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LAST DAYS OF HUMANITY - Horrific Compositions Of Decomposition (2021)
Par POSITRON le 4 Mai 2021          Consultée 738 fois

Difficile d'écrire des vraies chroniques en ce moment, le machine est usée, fatiguée de devoir dire des vraies choses : quitte à la relancer prenons un disque sur lequel il n'y a rien à dire. LAST DAYS revient en 2021 après quinze ans sans album studio, pour faire toujours plus de bruit, sauf que ça ressemble presque à de la musique. Allô, pardon, département du Grind ? On m'a mis de la musique à la place de mon bruit, là, ça ne va pas du tout ? C'en est presque du Deathgrind, on entend même CARCASS et REPULSION. À l'aide ? Ma Gorenoise où est ma Gorenoise ? Mon royaume pour une ping snare. Ô cruel souvenir de mon vomi passé, œuvre de tant de jours en un seul effacée ! Quoi, hein ? On garde ? Mais on garde quoi, l'album ou la phrase ?

Alors voilà, en fait l'album est cool. On peut le garder, et tout le monde est bien content. LDOH a eu l'intelligence de ne pas vouloir faire un "Putrefaction in Progress" 2, contrairement à un KAARIS ayant eu la bêtise de faire "Or Noir 3" (*), et s'en est retourné vers ses premières amours, c'est-à-dire, le Goregrind "classique". Avec une prod bien dégueulasse où on n'entend pas tous les riffs, certes, avec toujours autant de gargouillements pitchés, en effet, mais, comme, je vous le disais, quelque chose qui ressemble presque à de la musique. Il y a même des samples et des skanks. Et même un D-beat ! Si !

Cette transition "bruit ---> viande" fait peut-être de ce disque la meilleure porte d'entrée dans l'univers digestif des Derniers Jours De L'Humanité, à tel point que je me demande même si le disque n'a pas du décevoir certains fans. C'est-à-dire que non content de jouer des riffs audibles – j'insiste lourdement – et même plutôt bons, "Horrific Compositions Of Decomposition", en plus d'un excellent titre et d'une excellente pochette, bénéficie d'un supplément de pleine puissance sauce béchamel qui pouvait manquer aux albums d'avant "PIP". En tout cas c'est ce qui me pose un peu problème avec "Rancid Juices" et "Hymns", que je trouve un peu faibles soniquement. Vous allez peut-être me regarder avec des grands yeux à parler de problèmes de production sur un album de Grind mais je vous assure que c'est très important. Il y a viande et viande. Ne mélangez pas tout.

Alors bon que dire de plus. C'est LDOH. Si vous aimiez vous seriez probablement déjà au courant. Ma note n'a aucun sens, d'ailleurs je ne sais pas ce que je vais mettre. Je vous avoue qu'entre BEAST IN BLACK, et LDOH je commence à m'inquiéter de l'évolution de mes goûts. Mais, restant pleinement certain et assuré de leur éternelle supériorité ontologique, je vais quand même recommander ce disque aux plus vaillants d'entre vous. Et puis après certains disques figurativement vomitifs sortis récemment – je ne pourrais pas hélas chroniquer certains d'entre eux sur NIME – une bonne dose de vrai vomi, ça nettoie, ça purge, on en ressort tout ravigoté. Voyez-ça comme une ordonnance de votre médecin.

_ _ _

(*) Une dégringolade qui fait mal au cœur quand on connaît la qualité des deux premiers.

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   POSITRON

 
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- Paul Niessen (batterie)
- Bas Van Geffen (guitares, basse)
- Hans Smits (chant)


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