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HEAVY/BLACK  |  STUDIO

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2007 Elexorien

ELEXORIEN - Elexorien (2007)
Par BAST le 27 Février 2008          Consultée 2239 fois
Le black ne fait plus frissonner personne. Carcan indésirable à ses débuts (et qui s’accommodait du reste très bien de cette situation), suscitant la perplexité des amateurs de heavy plus qu’autre chose, il s’affiche désormais partout. Les growls ont réussi à suborner les plus réfractaires. Entre le black et le heavy, la démarcation fermement engoncée s’est vue substituée par une bande de plus en plus large, peuplée de groupes s’alimentant à deux râteliers. Le foin brûlé du soleil, le heavy. Et l’autre, gris et humide, muri à l’ombre d’un gibet, l’extrême. Les variations sont possibles, où il s’agit de sa gaver davantage à l’un plutôt qu’à l’autre.

ELEXORIEN a choisi pour son ordinaire le second mais ne rejette pas quelques incartades à son régime, venant piocher dans le premier et rejoignant ainsi la cohorte de formations hybrides. C’est finalement l’étiquette heavy/black qui s’impose tandis que celle cousue du terme « black metal » semblait tenir facilement la corde sur les premières écoutes. Tempo rapide parfois thrash (« Rising Of The Storm »), cohortes de mélodies dopées aux amphétamines et tirant leur substance des mythes et légendes médiévaux, orchestrations « gros plan sur Dark Vador (« The Curse »), concours de réparties entre un chant clair féminin revendicateur et des hurlements à la CRADLE pugnaces (« Rising Of The Storm »), ELEXORIEN trouve un juste équilibre entre le heavy épique et le black aimable. Une sorte de BATTLELORE dégrossi et aux ambiances moins chargées (« Smeagol »), avec de nombreux passages orchestraux ou acoustiques.

Et ça le fait plutôt bien. En dépit d’une production hésitante, on se laisse facilement prendre au jeu. Les libertés symphoniques font bonne figure, le chant d’Iné Zijlstra se montre adroit dans son rôle opératico-gothique (eh bien oui, pourquoi pas), les vociférations de Lainedil détiennent la force et la variété suffisantes pour imposer avec sa compagne de jeu un dialogue accrocheur (« A Call To Arms »), les riffs font preuve d’une diversité longue à disséquer et parfois d’un éclair de génie comme sur le martial « Rising Of The Storm » et le baroque « Smeagol ». Indéniablement, ce premier opus des néerlandais d’ELEXORIEN dispose de jolis atouts et atteint facilement son objectif. Une évasion en musique ensorcelante et riche de rebondissements.
A côté de ça, un défaut assez préjudiciable : la répétitivité de certains plans ou enchainements. Chant clair, exhortations black, orchestrations martiales pour appuyer le malaise et accélérations du tempo afin de relancer la dynamique, le schéma fonctionne si bien qu’ELEXORIEN n’hésite pas à l’employer autant que possible, avec pour résultat non souhaité l’impression d’entendre, au moins au début, les mêmes morceaux se répéter.

Un bon album de heavy/black épique, des ambiances adéquates, des titres accrocheurs, une emphase conquérante, « Elexorien » devrait rapidement trouver son public. Dommage pour la production moyenne ou pour ce manque de variété au niveau des structures, un effort sur ces deux plans aurait permis d’obtenir un album encore plus convaincant. Quoi qu’il en soit, les amateurs de metal féérique et énergique ont devant eux une formation attachante et franchement adroite. Une bonne surprise.

Note : 3,5 / 5




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- Iné Zijlstra (chant)
- Lainedil (guitare, chant)
- Wolve (guitare)
- Liza Hoek (basse)
- Joris Nijenhuis (batterie)
- Bert De Ruiter (clavier)


1. A Call To Arms
2. The Curse
3. Set In Stone
4. Rising Of The Storm
5. Sméagol
6. The Serpent Strikes At Sunstone Hill - Part I
7. Dryads And Trolls
8. The Serpent Strikes At Sunstone Hill - Part Ii
9. The Disciple Of The Night Under A Starless Sky
10. Running With The Wolves Of War



             



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