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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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- Style + Membre : Nightwish

INFINITY - Son Of Infinite (2007)
Par BAST le 29 Juillet 2007          Consultée 2956 fois

La nouvelle recrue d’Underground Symphony atteste des tourments éprouvés actuellement par l’Italie en matière de heavy sympho. Elle qui fut certainement le fer de lance d’un genre aujourd’hui tentaculaire, l’apathie l’étourdit, l’inertie la muselle. Il suffit de jeter une oreille distraite sur le premier album d’INFINITY pour constater que les nouveaux venus italiens empirent le mal arthritique dont le genre est atteint. Et si l’oreille s’abandonne à une attention soutenue, la sentence se boursouffle de saillies acerbes.

Au gré d’une production haletante, « Son Of infinite » nous refourgue la recette habituelle. Elle a pour elle de se présenter sous des dispositions conformes aux codes édictés par les maîtres. Et contre elle de s’avérer aussi académique qu’un coup de gueule de papy lors du repas dominical. Forcément, à coups de plans surfaits, l’accroche se fait timide, l’enthousiasme se pare de contours livides, la mixture alourdit les sens. Eh oui, la gourmandise aussi a ses limites ! Ce feuilleté trop sec de guitares, ce velouté de vocalises éclairci à l’eau ou cette chantilly d’orchestrations édulcorée restent sur l’estomac. Le réchauffage au micro-onde n’aide pas à la qualité gustative finale.

On a bien « Live to Ride » et son refrain fédérateur, l’entraînant « Follow Your Dreams », « Phoenix » et ses atours speed mélodique, ou encore « Power Symphony », rejeton babillant de SKYLARK, le reliquat navigue quant à lui dans une moyenne inappropriée. L’investissement s’avère insuffisant. La volonté d’appropriation du genre est sapée par le désir immature de pénétrer avec fracas une scène qui fait encore rêver les jeunes ménestrels. Alors oui, INFINITY parvient à infiltrer l’underground heavy, car il a su trouver les clés nécessaires (des clés très peu farouches, quand même), mais cette grandiloquence maladroite ou cette débauche de mélodies ronflantes le retranchent aussitôt dans un coin obscur qu’occulte une affluence grouillante. A lui de trouver le tonus nécessaire pour jouer des coudes et s’en extirper.

Ni mauvais, ni bon, l’élève INFINITY remise toute ébauche d’idée au placard et choisit la facilité en brocardant ses aînés par l’emploi d’éléments ataviques, au premier rang desquels cette rythmique enlevée, ce chant sur la portée perché et ces orchestrations épiques. La litanie peut plaire, mais pas à l’amateur qui a déjà su adorer ses dieux dans la discographie pléthorique du genre. Une première tentative moyenne. Et l’underground ne laisse que des miettes au moyen.

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   BAST

 
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- Romani “izio” Fabrizio (guitare)
- Girelli “oby” Fabrizio (chant)
- Abondio “abo” Daniele (basse)
- Comensoli “vlad” Manuel (clavier)
- Ciccio (batterie)
- Mr. D. P. (batterie)


1. Intro
2. Father Of Destiny
3. Live To Ride
4. Follow Your Dreams
5. Infinity
6. Phoenix
7. Justice Wind
8. Son Between Sun And Earth
9. Power Symphony
10. Destiny



             



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