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DOOM METAL  |  STUDIO

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FOREST OF SHADOWS - Departure (2004)
Par MOX le 9 Février 2005          Consultée 2012 fois

Tonton Mox a encore de jolies histoires d’a priori à vous raconter, parce que Tonton Mox est toujours aussi idiot, et n’a toujours pas compris que l’habit ne faisait pas le moine. Mais ce coup-ci, l’embrouille qu’il avait flairée très judicieusement s’était aussitôt envolée. C’est à la lecture du nom du groupe qu’il prit peur. En effet, « Forest of Shadows » réussit à placer, rien que dans le titre, deux des mots les plus clichés du vocabulaire disons, extrême. Mais, comme dit plus haut, le trouble s’était dissipé car Tonton Mox s’était réjoui de voir qu’il s’agissait quasiment d’un one-man-band, que ce premier album « Departure » est composé de 5 morceaux relativement longs et surtout, que le livret est sublime. Tout en noir et blanc avec des photos de paysages volontairement brouillées mais réussies. Tonton Mox dit alors à ses neurones : « je sens qu’on va se régaler ».

Et les neurones attendent toujours. Imaginez-vous tout petit attendant –la dernière poupée qui crie à 3h du matin ou –la dernière voiture télécommandée à roues carrées (rayez la mention inutile, si les deux sont rayées laissez tomber l’exemple) sous le sapin de Noël, et tombant sur la cassette vidéo de « Nini et l’Ours jouent aux caps ». Vous situez l’extraordinaire déception ? La mienne en fait partie, passant de l’espoir de me perdre dans 15 minutes purement transcendantes à la découverte d’un sample électronique entendu un nombre de fois incalculable qui non content d’être hors-sujet, se plaît à revenir m’énerver dans presque tous les morceaux. Voilà Forest of Shadows et ses bizarreries électroniques dont on saluera l’expérience mais certainement pas le résultat. Je n’imagine pas un « poum-tchac » répété, utile dans une musique censée être mélancolique.

Car tel est le fonds de commerce de ce « Departure », à savoir tartines de claviers tristes, louches de chant clair faussement malheureux, et rythmiques doom « easy-listening » tel qu’on peut l’entendre chez DRACONIAN par exemple. Rien de bien extrême, pas de musique incroyablement lente, mais plutôt ces mid-tempo à tendance « doom », basés sur des riffs binaires et des nappes de claviers omniprésentes, qui sauvent la sauce à vrai dire. Reconnaissons-leur des morceaux aux rythmes mobiles et aux breaks nombreux (et encore heureux, sinon le quart d’heure serait inécoutable), mais dont la longueur est démesurée par rapport à ce qu’ils apportent. On s’ennuie. D’une part tout est très répétitif et d’autre part les côtés un tant soit peu dépressifs que le groupe a tant de mal à concocter sont réduits en poussière dès le break suivant. Les moments plus durs, faits de guitares électriques et de voix gutturales, à peu près mélancoliques, constituent un effort notable que les rythmes plus doux qui suivent s’évertuent à contrecarrer.

Et avec classe ! A de nombreuses occasions, ces mélanges acoustique/chant clair/claviers sont d’une mièvrerie rare, digne d’un téléfilm américain dans lequel l’héroïne blonde retrouve son mari disparu suite à son enlèvement dans un peep-show. Les guitares pleurent pour nous, mais pleurent du miel, du sirop gluant, nous crachent leur tristesse repoussante. Aucun morceau ne sort du lot, ce sont tous des clones du premier. A cette envie réelle de pondre une œuvre noire et touchante se substitue un chant ne dégageant absolument aucune émotion, des claviers « pousse-toi de là que je m’y mette » et des samples dont je salue l’inintérêt. Mais allez, avouons que les passages plus virulents auraient pu être très intéressants s’ils n’avaient gardé que le triptyque guitare/basse/batterie, témoignons de quelques riffs touchants et d’une très grosse accélération en fin de « Departure » vraiment bien vue pour sortir l’auditeur de sa léthargie.

Mais Forest of Shadows s’était auparavant trop embourbé dans le triste bon marché, dans les riffs qui ne veulent plus bouger avant que le break n’arrive, et dans ce chant, émule du très grand Jonas Renkse de KATATONIA, sans y arriver à la cheville. Et bien que ce style « doom-gothique » puisse plaire à des amateurs de musique lente accompagnée de synthés, cette fois-ci je vous en déconseille l’acquisition. Cinq fois un quart d’heure et cinq fois la même rengaine, je dois bien pouvoir vous convaincre ainsi, non ?

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- Niclas Frohagen (tout)


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