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DOOM METAL  |  STUDIO

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MOURNING BELOVETH - A Murderous Circus (2005)
Par MOX le 14 Avril 2005          Consultée 1763 fois

De plus en plus exigeants ? Il est vrai que le doom/death a eu sa période de gloire, et l’on a pu dire que trois grands groupes anglais se sont taillés la majeure partie du gâteau. D’actualité mais ayant dévié vers d’autres sphères, ils ont laissé la place à une nouvelle tripotée de formations ravies de reprendre le flambeau, et dont Mourning Beloveth, géographiquement proches des concepteurs (Irlandais, pour tout vous dire) fait partie. Et on scandera au plagiat, éternellement, horrifiés par la présence de mélodies directement empruntées aux maîtres. Pourtant, Mourning Beloveth est de ceux qui s’en sortent le mieux, preuve en est de ce troisième album.

Et les premiers méfaits ne m’avaient pas réellement convaincu. Un chant clair trop imposant et sans originalité, et une facette voulue « mélancolique » m’avaient refroidi. Je trouvai en fait dans « A Murderous Circus » un monolithe, aussi plombant et gris qu’à l’accoutumée, mais qui a évité cette fois-ci de se polir à l’arrivée des touristes. Album cru et dense, conçu autour de soixante-quinze minutes et gravitant autour de cinq chansons, d’une moyenne de quinze minutes chacune. Mais jusque là, rien de bien neuf pour les habitués. Il s’agit tout d’abord de souligner l’apparition désormais épisodique du chant clair, enfin maîtrisé, qui intensifie le passage autant qu’il l’alourdissait auparavant. Notons aussi la disparition progressive des passages acoustiques, au profit d’une musique plus oppressante. Mais ils ont la dent dure et n’abdiquent pas aussi facilement. On les retrouve rarement pour notre plaisir, trop répétitifs par ici ou trop peu originaux par là (à rapprocher immédiatement du MY DYING BRIDE période « The Angel and the Dark River »).

Il ne serait pas très juste de qualifier ce nouvel album de « noir ». Pourtant, et ce relativement aux précédents, « A Murderous Circus » l’est. Mais si l’on raisonne sans comparaisons, alors il me faudra simplement mettre en valeur un chant guttural très bon, qui s’autorisera parfois quelques hurlements des plus réussis, mais surtout cette peinture grisâtre que crée Mourning Beloveth, au travers de mélodies pluvieuses et de guitares plaintives. Doom/death classique certes, mais dans lequel on commence à reconnaître une marque de fabrique irlandaise. C’est probablement cette guitare hautement importante, aux riffs aigus très marqués et décochant des solos moroses tel qu’ANATHEMA a pu le faire en son temps. Néanmoins, il y a bien cette patte, une réminiscence très (j’insiste) légèrement folklorique dans ces cordes qui les différencient actuellement de la concurrence.

Il y a surtout ce bloc monstrueux à engloutir, ces morceaux très statiques et définis, tranchés en une demi-douzaine de passages. Une sorte de format, une alternance entre doom particulièrement lourd et moments plus sereins. Et par conséquent, un manque flagrant de surprises si ce n’est ce long voyage venteux et calme (une rare occasion de ne pas plonger dans la mélancolie facile) pendant ces vingt minutes de « Nothing (The March of Death) » ou cette conclusion mid-tempo bien vue et accrocheuse de « …Yet Everything ». A l'instar de « The Sullen Sulcus », quelques rythmiques entraînantes parsèment ce triste paysage, guidées par des riffs plus rapides et efficaces. D’ailleurs, malgré cette standardisation des structures, Mourning Beloveth devient communicatif, freiné et agonisant puisque la musique avance péniblement, languissant d’en terminer quand ce calvaire de vingt minutes débute réellement sur une absence de mélodie, et sur d’éternels riffs évoquant la fin. La fin ? Il y a peu de mort dans « A Murderous Circus », peu de noir, peu de dépression. Mais du gris, du triste bien imaginé et un peu dur à avaler car moins condescendant qu’auparavant.

Mais on est loin d’atteindre le génie des précurseurs. Mourning Beloveth s’étire sur la longueur, comme contraint à proposer des compositions d’un quart d’heure. De nombreux riffs, lents oui, lourds oui, mais sans sublimes mélopées, se répètent, quand ce ne sont pas ceux tirés de l’inspiration des Anglais. Mais d’une part, c’est à mon avis ce qui se fait de mieux en doom/death aujourd’hui, et d’autre part, Mourning Beloveth accouche ici de son meilleur essai. Avis aux amateurs.

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- Darren (chant)
- Frank (guitare)
- Brian (guitare)
- Tim (batterie)
- Adrian (basse)


1. The Apocalypse Machine
2. Elemental Nausea
3. The Crashing Wave
4. Nothing (the March Of Death)
5. ...yet Everything



             



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