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2022 Scoring The End Of The World
 

- Style : Bring Me The Horizon, Marilyn Manson, Void Of Vision, Electric Callboy, The Devil Wears Prada

MOTIONLESS IN WHITE - Scoring The End Of The World (2022)
Par KOL le 4 Septembre 2022          Consultée 501 fois

Commencer la discographie d’un groupe par une nouveauté est un exercice plutôt casse-gueule, il faut bien l’avouer. Comment apporter un tant soit peu de contexte à une sortie quand l’on a passé sous silence plus de quinze ans de carrière, et indirectement snobé les cinq précédents essais d’une formation ? C’est l’exercice auquel je vais tenter de me plier néanmoins, avant de revenir prochainement sur les albums précédents.

Notez que je comprends les réticences de l’équipe à s’attaquer à un énième groupe de Metalcore, qui plus est lorsque le frontman singe l’allure gothique de MARILYN MANSON en reprenant également certains gimmicks Indus du Révérend. Sur le papier, ça ne fait pas rêver grand-monde au sein de la rédaction de NIME, surtout depuis que Pinpin se fait rare. Et pourtant, il y a dans la carrière du groupe suffisamment de morceaux intéressants pour s’intéresser au combo pennsylvanien, mais j’y reviendrai ultérieurement, car ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est bien "Scoring The End Of The World", sorti peu avant l’été. MOTIONLESS IN WHITE combine donc les trois styles récemment mentionnés, avec plus ou moins de réussite selon les périodes de son existence. Qu’en est-il en 2022 exactement ?

Déjà, on reste dans le même univers, ce qui est plutôt positif à mon sens. Il n’y a pas tant de groupes que cela à mêler ces genres, et Goth/Indus/Core, sur le papier, ça peut faire un mélange détonant, comme prouvé par le passé. En revanche, il est indubitable que le combo a ici franchement adouci son propos, musicalement parlant. Passé le titre d’ouverture, un "Meltdown", plutôt direct et franchement velu, qu’on est en droit d’attendre de la part des Américains, on traverse un enchaînement de mélodies cheezy assez caricaturales. Et je ne parle pas forcément des pseudo-balades "Porcelain" ou "Masterpiece", dont le résultat n’est pas franchement emballant au demeurant, mais plutôt des pistes sensées être plus susceptibles de plaire aux lecteurs de NIME, comme "Werewolf" par exemple. La combinaison des sons électroniques avec la mélodie radio-friendly me fait me demander ce que foutent les guitares sur la chanson. Tant qu’à faire, les gars, allez-y à fond ! On se retrouve au final avec un mauvais plagiat du "Mantra" de BRING ME THE HORIZON, tentant de réaliser un grand écart en mode JCVD entre deux camions. Alors bien sûr le son est lourd, rond et puissant, les basses bien profondes, toussa-toussa, mais bon…

En règle générale, pour ceux qui n’ont pas suivi mes chroniques du dernier VOID OF VISION ou de "Attention Attention" de SHINEDOWN, je ne suis pas un grand fan des surproductions sur les albums de Metal. Il est trop facile de cacher un mauvais songwriting derrière d’épaisses couches rajoutées en studio pour venir artificiellement grossir le rendu. On est ici dans un cas un poil différent, même si le résultat est le même. Les compositions ne sont pas à jeter à la poubelle en tant que telles, certaines harmonies ou lignes mélodiques sont plutôt bien senties ("B.F.B.T.G. : Corpse Nation", "Cyberhex" avec la participation de Lindsay Schoolcraft, ex CRADLE OF FILTH) et auraient au contraire mérité un traitement plus naturel et minimaliste. Le traitement synthétique et les multiples arrangements viennent au contraire gâcher le potentiel des chansons, un peu comme votre pote qui va trop souvent faire de la gonflette à la salle de muscu et qui finit par ressembler à Monsieur Propre. À l’instar du dernier BLEED FROM WITHIN, MOTIONLESS IN WHITE tombe ici régulièrement à côté de la plaque, et je ne peux que regretter ce qui semble ici être une véritable tendance de fond sur cette scène musicale.

Il suffit d’écouter "Slaughterhouse" sur lequel Brian Garris de KNOCKED LOOSE vient poser sa voix, pour réaliser à quel point il y avait moyen de faire bien mieux. Plus proche l’identité du groupe, le titre vient réveiller les tympans des fidèles de longue date, malgré une formule chant screamé / chant clair des plus classiques, mais ô combien efficace. Quand on n’a pas le courage d’aller au bout de ses idées (ou les moyens de faire mieux tout simplement) autant faire ce que l’on sait bien faire ! D’autant que Chris « Motionless » Cerulli chante bien ! Quand il ne hurle pas, il n’est pas sans évoquer chez moi James Michael ("Cause Of Death"). Quant aux vocaux extrêmes, le bougre possède une palette plutôt large, dont il use avec réussite dans l’absolu quand il décide de la sortir. Quelques titres, dès lors qu’ils sont assumés et bien balancés, sont au final plaisants, comme "We Become The Night" qui fonctionne bien, quelque part entre SIXX A.M. (on y revient…) et MARILYN MANSON, période Tyler Bates, mais ce n’est malheureusement pas la majorité des cas sur cet fournée 2022.

MOTIONLESS IN WHITE a voulu avec cet opus faire de la Pop avec une production Metalcore électronique moderne. Ou du Metalcore électronique moderne avec des mélodies mielleuses, je m’y perds moi aussi au fond... Ce qui est certain, c’est que je ne m’y retrouve pas et qu’ils n’ont visiblement dans l’ensemble pas trouvé la formule gagnante avec cette évolution, malgré quelques pistes acceptables.

Note réelle : 1,5/5, arrondi à 2 car ce n’est pas inaudible non plus.

PS : pour les amateurs de BEARTOOTH, Caleb Shomo vient poser sa voix sur le très Mansonien (et pas trop raté) "Red, White & Boom". Le title-track convie quant à lui à la fiesta Mick Gordon, compositeur de jeux vidéos (dont le reboot de Doom). Cette dernière information n’a pas grand intérêt je vous l’avoue, mais elle en a toujours plus que la chanson en elle-même.

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- Chris 'motionless' Cerulli (chant)
- Ryan Sitkowski (guitare)
- Ricky 'horror' Olson (guitare, chant)
- Vinny Mauro (batterie)
- Justin Morrow (basse)


1. Meltdown
2. Sign Of Life
3. Werewolf
4. Porcelain
5. Slaughterhouse' (feat. Bryan Garris)
6. Masterpiece
7. Cause Of Death
8. We Become The Night
9. Burned At Both Ends Ii
10. B.f.b.t.g.: Corpse Nation
11. Cyberhex' (feat. Lindsay Schoolcraft)
12. Red, White & Boom' (feat. Caleb Shomo)
13. Scoring The End Of The World' (feat. Mick Gordon)



             



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