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GRIM REAPER - Rock You To Hell (1987)
Par DARK SCHNEIDER le 4 Octobre 2020          Consultée 636 fois

Imperturbable. Rien ne saurait faire déroger GRIM REAPER à sa loi du Metal. Deux ans après "Fear No Evil" le groupe reprend exactement là où il s'était arrêté. "Rock You To Hell" ne changera donc rien à la formule musicale des Anglais. Et tant mieux, car il est bon de savoir se cantonner à ce que l'on sait faire de mieux quand on n'est pas un génie.

Néanmoins, si GRIM REAPER ne change rien à son approche musicale avec ce troisième album, il n'en est pas de même avec ce qui touche à l'extra musical. Fort d'un certain succès, le groupe parvient tant bien que mal (et surtout mal en fait... on le verra plus tard), à se défaire du boulet Ebony Records pour enfin être uniquement distribué par RCA Records. Ce qui s'accompagnera par une augmentation des moyens qui leur sera allouée pour l'enregistrement de cet album, c'est ainsi que le groupe parvint à se payer un producteur de renom : Max Norman (à qui l'on doit notamment le fabuleux "Thunder In The East" de LOUDNESS). Et franchement, ça s'entend ! Le son est phénoménal comparé aux deux premiers albums, et cela renforce considérablement la musique du groupe. On notera aussi le retour de l'illustrateur Gary Sharpe, qui avait déjà conçu la cover de "See You In Hell" mais dont l'absence était regrettable sur "Fear No Evil". "Rock You To Hell" jouit ainsi d'un bien plus bel écrin, un bon gars ce Gary Sharpe (décédé en 2010, "Chained And Desperate" de CHATEAUX, c'était lui).

Comme d'habitude, l'album démarre par le title track, qui semble a priori bien parti pour être le meilleur morceau de l'album. C'est du GRIM REAPER typique : donc riff ultra mémorable, morceau à la structure classique, et refrain on ne peut plus catchy. On a certes l'habitude avec eux, mais un élément fait la différence : la performance de Steve Grimmett, c'est simple, il n'a jamais aussi bien chanté. Notre hurleur est à son meilleur niveau, particulièrement déchaîné durant tout l'album, il chante comme si sa vie en dépendait. C'est en écoutant ce "Rock You To Hell" qu'on peut comprendre pourquoi il a été un moment bien placé pour remplacer Dickinson dans MAIDEN. Le côté Air Raid Siren, on le retrouve beaucoup ici. Et cette performance n'était pas due uniquement au travail en studio qui permet généralement de tirer le meilleur des chanteurs, voire de les sublimer, car sur la tournée US qui précéda la sortie de l'album, en compagnie d'ARMORED SAINT et HELLOWEEN, il se montra largement au niveau de cette prestation.

"Rock You To Hell" marque donc l'apogée de Steve Grimmett, mais Nick Bowcott ne faiblit pas non plus en termes de songwriting. Vous voulez du riff vous en aurez, des riffs tous simples qui font headbanguer bêtement, irrestibles. Les refrains ne sont pas en reste, il sont terriblement accrocheurs, tel celui de "Night Of The Vampire" ou mieux encore cet implacable "When Heaven Comes Down" qui se montre sans peine au niveau du title track, ou encore le très lève-poing "Lust For Freedom". Les textes sont souvent bien clichesques, parfois désabusés ("Waysted Love"), ou vindicatifs ("You'll Wish That You Were Never Born"), car faut pas déconner on à affaire à des hardos tout de cuir bardés... "I Want More" clôt les hostilités en tapant d'un poing ferme : ce n'est pas sur cette dernière piste que le groupe allait faiblir, et l'album se finit donc aussi bien qu'il a commencé. Finalement, le title track ne constituait pas un climax d'entrée inégalable, tant mieux. Les tempos restent globalement soutenus tout le long de l'album, il n'y a pas de tentatives un peu foireuses de faire un titre pour stades ou une ballade sirupeuse ici, tout au plus un mid-tempo ("Suck It And See", qui n'atteint d'ailleurs même pas les trois minutes). On sent que le groupe veut privilégier uniquement le Heavy dans sa plus pur efficacité.

Il s'agissait donc de leur meilleur album à ce jour, l’aboutissement d'une formule simple mais jouissive. Malheureusement le divorce avec Ebony Records leur posera beaucoup de problèmes, ces derniers leur intentant tout simplement un procès qui aboutira au split du groupe à cause des problèmes financiers engendrés par ce dit procès. Même si le groupe vendait confortablement, ça ne suffisait pas à cette époque à avoir les reins assez solides pour survivre à une telle épreuve (on se rappellera des grandes difficultés d'un MOTÖRHEAD avec Bronze Records). Quelques années plus tard, GRIM REAPER se fit de nouveau connaître via le show MTV Beavis And Butthead, qui prenait un malin plaisir à se moquer de ses trois clips... Bon au moins, ça faisait parler du groupe même s'il n'existait plus. Nick Bowcott partira ensuite travailler pour Marshall Amplification, un job de rêve pour nombre de guitaristes, et depuis quelques années il officie sur YouTube pour la chaîne Streetwater... Seul Steve Grimmett continuera l'aventure musicale de son côté, d'abord avec les thrasheurs d'ONSLAUGHT, puis dans une certaine indifférence avec LIONSHEART, avant de revenir assez logiquement vers la faucheuse.

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Steve Grimmett (chant)
- Nick Bowcott (guitares)
- Dave Wanklin (basse)
- Mark Simon (batterie)


1. Rock You To Hell
2. Night Of The Vampire
3. Lust For Freedom
4. When Heaven Comes Down
5. Suck It And See
6. Rock Me 'till I Die
7. You'll Wish That You Were Never Born
8. Waysted Love
9. I Want More



             



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