins. Le style est là, il y a du riff, quelques morceaux forts et d’autres plus banals. Par quelques instants, on effleure le potentiel mélodique du groupe quand - pendant quelques secondes – celui-ci oublie d’être dévastateur coûte que coûte. Dans ce cas là, ça donne « Fight to be Free » et le groupe s’envole haut, très haut, dans une stratosphère divine où le riff est puissant et beau à la fois. Puis, les braillements de CONNELY nous ramènent sur terre; cet ersatz de BALOFF (moins la haine palpable de celui-ci) gâche un peu le paysage, il faut bien l’avouer (3).

Le principal intérêt de « Survive » (et de NUCLEAR ASSAULT au sens large) réside dans cette volonté de produire un Thrash aux confins du Punk le plus (Mimi) cracra. Une lointaine parenté avec ce qui deviendra plus tard le Grindcore se dessine alors. A l’instar de « Hang the Pope » sur le précédent, le groupe confirme son penchant pour la brutalité bête et méchante en s’amusant à glisser deux intermèdes « défouloir » de moins de 20 secondes (« Got another Quarter » & « Psa »). Je laisse les archéologues de la Doctrine Metal confirmer s’il s’agit ou non d’une première pierre à l’édifice du Grind. Histoire de brouiller un peu plus les pistes, NUCLEAR ASSAULT nous fait le coup de la reprise de LED ZEP en guise de conclusion. Sympatoche mais étrange. Finalement, faut p'tet pas chercher bien loin, sont juste un peu cons ces New-Yorkais.

Bref, comme disait Pépin (4), « Survive » est un bon album de Thrash, pas mauvais, correct, valable et satisfaisant. N’ayant ni l’envergure ni les qualités, l’œuvre de NUCLEAR ASSAULT subit de plein fouet les outrages du temps, prenant chaque année un peu plus la poussière. Le haut du ventre mou des productions de l’époque, tout au plus. Faut dire qu’au même moment, METALLICA exécutait le Thrash de façon définitive et paroxysmique ; tandis que SLAYER cherchait à insérer des mélodies dans le jeu de Kerry KING.


Oui, même en 1988, c’était déjà anecdotique et secondaire.


Note : un minuscule 3/5


Morceau préféré: Fight to be Free
Grind avant l’heure : Got another Quarter & Psa
Curiosité : Good Times Bad Times



(1) NY en l’occurrence
(2) Oui, ce sont des écolos. Des Thrasheurs-écolos, si vous voulez.
(3) J’aurais aussi pu vous parler d’EVANS qui frappe comme un autiste 80 % du temps, mais je m’en voudrais de ternir un peu trop le tableau.
(4) J’ai honte, je vous assure.

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   (2 chroniques)



- John Connelly (vocals, guitar)
- Anthony Bramante (guitar)
- Danny Lilker (bass)
- Glenn Evans (drums)


1. Rise From The Ashes
2. Brainwashed
3. F#
4. Survive!
5. Fight To Be Free
6. Got Another Quarter
7. Great Depression
8. Wired
9. Equal Rights
10. Psa
11. Technology
12. Good Times Bad Times (reprise De Led Zeppelin)



             



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