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THRASH METAL  |  STUDIO

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1990 Violent By Nature
2024 Asylum
 

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ATROPHY - Asylum (2024)
Par FREDOUILLE le 15 Avril 2024          Consultée 2635 fois

Et bien en voilà une très belle surprise ! Le retour des vétérans d’ATROPHY ou tout du moins ce qu’il en reste… à savoir le chanteur Brian Zimmerman seul rescapé du line-up originel et qui reprend à son compte le nom du groupe, celui là-même qui a accouché de deux albums de Thrash old-school de bonne facture (on peut dire cultes aussi ?) soit "Socialized Hate" en 1988 et "Violent By Nature" en 1990 avec notamment cette pépite qu’est le titre "Slipped Through The Cracks". Il va sans dire que je vous conseille de prêter une oreille attentive à ces deux disques de Thrash pour le moins très recommandables.

Pour la petite histoire, ATROPHY s’est reformé en 2015 avec notamment les membres d’origine, le bassiste James Gulotta (basse), le chanteur Brian Zimmerman et le batteur Tim Kelly. Mais suite à une tournée européenne écourtée en 2020 par la pandémie du COVID-19, Brian Zimmerman s’est fait la malle alors que les membres restants ont alors fondé la formation Thrash SCARS OF ATROPHY (sortie d’un EP en 2022 avec "Nations Divide") dans lequel il ne reste d’ailleurs plus que Tim Kelly en tant que membre originel de l’ancien ATROPHY.

Toujours est-il que Brian Zimmerman ne s’en est pas laissé compter puisqu’il s’est entouré à partir de 2021 d’un nouveau line-up tout beau tout neuf pour concocter ce nouvel album d’ATROPHY, "Asylum" à savoir Mark Coglan (CONDEMNED TO DREAM) et Nathan Montalvo aux guitares, le bassiste Josh Gibbs (ex-MALEVOLENT CREATION, ex-SOLSTICE, ex-THRASH OR DIED) et le batteur Jonas Schütz (SACROSANCT) qui n'est d'ailleurs plus dans le groupe depuis la sortie de l’album début mars. Alors du fait qu’il y ait plus de trois décennies qui séparent "Violent By Nature" et ce nouvel effort studio, et que 4/5èmes du groupe originel n’est plus, on pouvait se poser légitimement la question de savoir si "Asylum" allait préserver l’identité et la personnalité d’ATROPHY première période. Et bien avec le recul tout à fait nécessaire, je dirais que oui même si on sent une évolution nette entre l’ATROPHY de 88-90 et l’ATROPHY de 2024. Forcément !

Pour ainsi dire il reste comme éléments communs entre les deux périodes, outre le joli et méchant bouffon qui apparait sur le nouvel artwork en souvenir sans doute de celui présent sur la pochette de "Socialized Hate", et des thématiques un peu similaires (griefs et soulèvements sociaux cf. "Punishment For All"), il y a bien évidemment le chant de Brian Zimmerman qu’on retrouve avec grand plaisir en souvenir du bon vieux temps. Son chant a bien évidemment un peu vieilli (mais il garde quand même de très beaux restes à commencer par le coffre et la puissance), je trouve notamment qu’il est plus polyvalent aussi et adopte notamment des tonalités plus graves que par le passé ("Punishment For All", limite même growl à la Chuck Billy sur le monstrueux "High Anxiety" un des meilleurs titres du disque) mais ses vocalises agressives toujours aussi écorchées et abrasives comme du papier de verre (cf. le redoutable et plus Heavy "Distortion" - écoutez-moi donc ces guitares bien grasses) font le boulot comme il se doit et conviennent à merveille aux nouvelles compositions du groupe (cf. son chant presque habité justement sur le pont mélodique de "Distortion").

