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SILENT FORCE - Worlds Apart (2004)
Par BAST le 1er Novembre 2004          Consultée 5459 fois

Lorsque le projet SILENT FORCE a été initié (oui, à la base c’était plus un projet qu’autre chose), nombreux furent les amateurs de heavy mélodique à vouer d’entrée un grand intérêt au groupe. Pensez-donc, l’une des voix les plus marquantes du metal rejoignait une nouvelle formation après son éviction de ROYAL HUNT, aux côtés du guitariste de SINNER et de PRIMAL FEAR, Alex Beyrodt. La nouvelle avait de quoi susciter un certain engouement autour de SILENT FORCE.

Et puis il y a eu « The Empire Of Future » (2000), premier album du groupe. Et ce dernier a reçu un accueil mitigé. Les fans de DC COOPER ont aimé, même s’ils ont regretté que le chanteur américain ne soit pas plus mis en avant. Et les fans de power metal à l’allemande ont été partagés. Car « The Empire Of Future » n’était pas un album de heavy à la SINNER ou à la PRIMAL FEAR, mais un opus voguant entre heavy et progressif. La France, très amatrice du genre, a apprécié, témoin en fut l’accueil réservé au groupe lors du festival NTS à Colombes, en 2001. Pour ma part, ce premier album ne m’a pas emballé, loin de là. Mais je ne faisais pas partie de ceux qui l’attendaient avec impatience, je n’ai donc pas été déçu. Je juge cet album trop terne, les titres manquent d’accroches et la voix de DC Cooper ne le sauve pas du naufrage.

Et depuis cet album, force est de constater que l’enthousiasme généré par l’annonce de la formation de SILENT FORCE est tombé d’un cran. « Infatuator », sorti un an plus tard, n’a pas connu le succès qu’un second album d’une grande formation a l’habitude de rencontrer, quoiqu’il fût plutôt bien accueilli. Il voyait le groupe mettre de côté le côté progressif de son premier opus pour se rapprocher de la scène speed mélodique. J’avais peu aimé « The Empire Of Future » et c’est juste une oreille curieuse que je posai sur « Infatuator ». Et j’ai été très agréablement surpris. Les titres étaient bien accrocheurs et plusieurs s’imposaient comme des pépites de heavy mélodique catchy.

Alors que sort « Worlds Apart », on ne peut pas dire que le monde du metal soit en pleine effervescence autour de cet album, mais il reste pas mal de fans (surtout de DC Cooper) à l’attendre impatiemment. En ce qui me concerne, j’en attendais sinon beaucoup, au moins pas mal.

Et je dois dire que « Worlds Appart » m’a bluffé. Certes, le groupe s’éloigne de la scène speed mélodique que j’affectionne particulièrement, mais en adorateur que je suis de SHADOW GALLERY, je retrouve un éléments majeur propre aux américains au sein de « Worlds Apart » : des titres complexes et très travaillés mais toujours au service de la mélodie. Ce nouveau SILENT FORCE est en fait un mélange d’ANGRA (sur « Rebirth », pour le mélange heavy/prog), de ROYAL HUNT (évidemment), de SHADOW GALLERY (en moins progressif, toutefois) et des groupes typiquement germaniques (PRIMAL FEAR, BRAINSTORM) pour la lourdeur des guitares.

La grande force de cet opus réside dans le travail d’orfèvre mené sur chaque titre. Il faut au moins une dizaine d’écoutes pour pouvoir émettre un avis sur « Worlds Apart » tant le saisir dans sa globalité est long et ardu. Et quand on aime, alors c’est un régal. Car chaque écoute révèle un peu plus de la saveur de ce nouvel album de SILENT FORCE.

Le plus impressionnant, ce sont les lignes de chant, passionnantes, travaillées, pensées avec talent et royalement maîtrisée par DC Cooper (« Ride The Storm » et ces harmonies dont DC Cooper seul a le secret, « Worlds Apart »). L’aspect mélodique de chaque titre prend beaucoup de son sens dans ces lignes vocales mais pas seulement. Les guitares tiennent elles-aussi une place prépondérante. Dans les rythmiques (« Hold On », « No One Lives Forever », le magnifique « Once Again » et son intro à la ROYAL HUNT ou encore « Worlds Appart ») ou les soli (« Master Of My Destiny »). On rajoute à l’ensemble les quelques nappes de clavier savamment distillées (« Ride The Storm », « Heroes », « Iron Hand »), les quelques chœurs toujours placés à bon escient c’est à dire là où ils apportent un réel plus (les refrains somptueux de « Master Of My Destiny » et « Iron Hand », par exemple), une batterie pleine de feeling (« Iron hand ») et vous avez la démonstration parfaite d’un album de très grande qualité.

Je mentionnais plus haut l’éloignement de SILENT FORCE de la scène speed mélodique. Le premier titre de l’album me fait mentir puisqu’il est très véloce. La suite l’est nettement moins, même si l’on retrouve quelques allusions à GAMMA RAY ou HELLOWEEN (« Death Come In Disguise » ou « Heart Attack ») , le côté FM en plus.

Enfin, il est nécessaire de s’attarder sur la superbe ballade de l’album, exercice dans lequel DC Cooper excelle. « Spread Your Wing » vient ainsi enrichir de la plus belle des façons le répertoire déjà bien fourni du chanteur américain dans ce registre.

2004 voit à mon sens la consécration pour SILENT FORCE, qui a mis du temps à exploiter l’étendue de son potentiel. « Worlds Apart » a été fignolé jusque dans ses moindres détails et cela se ressent. Ils sont rares les albums que je peux écouter matin et soir pendant plusieurs semaines sans éprouver la moindre lassitude. « Worlds Apart » en fait partie. Tantôt émouvant, tantôt entraînant, toujours passionnant, « Worlds Apart » fait partie des plus belles surprises de l’année.

Après avoir revendu « Empire Of Future » à mon disquaire préféré, il y a quatre ans, je ne me serai jamais douté penser et dire un jour autant de bien d’un album de SILENT FORCE. Comme quoi…

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   (2 chroniques)



- Alex Beyrodt (guitares)
- D.c. Cooper (chant)
- Andre Hilgers (batterie)
- Torsten Röhre (clavier)
- Jürgen Steinmetz (basse)


1. Ride The Storm
2. No One Lives Forever
3. Hold On
4. Once Again
5. Master Of My Destiny
6. Heroes
7. Death Comes In Disguise
8. Merry Minstrel
9. Spread Your Wings
10. Iron Hand
11. Heart Attack
12. Worlds Apart



             



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