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SILENT WINTER - Empire Of Sins (2021)
Par JEFF KANJI le 9 Janvier 2022          Consultée 618 fois

Plus les mois passent, plus je suis attentif aux formations qui émergent du côté de l'Attique et du Péloponnèse. Après la révélation de BLACK FATE, c'est de nouveau avec du Power Metal made in Thessalie que je me suis enjaillé. SILENT WINTER s'est vu distribuer les honneurs par pas mal de webzines qui soulignaient sa capacité à écrire des hymnes efficaces, sans tomber dans l'avalanche de flonflons et de moyens mis dans le son pour masquer des idées qui pourraient manquer de force.

D'autant que l'histoire du quintet grec n'est pas banale. Formé en 1995, il émerge depuis trois ans, alors qu'il est en fait de la génération des RHAPSODY et HAMMERFALL. Après ses deux démos, le groupe s'est dirigé vers ses obligations personnelles et professionnelles, entrant dans une pause qui allait durer presque douze ans avant que Kiriakos Balanos, son compositeur principal, ne resuscite la formation avec l'EP "The War Is Here" en 2018.

"Empire Of Sins" est le second album des Grecs, et il suit d'assez près "The Circles Of Hell" qui est complètement passé sous mes radars, ce qui me fait bien dire qu'en 2021, le travail bénévole que nous effectuons garde toute sa valeur, car devant l'avalanche de sorties, la passion d'un chroniqueur peut attirer notre attention sur un album qu'on n'aurait sans doute jamais connu sans ça. Et je suis bien content de pouvoir vous partager mon engouement pour SILENT WINTER.

Le quintette n'a pas la prétention d'être un original, ni un révolutionnaire. En revanche, comme je l'observe souvent chez les formations grecques, il est par contre hors de question de se contenter des poncifs allemands ou anglo-saxons du genre. Chacune de ces formations, que ce soit BLACK FATE, SACRED OUTCRY, SNOWBLIND, WARRIOR PATH ou SILENT WINTER, chacune semble aller chercher dans ses tripes l'étincelle créatrice qui donne ce charme à un Power Metal dans le cas présent où on sent particulièrement l'influence des formations allemandes, en particulier dans les mélodies. Mais on n'arrive jamais à la pâle copie de GAMMA RAY, comme c'est hélas le cas d'un GAIA EPICUS par exemple.

Seul inconvénient majeur de "Empire Of Sins" selon moi : sans doute le fait qu'il s'ouvre sur le titre peut-être le plus poussif de l'album, et ce malgré cette batterie galopante et ces guitares aux avant-postes. D'autant plus que si comme moi vous n'étiez pas familier des Thessaliens, le chant de Mike Livas peut être clivant. À ranger dans la catégorie des hurleurs un poil incontrôlables, il compense néanmoins par un chant médium beaucoup plus maîtrisé, assez chaleureux (avec parfois de petits relents de Matt Barlow), avec largement assez de présence pour se faire une place dans un mix qui accuse un poil le manque de moyens, ce qu'il compense par sa qualité d'écriture.

Car SILENT WINTER sait écrire des brûlots de Power Metal, les équilibrer de façon à ce qu'ils ne lassent pas, qu'ils démontrent une progression tant en termes musicaux que d'intensité. Et cela, "Wings Of Destiny" qui peut paraître assez dépouillé au départ, présente tout ce qu'on peut attendre d'un bon hymne : une mélodie de guitare qu'on peut se chanter entre copains, une rythmique enlevée qui ne fatigue jamais, et un chant qui progresse du début du couplet jusqu'au refrain parfaitement posé, enrichi de quelques harmonies pour soutenir l'ensemble. Et sans parler de recette, cette maîtrise d'écriture est une vraie force, qui permet à "Empire Of Sins" de ne jamais s'enliser, lui conférant dans le même temps une grande homogénéité.

On pourrait d'ailleurs penser que cela constitue un inconvénient quant à la pérennité de ce deuxième album. Mais en fait, en sachant rester compact, en soignant ses refrains sans jamais sacrifier rien de l'énergie et de sa vitalité - et c'est sans doute là le secret - SILENT WINTER nous maintient en haleine et nous donne envie de revenir vers lui, et c'est déjà un accomplissement que peu d'albums réussissent. Et puis quand vous tombez en plein cœur du disque sur un "Hunter's Oath" (avec son riff à la "Watcher In The Sky") et un "Dragons Dance" vous ne pouvez vous empêcher de réaliser que cet album a ce petit truc en plus qui va le hisser au-dessus de la masse.

Une de mes découvertes les plus sympas de 2021, même s'il ne parvient pas selon moi à égaler son prédécesseur.

Note réelle : 3,5/5.

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   JEFF KANJI

 
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- Kiriakos Balanos (guitare, claviers)
- John Antonopoulos (batterie)
- Mike Livas (chant)
- Vaggelis Papadimitriou (guitare)
- Vaggelis Tsekouras (basse)


1. Gates Of Fire
2. Wings Of Destiny
3. Shout
4. Mirror
5. Hunter's Oath
6. Where The River Flows
7. Dragons Dance
8. Empire Of Sins
9. Leave A Light On (cover Belinda Carlisle)



             



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