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EVANESCENCE - The Bitter Truth (2021)
Par VOLTHORD le 8 Septembre 2021          Consultée 1546 fois

À qui EVANESCENCE est aujourd'hui censé plaire ?
Depuis leur dernière sortie en 2011, les Américains ont fait dans le recyclage, "Lost Whispers" d'un côté qui condensait des morceaux rares, puis un "Synthesis" réécrivant les titres du groupe dans une version Électro Symphonique, exercice de style pas vraiment raté mais cherchant à faire du neuf avec du vieux sans trop se fouler. Un album de B-sides et un de remix (avec sortie live en sus !), typique du groupe n'ayant plus vraiment d'inspiration et cherchant encore à capitaliser sur l'aura de nostalgie qu'il inspire encore afin de "créer du contenu".

Mais il faut croire que, quelque part, EVANESCENCE est encore un groupe "majeur". Spotify enregistre plus de sept millions d'auditeurs alors que NIGHTWISH (qui me semble être un groupe Pop Metal à la stature nettement plus affirmée aujourd'hui) en compte deux millions. Certes ce n'est qu'un outil de mesure… mais quel est le fuck messieurs dames ?
Certes, "Fallen" s'impose comme un album nettement plus culte que j'aurais pu l'anticiper à l'époque et il faut croire qu'il y a encore assez d'oreilles attentives pour l'écouter aujourd'hui, "My Immortal" ancré comme une ballade incontournable des années 2000, "Bring Me To Life" entre la soirée kitsch et les souvenirs lycées gothoploucs, mais ça ne fait pas tout, si ?
EVANESCENCE a chômé pendant dix ans, et a réussi tout de même à se maintenir. Les voilà qui reviennent en 2021 avec un album évidemment sans surprise et dont je ne suis ni la cible ni l'heureux récepteur, mais force est de constater qu'il y a encore une fanbase présente. Bref, EVANESCENCE n'est plus un "super groupe" et n'a plus le "moment culturel" en sa faveur, mais il monte encore dans le top 10 des charts de certains pays.
Il n'est has been que dans ma tête.

Comprenez bien, ceci n'est pas une chronique, le dernier papier écrit par mes soins en ces pages ne pouvait pas laisser présager que j'allais être bien tendre avec "The Bitter Truth". Ceci est un appel à témoin : s'il vous plaît, qu'on me dise encore qui a un attachement pour EVANESCENCE autre que cette petite pointe de nostalgie qui pince à l'arrière du crâne là où les cellules vieillissent ? En quoi ce groupe a-t-il aujourd'hui une quelconque pertinence ? Vraiment, je prends n'importe quel argument. Rappelons-nous que dans le fond, si les chiffres de Spotify parlent d'eux-même, c'est bien moi qui ai tort.

Mais j'aime faire mon intéressant donc je vais quand même donner un avis.

Sur "The Bitter Truth", EVANESCENCE se dilue donc encore davantage comme une granule homéopathique. Tout ce que les Américains font ici reprend une formule éculée qui n'a pas bougé d'un iota. On ne le reproche pas à des tonnes de groupes vous me direz, mais c'est aussi parce que rien, plus rien ne se résume à autre chose qu'une dilution faiblarde de ce que le groupe faisait sur un "Fallen" lui-même impersonnel et fastoche. Plus vraiment de riffs accrocheurs, pas vraiment d'émotion mais des embardées de mauvais Rock Post-Grunge aux structures chiantes. Reste une Amy Lee encore charismatique mais dont les tics vocaux semblent être d'une autre époque (le meilleur exemple étant ce "Yeah Right" et ses "tip-tip toppy toe" gênants). Les refrains font plus décrocher qu'accrocher, exception faite de "Feeding The Dark" qui a quelques touches sombres, ou ce "Far From Heaven", qui rappelle que le groupe a été un symphonique quand même, et reste aligné avec cette image de l'adolescent un peu emo qui, baladeur CD en main, regardait ses Vans la clope au bec. Mais aujourd'hui, les jeunes regardent en l'air avec une moue déprimée en fredonnant Billie EILISH, le spleen va avec le monde, et il ne reste de ces emos blasés que des trentenaires dans un job corporate qui pourront éventuellement, au détour d'une formule Excel, masquer le bruit ambiant de l'open space avec ce produit dérivé de leur jeunesse.
Au mieux, "The Bitter Truth" leur rappellera qu'il faut écouter un autre album du groupe. Au pire il les mettra face à leur propre vieillissement. Ils laisseront leur tatouage sous leur chemise cependant, l'acte de désinhibition étant réservé pour le week-end.

Pour rajouter à l'anachronisme de la situation, "The Bitter Truth" sonne comme une démo. Amy Lee a l'air de chanter depuis les loges (et ce même quand elle se multiplie sur plusieurs pistes de chant, comme sur "Better Without You"), les guitares sont volontairement vaseuses et la batterie horriblement compressée et perdue dans les glitchs electronisants.
Il manque un truc. Genre un ingénieur du son.

Plus d'une douzaine d'écoutes plus tard dispatchées sur quatre mois, "The Bitter Truth" ne me renvoie rien de bon, ni rien de mauvais. Il est complètement transparent, et je ne sais vraiment pas à qui il pourrait encore plaire en 2021. Sincèrement hein. Aidez-moi.

_______

Où est-ce que j'en étais ? ah oui c'est ça, en D3, "=NB.SI(A2:A5;"Livré")"...

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   VOLTHORD

 
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- Amy Lee (chant, piano, clavier, programing)
- Troy Mclawhorn (guitare)
- Jen Majura (guitare)
- Tim Mccord (basse)
- Will Hunt (batterie)


1. Artifact / The Turn
2. Broken Pieces Shine
3. The Game Is Over
4. Yeah Right
5. Feeding The Dark
6. Wasted On You
7. Better Without You
8. Use My Voice
9. Take Cover
10. Far From Heaven
11. Part Of Me
12. Blind Belief



             



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