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- Membre : Thou Art Lord
- Style + Membre : Rotting Christ, Varathron, Necromantia

YOTH IRIA - As The Flame Withers (2021)
Par PERE FRANSOUA le 13 Septembre 2021          Consultée 527 fois

Pour tout savoir sur YOTH IRIA je vous invite d’abord à relire ma chronique du EP "Under His Sway". De la genèse aux biographies, j’y explique tout.
C’est fait ?
Ok, parce que je ne reviendrai pas dessus.

L’espérance à peine émoussée par l'EP va prendre une petite collée derrière la nuque avec ce premier album. Le revival des prémices de la scène Black grecque que j’espérais n’est bien sûr pas arrivé et c’est une nouvelle direction musicale qui s’offre à nous avec le projet de Jim Mutilator, une direction qui se résumerait ainsi : Heavy Metal parfois un peu Black. Voilà, c’est ainsi. Maintenant je dois trouver plus de choses à dire.

Mes doigts s’endorment en tapant ces mots mais il convient de les écrire : le premier album est dans la plus totale continuité d’avec l’EP, même production même studio mêmes musiciens.
YOTH IRIA se présente en interview comme un duo composé du mythique Jim Mutilator (ex-ROTTING CHRIST, ex-VARATHRON), en maître du projet et bassiste et compositeur, et de The Magus (NECROMANTIA, THOU ART LORD, PRINCIPALITY OF HELL, ex-ROTTING CHRIST) au chant. Les autres copains sont crédités en tant que musiciens de session, mais quand on mesure la place prépondérante des guitares, leurs arrangements multiples, en plus du travail d’enregistrement, production et mixage, on se rend bien compte que Georges Emmanuel (ex-ROTTING CHRIST) est une pièce maîtresse et que sans lui le vieux Jim n’aurait pas été bien loin.

Jim tient la basse comme durant l’âge d’or des premiers ROTTING CHRIST, c’est pourtant l’instrument qu’on entend le moins (sauf sur l’intro de "The Luciferia" et la fin, sympa et Ambiant, de "Yoth Iria".) Il annonce être le seul compositeur, a-t-il seulement posé la structure de base où a-t-il écrit les guitares (je doute qu’il en soit capable) ? Car c’est à un pur album de Heavy Metal que l’on a affaire, les guitares en sont les stars. Un Heavy Metal dont l’esprit et l’inspiration viennent des années quatre-vingt, c’est à n’en pas douter, mais avec une production moderne dotée d’un son clair et tranchant. Malgré les intentions de créer une musique occulte (il y a de nombreuses intentions, avec des passages calmes, du clavier ou des chœurs) ou sombre (en interview Jim annonce faire du Black Metal) cela ne se retrouve nullement dans les intentions sonores si ce n’est par ce chant éraillé pas tout à fait crié du Magus qui est le seul élément typiquement Black.
Mais seul le profane non initié aux mystères ésotériques (tel que moi) associera les promesses de Black occulte avec des sonorités Black et occultes car en vérité Jim nous le dit (en interview) l’entité Yoth Iria qui donne son nom au groupe est une version lumineuse et positive de Lucifer, et c’est pourquoi la musique de YOTH IRIA est claire, nette et tranchante comme un rayon de soleil qui éclaire l’humanité laissée dans la merde par un Dieu maltraiteur et que vient libérer ce Prométhée. J’ai tenté d’en savoir plus mais je n’ai absolument rien trouvé sur la toile à ce sujet.

Vous ne le savez peut-être pas mais j’aime le Heavy. La vie est trop courte pour que j’en devienne un connaisseur, mais on me met IRON MAIDEN, KING DIAMOND ou SORTILÈGE et je suis très content. Si en plus le Heavy servi commence en fonçant à toute allure ("The Great Hunter") ou balance des blasts + trémolos ("The Red Crown Turns Black") je ne peux que me sentir gâté. Des promesses.
J’aime le Heavy, donc, en particulier pour son énergie sautillante, ses cavalcades épiques et ses duos de guitares mélodiques, et lorsqu’on fait le compte ce qui prédomine sur ce premier album c’est un Heavy appuyé pas tout à fait lourd, avec un tempo qu’on classerait entre moyen et lent ("Yoth Iria", "Hermetic", "Unborn, Undead, Eternal", "Tyrants", ça fait beaucoup). Un Heavy qui prend son temps, presque Doom traditionnel, et qui s’épanouit dans les rythmiques palm muted avec des petites mélodies qui viennent parfois rentre tout ça plus joli. En fait, et étonnamment, PARADISE LOST n’est pas loin.

J’annonce quand même avant d’en remettre une couche que cet album est sympathique et agréable à écouter. J’essaye juste de comprendre pourquoi la prise de pied attendue n’est pas au rendez-vous.
Il m’est apparu que la légère mais persistante impression d’ennui vient d’une répétition d’une même structure dans la composition des morceaux, le classique couplet-refrain-break-couplet-refrain, en plus d’une grosse tendance à répéter les riffs trop longtemps mais, hey, c’est du Heavy presque Doom. Le couplet est en rythmiques palm muted et le refrain plus grandiloquent. Souvent le break en question est très sympa, des chœurs occultes ("The Great Hunter"), une ambiance mystérieuse ("Hermetic Code"), un beau solo bien vintage ("Unborn, Undead, Eternal") mais ça n’empêche pas d’être un peu soulé par ce tic de composition redondant.

Un dernier paragraphe plus positif avant de conclure. "The Mantis" s’en tire très bien, notamment avec cette belle fusion Heavy-Black qui fait un gros clin d’œil à IMMORTAL ou I (le projet solo très Heavy d’Abbath), à son break rythmique excitant et à son intro grandiose qui fait monter les enchères avec chœurs, cuivres et rythmiques en béton façon ROTTING CHRIST (période "Theogonia") ou SEPTICFLESH (même si c’est dommage qu’ils ne capitalisent pas dessus, puisque l’intro prenante se termine abruptement, effet pétard mouillé, pour que le morceau puisse repartir sur le riff Abbathien).
De même le déjà cité "The Red Crown Turns Black" qui sert de single avec son clip (qui est donc considéré comme LE titre fort à mettre en avant) présente pour le coup tout ce qu’il y a de galvanisant, du blast prenant aux vraies cavalcades renforcées par les duos de guitares mélodiques à la IRON MAIDEN.

Oui chers amis je suis resté sur ma faim malgré pas mal de bons points. C’est pro et bien produit. C’est frais et très diversifié. Mais malgré la diversité apparaît vite une sensation de lassitude causée selon moi par une redondance dans les structures des compositions (on aurait aimé plus de surprises ou de libertés), le gavage d’une voix monocorde (le grand Magus aurait pu jouer sur ses différents registres) et une prédominance pour des tempi casse-gueule ni lents ni moyens (quitte à faire du Heavy j’aurais aimé plus de cavalcades entraînantes). En fait l'EP "Under His Sway" était bien plus séduisant et palpitant. Mais bon, Jim Mutilator a déjà déclaré que la suite est en chantier, il est chaud bouillant le Jim, et je suivrai tout de même avec attention la suite des aventures.

Il s'agira pour aujourd'hui d'un timide 3/5.

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   PERE FRANSOUA

 
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- Jim Mutilator Basse)
- The Magus (vocaux)
- George Emmanuel (guitares)
- Jv Maelstrom (batterie)
- John Patsouris (claviers)


1. The Great Hunter
2. Yoth Iria
3. Hermetic Code
4. The Mantis
5. The Red Crown Turns Black
6. Unborn, Undead, Eternal
7. Tyrants
8. The Luciferian



             



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