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- Style : Cradle Of Filth

DIABOLICAL MASQUERADE - Nightwork (1998)
Par JULIEN le 19 Septembre 2003          Consultée 3807 fois
"Nightwork"... Pouvait-on décemment trouver intitulé plus approprié à ce troisième chef d'oeuvre de DIABOLICAL MASQUERADE ? En sept compositions et trente neuf minutes de musique, Blackheim, homme orchestre de ce projet de Heavy-Black, nous dévoile tout son génie en ébullition, s'épanouissant au travers des méandres frémissantes de ce labyrinthe sonore aussi réjouissant que prenant, véritable addiction aux allures de maison hantée.

On le sait depuis l'inévitable "Ravendusk In My Heart", et plus sensiblement depuis le très varié "The Phantom Lodge", Blackheim s'est fait maître dans la peinture d'un Black Metal ultra mélodique et recherché, bouillonnant d'un esprit Heavy Metal nourri d'une véritable passion pour les 80's. Paradant dans les volutes brumeuses de châteaux infestés de toiles d'araignées, les notes dansantes de ce "Nightwork" poussent encore plus loin l'alliance lugubre et diaboliquement réussi de ces deux styles aux accointances certaines, ici confrontée à l'émergence nette d'une dimension horrifique encore plus prégnante qu'auparavant (le break pianistique glacé et effrayant de "Dreadventurouz" et l'ambiance de bateau pirate dévasté qui écartèle le break central de "The Zkeleton Keyz To The Dead" en sont des exemples isolés, mais totalement représentatifs, de cette nouvelle couverture fantomatique qui veille sur l'intégralité de cette oeuvre).

Il est difficile de discuter de DIABOLICAL MASQUERADE tant Blackheim manie ce mélange hautement explosif avec brio et un sens inné de l'expérimentation subtile, clés d'un Black inédit et atypique, convoquant impérieusement cet amour de la composition qui interpelle, surprend l'oreille par la pertinence de sa charpente, et suscite l'exultation des amateurs les plus blasés de l'art sombre par l'entremise de détails émoustillant et autres merveilles d'arrangements qui laissent pantois.

Il est ardu de dégager une composition plus qu'une autre, tant ces sept merveilles abondent en rebondissements, en breaks inattendus, d'une cohérence miraculeuse en dépit du foisonnement créatif de ce suédois hyper talentueux. S'appuyant sur une grille de lecture grimaçante très étrange, loin des sempiternels orgues qui se croient terrorisants, Blackheim pianote différemment sur son synthétiseur malade, et en extirpe des notes qui parlent d'ombres et de ténèbres, sans jamais le propos ne s'abîme dans le gouffre du cliché grotesque. Ce qui n'est pas donné à tous.

J'en vois certains dont le front se plisse : ils croyaient entendre parler de Black, et l'on ne disserte ici que d'ambition atmosphérique et descriptive. Certes. Mais la souche Black Metal de DIABOLICAL MASQUERADE est plus qu'émergente ("This Ghoultimate Omen" entre autres). Simplement, et fidèle en cela à son cachet d'authenticité artistique, Blackheim emprunte aux effusions haineuses du Black la matière propre à auréoler de charbon un Heavy Speed de haute volée, entièrement tatoué de voûtes de claviers grinçants, d'une inquiétante étrangeté, d'une beauté parfois stupéfiante (les flûtes spectrales qui s'élancent ici et là, les conclusions de "All Onboard The Perdition Hearze" et "The Eerie Obzidian Circuz")... pour mieux nous attirer dans les rets qui tissent cette toile musicale pernicieuse et totalement captivante.

Obsédé parla nuit, "Nightwork" le bien-nommé est une véritable éruption de guitares irradiant d'aventures et de fantasmagorie, dévidant une pelote d'aventures sonores aux allures d'épopée aux confins des possibilités mélodiques de l'instrument : Blackheim n'est pas seulement un compositeur génial, un arrangeur de tout premier ordre (régalez vous des pépites que sont "Rider On The Bonez" ou "Haunted By Horror"), il est également un guitariste prodigieux et audacieux, pouvant sauter du Thrash le plus saccadé sur fond de choeurs maléfiques à une sorte de Ska déjanté et charbonneux, le tout en l'espace d'un break (l'ébouriffant "The Eerie Obzidian Circuz").

Bon, j'en ai assez de ma répandre en arguments et autres superlatifs : DIABOLICAL MASQUERADE fait partie de ces très rares formations (en fait le projet d'un seul homme à la voix de gargouille) qui arrivent encore à ravigoter l'art Black Metal en y logeant une vivacité purement Heavy Metal, et en drapant le tout dans le voile ondulant et exubérant d'une tessiture d'effets sonores et de claviers grandioses, flippants et décalés. Autant le dire en quelques mots : "Nightwork" est l'un des disques de Black Metal les plus bluffants que j'ai pu me caler entre les oreilles, un chef d'oeuvre (je me répète mais bon...) terriblement accrocheur et, paradoxalement, d'une complexité peu commune, bâtie à même la pléthore de breaks qui traversent chaque composition. Et nul besoin de dire que l'on y revient avec un plaisir à chaque fois décuplé.

Qu'il soit ou pas réfractaire au Metal Noir, tout amateur d'émotions fortes et originales se devrait de jeter toute son attention sur "Nightwork". Il y a là tant de qualités et de personnalité que je crains fort que ma chronique, pourtant profuse, ne sera pas même parvenue à rendre justice à une seule de ces sept compositions... A vous de jouer, donc!




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Par JULIEN



Par BAST




 
   JULIEN

 
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   (2 chroniques)



- Blakkheim (chant,guitare,basse,claviers)
- Dan Swanö (batterie,claviers,chant)
- Ingmar Döhn (contrebasse)
- Marie Gaard Engberg (flûte)


1. Rider On The Bonez
2. Dreadventurouz
3. The Zkeleton Keyz To The Dead
4. Thiz Ghoultimate Omen
5. All Onboard The Perdition Hearze
6. The Eerie Obzidian Circuz
7. Haunted By Horror



             



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