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DOOM METAL  |  STUDIO

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TRISTITIA - The Last Grief (2000)
Par MOX le 27 Mars 2004          Consultée 2655 fois

Tristitia n'est pas au mieux de sa forme. D'incessants problèmes de stabilité des membres poussent Luis B. Galvez à devoir enregistrer tout seul le successeur de Crucidiction, aux Slaughterhouse Studios dans sa ville natale Halmstad, qui est d'après lui un ancien abattoir où l'on peut encore sentir l'odeur des porcs égorgés lorsque l'on y pénètre. De quoi se mettre facilement dans l'ambiance. Seul donc, à enregistrer The Last Grief, album qui tourne autour d'une seule et même histoire, celle de tueurs de vampires (moui, bon, pas de blagues hein). Fort heureusement il trouve sur place un certain Rickard Bengtsson, l'ingénieur du son, qui prêtera donc finalement sa voix pour Tristitia après avoir étonné Luis de ses capacités.

Ses capacités vont vous titiller d'elles-mêmes: il chante. Une voix claire, une voix aigüe, une voix presque typée heavy-metal. L'art et la manière de prendre à contre-pied...Mais on ne se plaindra pas, le bougre chante plutôt bien. Au rayon des nouveautés, on retrouve un doom-metal à tendance beaucoup plus gothique et heavy. Luis a en fait rendu son art beaucoup plus carré; bon on passera outre l'introduction "Once Upon A Dawn" sensée mettre l'histoire en route, et qui est plus ridicule qu'autre chose. Pour le reste, on nous flanque environ 5 gros morceaux parsemés systématiquement par une courte transition, qui ne prouve qu'une chose: Luis a amélioré son jeu, ou du moins la manière de s'en servir (et celà vaut pour l'ensemble de l'album), il est bien plus posé et met bien plus l'accent sur l'émotivité et la technicité que la rapidité. De jolies transitions, calmes et mélancoliques.

Oui mélancoliques. L'effet est sans appel: le chant clair allié à des riffs et à des mélodies plus simples plongent l'auditeur dans une tristesse certes, mais bien moins suicidaire qu'auparavant. L'émotion est renforcée, sans pour autant se sentir plus joyeux à la fin de l'écoute. Galvez utilise avec plus de parcimonie ces changements de rythme, il s'appuie plus sur les mélodies, moins complexes, plus accessibles, avant d'accélérer sa musique ou de la ralentir désespérément. Dans les deux cas la sauce prend. L'arrivée de ces breaks suit une logique présente dans tout l'album, et quand la batterie s'accélère les riffs se font légèrement plus rapides, évoquants un metal gothique d'excellente facture, et quand l'ensemble perd en promptitude on se sent plus happés par une proche dépression. Et tandis que les solos gagnent et en subtilité et en force, la dualité guitare sèche/guitare électrique semble enfin maîtrisée.

Les morceaux sont tous construits autour d'un même système, rendant ce doom-metal plus facilement assimilable et ouvrant le style à certaines personnes réticentes. La musique de Tristitia est vraiment originale, ceci est un fait depuis le début, mais le leader Galvez vient enfin de touver comment utiliser cette originalité à bon escient, qui plus est en embellissant le tout. Il y aura peut-être des déçus, le chant clair ne faisant pas forcément l'unanimité, mais s'il fallait contenter tout le monde...

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- The Dark Avenger (guitares, basse, claviers)
- Richard Bengtsson (vocals)
- Alessio (drums)


1. Once Upon A Dawn
2. In The Light Of The Moon
3. Slaughteary
4. Evolic
5. Golden Goddess Of Fire
6. Tears & Tequila
7. Angelwitches' Palace
8. Memory's Garden
9. Instrumental Hollowcaust
10. Medievil
11. Under The Cross
12. Darknia: The Last Grief



             



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