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2005 Wrathorn

NAUMACHIA - Wrathorn (2005)
Par MOX le 30 Mars 2005          Consultée 1856 fois

Bon sang, encore la Pologne ! Mais quel terreau utilise-t-on donc pour qu’il fleurisse autant de formations, et surtout pour qu’elles arrivent jusqu’à nos oreilles ? Mais il est vrai que la plupart de ces groupes officient dans un registre death-metal plus ou moins arrangé. Et c’est ainsi que l’on me présente le 1er album de Naumachia, sous l’appellation « black death mélodique » pour tout vous avouer. Mais pour votre plus grand désarroi j’en suis sûr, je me suis senti obligé de rectifier un peu le catalogue, dans le but premier de ne pas trop induire en erreur le lecteur perdu dans cette masse de disques produits et de groupes naissants sans relâche.

Les seuls éléments à rapprocher au black-metal seraient incontestablement le chant et le clavier. Ton guttural et rauque de rigueur, vous l’aurez compris, qui s’échine plutôt à suivre le rythme qu’à décocher de longs et plaintifs hurlements. C’est en outre cette courte intro au clavier qui vous rappellerait n’importe quelle formation de black symphonique. Un son très particulier, parfois proche d’un orgue, au service d’un instrument omniprésent. L’effet est à double tranchant car, soit mixé en avant soit reposé à l’arrière, il évolue entre sons dignes de la plus mauvaise « Dance » et notes noires, toujours facile certes, mais très agréables. Ne vous évertuez donc pas à choper un gimmick du black-metal en dehors de ces deux éléments. Ni même une éventuelle ressemblance avec le death-metal. Pourtant, il y a bien une dose d’extrême dans leur affaire.

Et toute la base musicale n’est que pur et simple heavy-metal, son cortège de riffs mélodiques, de mise en avant certaine des guitares terriblement techniques. C’est bien ici qu’évolue Naumachia qui, ayant avalé quelques-unes unes de ses influences speed-metal (quelques passages rappellent étonnamment EDGUY), a décidé d’y introduire une recherche de l’entrain et de la puissance. Buts parfaitement atteints, et l’on saluera la batterie pour l’aide conséquente à cette recherche. Il n’y a aucune doute, ce sont bien les énormes accélérations de percussions (et pas nécessairement sous forme de blast-beats, un martelage mécanique et forcé de la caisse claire a suffi ici), desservies par un son aux petits oignons, qui accrochent l’auditeur et rendent le morceau très vivant. Ni longs, ni fous, ni violent, ils demeurent variés, certainement pas linéaires et très travaillés. Cette propension à créer un rythme puissant et rapide, épaulé par des riffs toujours aussi mélodiques, évoque directement CHILDREN OF BODOM.

Je le répète : pas de violence, pas d’ambiances malsaines, pas de son crade. Uniquement du rythme. Lorsque cette conclusion paraît évidente, et que l’on ne cherche à plus à déceler un iota d’agressivité, la qualité parle automatiquement puisque j’ai été charmé par ces accélérations vraiment prenantes, ces quelques riffs très rentre-dedans (mention spéciale à « Wrathorn », probablement le morceau le plus « catchy » de l’album) et même cette bêtise en fin de CD, que j’ai originellement trouvée choquante. Je vous le donne dans le mille Émile : LE riff que tout le monde a en tête, celui de « The Eye of the Tiger » de Rocky III. Mais il me faut bien sanctionner en contrepartie, et en premier lieu ce clavier, dont le mixage a certes été différent au sein même d’une compo, cheap à de trop nombreuses reprises. De plus, 4 ou 5 écoutes plus tard, l’album s’essouffle, les morceaux étant tous construits de la même manière. L’effet entraînant disparaît progressivement, mais n’est pas relevé, ou pas assez souvent, par des mélodies qui valent le détour.

Je ne vous cache pas cependant que l’ensemble est attrayant, et risque fort de charmer à long terme les friands de heavy/speed désireux de se nettoyer les oreilles à grands coups de musiques un poil plus furieuses. Et c’est en qualité de nettoyeur que Naumachia s’impose ici, moins inventifs qu’un CHILDREN OF BODOM peut-être. Mais une bonne alternative certainement.

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- Tomasz Kilinski (guitares, chant)
- Andrzej Selwon (guitares)
- Mariusz Kozon (claviers)
- Sebastian Adas (basse)
- Grzegorz Golianek (batterie)


1. Intro
2. Blustud
3. Vorpal
4. Diamond
5. Muertos
6. Lifeitis
7. Sickened
8. Cyberian Dance
9. Wrathorn



             



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