Justement côté musique, le ATROPHY nouvelle mouture parvient à conserver quelques éléments du passé même si on perçoit très rapidement qu’il ajoute sur "Asylum" une sacrée dose de lourdeur, car en plus du chant, les guitares se font ici pour le moins massives pour ne pas dire même groovy par endroits ("Distortion", "Seeds Of Sorrow"), renforçant l’aspect lourd et frontal du disque. Le son très actuel est bien évidemment très puissant, le mix est excellent (signé Alex Parra) et d’une clarté évidente mettant en avant non seulement le chant de Brian, la basse parfois imposante (cf. sur "The Apostle", sur "Punishment For All" et ses multiples coups de boutoir), une batterie ultra puissante mais également les guitares. ATROPHY distillant aussi à dose homéopathique son lot de mélodies et de subtilités (les harmoniques sur "Seeds Of Sorrow", "Punishment For All" et sur le pont de "High Anxiety" et ses chœurs astucieux, les soli mélo sur "American Dream" qui sont l’œuvre de l’invité et vieille connaissance Kragen Cole Lum [HEATHEN], l'intro atmosphérique de "Five Minutes 'til Suicide").

On retrouve également sur "Asylum" ce côté old school pour le moins jouissif, digne des grandes heures de la Bay Area, à l’image du décapant et violent "Bleeding Out" et sa rythmique galopante, ou bien encore de "Seeds Of Sorrow" d’une redoutable efficacité et qui me rappelle d’ailleurs un certain DEATH ANGEL. Titre qui possède lui aussi de beaux arpèges sans compter quelques soli de haute voltige. Car ATROPHY ne se contente pas d’asséner des coups (même s’il en donne beaucoup sur "Asylum"), pour éviter tout semblant de linéarité, il ajoute judicieusement à ses compositions de belles variations rythmiques, apporte donc des harmonies et des breaks plutôt bien pensés ("High Anxiety") en plus de quelques trouvailles particulièrement astucieuses (l’intro et l’outro mélodique du presque génial et sombre "Close My Eyes" qui font véritablement leur petit effet – avec le chant clair de Brian - l’intro de "The Apostle" pour le moins inquiétante avec qui plus est Brian qui parle).

On retrouve donc au gré du disque des compositions très solides particulièrement bien troussées avec des rythmiques relativement lourdes et pour le moins redoutables, avec ce côté toujours un peu fougueux (moins que par le passé tout de même, nous ne sommes plus tout à fait en face d’un groupe insouciant et juvénile, le line-up en place a de toute évidence de la bouteille et cela se ressent forcément ici), je pense notamment à des compositions dévastatrices particulièrement rentre-dedans à l’image de cet "American Dream" qui ne fait assurément pas dans la dentelle ou bien de "Punishment For All" qui envoie véritablement du lourd et met d'entrée de jeu tout le monde d'accord. L’ensemble est en tout cas moins décousu que par le passé, moins chaotique et c’est franchement un très bon point qu’il faut souligner.

On sent que la formation américaine a en tout cas bien bossé son affaire (Brian Zimmerman et Mark Coglan ont composé l’intégralité de l'album - textes et musique), sans réinventer la roue même si je trouve que l’écriture est assez intelligente au final (il y a en effet de très bonnes idées sur ce disque). Les neuf compositions qui garnissent cet "Asylum" sont de véritables déflagrations métalliques, sans compromis (entendez par là que ça défouraille assez sec) tant le combo originaire de l’Arizona envoie du lourd et du riff aussi tranchant que corrosif. En somme addictif ! Le résultat est sans appel, "Asylum" est un putain de disque de Thrash Metal. Véhément, accrocheur et… dévastateur, il défonce sa race, point à la ligne ! Nous ne sommes pas loin de la tuerie… nous nous contenterons d’une belle mandale dans la figure ce qui n’est déjà pas si mal pour un retour assez inespéré. Mais franchement quel retour !

Avis aux amateurs ! L’album de Thrash de ce début d’année 2024. Ni plus ni moins !

Morceaux préférés : "High Anxiety", "Seeds Of Sorrow", "Close My Eyes", "Distortion".

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   FREDOUILLE

 
  N/A



- Brian Zimmerman (chant)
- Mark Coglan (guitares)
- Nathan Montalvo (guitares)
- Josh Gibbs (basse)
- Sage Johnson (batterie)


1. Punishment For All
2. High Anxiety
3. Seeds Of Sorrow
4. Distortion
5. Bleeding Out
6. American Dream
7. Close My Eyes
8. The Apostle
9. Five Minutes 'til Suicide



             



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