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EXCALION - Emotions (2019)
Par JEFF KANJI le 2 Août 2020          Consultée 344 fois

Il fallait à tout prix que je prenne suffisamment de recul sur ce cinquième album des Finlandais d'EXCALION car au-delà d'une magnifique pochette j'avais beaucoup de mal à voir en "Emotions" le superbe album de Power Metal, et le meilleur de 2019 selon Zachary Hietala lui-même. Si bien que je l'ai laissé végéter un peu trop longtemps ce disque, il faut bien maintenant arrêter mon avis.

EXCALION est un bon groupe, il ne faut aucunement le nier, et s'il n'a jamais su non plus sortir de la seconde division du Power finlandais, c'est parce qu'il faisait partie de cette vague de clones qui à l'instar de DREAMTALE ou AXENSTAR (même si ce dernier est suédois) pouvaient sortir de belles choses mais systématiquement dans l'ombre de SONATA ARCTICA ou STRATOVARIUS. Et d'ailleurs "Dream Alive" reste un album de retour tout à fait pertinent, et s'il possède bien ce défaut qui retient de le mettre régulièrement sur la platine, il est pétri de qualités, d'hymnes fédérateurs à la gloire d'un Power Metal enrichi de claviers aériens qui donnent cette patte si caractéristique aux formations du nord.

Et il me reste plus confortable d'écoute que "Emotions", un disque qui me pose plusieurs problèmes et qui suscite autant d'interactions positives. Et le drame c'est que les deux se neutralisent inexorablement. Il faut dire que le début d'album met toutes les chances de son côté pour qu'on le remarque, avec ce chant toujours aussi maîtrisé par Marcus Lång qui sonne toujours autant comme un Tony Kakko en pleine forme. Les mélodies portent suffisamment pour attirer l'attention et ce n'est sans doute pas pour rien qu'il est le single de l'album. Mais hélas j'essaie tant bien que mal de ne pas faire attention à ces synthés pourris dont les Finlandais semblent raffoler, tant chez BRYMIR que BEAST IN BLACK. J'écoute pas du Power pour me taper un mélange de Pop eighties et de Hands Up bon sang ! Sur "Sunshine Path" c'est juste insupportable. Et le groupe récidive juste après et il faut progresser vers la moitié de l'album pour s'en débarrasser définitivement et retrouver des sonorités plus "classiques".

Et je vous vois venir, et vous auriez raison : comment reprocher à EXCALION d'essayer de faire évoluer ses textures et ses sonorités quand l'auditeur, qui se plaindra de son classicisme, ne fera que le rechercher d'une certaine façon ? Sauf que bien sûr je serais un bien médiocre critique en me contentant d'un constat aussi bateau. Le problème n'est pas tant de faire évoluer sa formule, le risque de plaire ou de déplaire est toujours là de toute façon. C'est plutôt que la recherche et l'innovation soient motivés davantage que par une simple volonté de sonner actuel qui n'a pas beaucoup de sens en tant que telle, en témoigne la pléthore de groupes des années 2010 qui sonnent comme sortis du milieu des années soixante-dix en tapant juste musicalement.

EXCALION propose un "Emotions" plutôt varié. C'est mieux vu le titre, mais le quintette, rehaussé d'une violoniste qui fait du bien (notamment sur "Callsigns" un des morceaux les plus réussis) et des chœurs du chanteur d'ALTARIA (qui a aussi relancé la machine l'an dernier, dix ans après "Unholy"), a toujours proposé des albums qui alternent décharges d'adrénaline speed, mid-tempi riffés ("The Golden Horde" dont il est le meilleur représentant) et ballades, bien aidés par le travail d'un Jappe Myllvirta très présent à la composition. "Truth" et "Lost Control" font un super boulot pour commencer l'album, et même si ça retombe derrière avec un "Solitude" tous claviers dehors, "Nightmariner" avec ses breaks intempestifs qui lui apportent une certaine nervosité (même si le refrain n'est pas forcément à la hauteur) fait le boulot. Et en fait on va naviguer dans cet entre-deux pendant quasi tout l'album. La ballade n'est pas honteuse mais insipide, et l'album finit heureusement bien avec l'honnête "The Mercy Racers" et surtout "Callsigns", auquel j'ajoute le bonus "Deep Water" qui dans un style beaucoup plus frontal et direct conclut "Emotions" en trombe.

Alors même si "Emotions" n'est pas déshonorant il sonne hélas un peu trop générique, sans tirer suffisamment son épingle du jeu pour prétendre à autre chose qu'un succès d'estime. À noter pour autant que sur ses deux derniers méfaits, EXCALION a fait largement mieux que son grand frère SONATA ARCTICA, ce qui est au final plutôt inquiétant pour une scène finlandaise qui peine à se renouveler ou en tout cas à trouver un second souffle.

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   JEFF KANJI

 
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- Marcus Lång (chant)
- Jarmo 'jappe' Myllyvirta (claviers)
- Aleksi Hirvonen (guitare)
- Onni Hirvonen (basse)
- Henri Pirkkalainen (batterie)
- -
- Saara Jokiaho (violon, chœurs)
- Taage Laiho (chœurs)


1. Trust
2. Sunshine Path
3. Lost Control
4. Solitude
5. Nightmariner
6. The Golden Horde
7. I Left My Heart At Home
8. The Mercy Racers
9. Callsigns
10. Deep Water



             



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