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BLACK METAL  |  STUDIO

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DARKESTRAH - Sary Oy (2004)
Par POSSOPO le 9 Août 2007          Consultée 3262 fois
Que peut-on sérieusement attendre d'un premier album d'un groupe qui nous vient de nulle part ? Mais de vraiment de nulle part, de lointaines montagnes d'Asie Centrale que bien peu sauraient positionner sur une carte du monde. "Sary Oy" est un disque nul, la conclusion est déjà posée. Reste à argumenter le propos et à trouver une raison à l'écriture d'une chronique sur un opus inconnu d'un orchestre inconnu et d'un niveau qualitatif coulant profondément au-dessous du médiocre.

Retour vers le présent : En 2007 est né "Epos", petit miracle imprévisible surgit de…nulle part. Alors, pour enfoncer le clou, pour surligner le nom de DARKESTRAH et le rendre plus lisible par la communauté black, il me paraît légitime d'évoquer le passé de l'artiste, tout simplement.

"Sary Oy" est donc un disque nul sur lequel s'enchaînent au fil des minutes tous les poncifs d'un genre mal dominé, j'appellerai cela du black metal folklo-symphonique option big bazar.
Le début est bien maladroit. Après une tentation folklorique un peu pataude relayée par une guitare qui mimique fort logiquement le canevas tissé par les instruments traditionnels débarque…DIMMU BORGIR. Ou peu s'en faut. Par-dessus une trame black gentillette foncièrement classique se hisse un clavier de fête foraine, en fait ce fameux pianobulle aqueux dont Shagrath and co ont su se faire leur spécialité, au goût ou dégoût des auditeurs. Pourquoi pas ? Question d'appétit, mais quid de l'originalité ?
Le deuxième titre a au moins le mérite de faire rire. Un arpège bof à la guitare, un petit amusement au synthétiseur, avec multiplication des couches et mélodies qui détendent les zygomatiques. Mine de rien, cette première rencontre avec copain Bontempi dure 6 bonnes minutes avant qu'un petit riff malin, quasi punk rock et qui a autant à faire ici qu'un philologue hémophile dans une rencontre de poker animée par Céline Balitran (cherchez pas, c'est l'ex de Clooney et c'est son unique statut) nous enjoint de sautiller gaiement, comme dans un bon vieux concert de Ludwig Von 88. Retour de la guitare bof et la guimbarde prend le relais. Tri Yann nous voilà. Et zou, black metal méchant tu meurs, blastou mes couilles. C'est fini, là ? Non, non, il reste encore un picking complètement con à la gratte et le retour du black méchant tu meurs, blastou mes couilles. Ouf, on a évité la gigue et le petit bonhomme en mousse. "Jashil Oy" est donc une blague. Qu'est-ce qu'on s'amuse chez les Kirghizes.
Et vous savez quoi ? Les 25 minutes de "Kysil Oy" achèvent de nous faire comprendre à quel point DARKESTRAH n'avait en 2004 encore rien compris à la musique. Les plans se suivent sans queue ni tête, on reprend les mêmes, on y ajoute un orgue d'église plus lourd tu t'en chies l'intestin et on ferme enfin le cahier d'écolier.

Brouillon nul d'un élève qui n'a encore rien compris, "Sary Oy" peut se prendre soit comme un modeste ouvrage suant l'amateurisme, soit comme juste de la merde. Je choisi la deux et je termine en rappelant, car c'est finalement le seul et unique but de ce texte, qu"Epos", dernier album en date du même artiste est une vraie jolie surprise et atteste d'un chemin parcouru Moïsien, Magellanesque, Gagarinien… Que sais-je encore ?




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- Kriegtalith (hurlements)
- Oldhan (guitare, basse, flûte, kyl-kyj)
- Asbath (batterie, programmation)
- Tartar (guitare)
- Anastasia (claviers)


1. Part I - Sary Oy
2. Part Ii - Jashil Oy
3. Part Iii - Kysil Oy



             



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