Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  STUDIO

Commentaires (1)
Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Style : Fifth Angel, Enforcer, Leatherwolf
- Style + Membre : Gatekeeper

TRAVELER - Termination Shock (2020)
Par DARK SCHNEIDER le 3 Juin 2020          Consultée 643 fois

TRAVELER ne s'offre aucun répit suite à la très bonne tenue de son premier album. Passionnés de Heavy jusqu'au bout, certainement heureux de l'accueil positif du public, et notamment du côté de l'Allemagne qui leur a ouvert les portes du Keep It True en 2019 et dont le public a été au rendez-vous durant leur tournée avortée en mars 2020 (*), nos Canadiens n'ont pas perdu de temps et se sont rapidement attelés à la composition de leur second album.

L'univers graphique du groupe s'affirme : même ton de bleu pour l'artwork, continuité du même univers SF, TRAVELER s'est créé son propre monde. C'est bien là à mon avis une des principales qualité de ce groupe : si certains auraient tendance à vite les considérer comme un combo de NWOTHM de plus, je pense au contraire que TRAVELER a fait le taf pour se forger son identité. De part cette identité graphique bien marquée, d'un son de guitare finalement assez caractéristique, et surtout du chant de Jean-Pierre Aboud, qui a sa propre signature vocale, et ça, franchement, c'est rare dans ce milieu où tendent à pulluler les quasi clones de Halford-Dickinson-Tate ou Kürsch. Aboud sonne vraiment comme lui même (j'évoquais le chant de Lothar Antoni dans la chronique précédente, mais ça relève de l'inspiration, pas du clonage). Et ainsi le groupe de Matt Ries, la tête pensante, semble vouloir asseoir cet univers et ne pas trop surprendre l'auditeur, ce nouvel album comportera donc encore une fois huit titres (mais pas d'instrumental cette fois), et propose une production à peu près identique.

Néanmoins, si TRAVELER ne rebat pas les cartes, il ne fait pas non plus dans la stagnation musicale ennuyeuse. "Termination Shock" tend parfois à se faire plus agressif que son prédécesseur, c'est d'ailleurs assez frappant sur son title track qui lorgnerait presque vers le Thrash Metal parfois et sur lequel JP Abboud fournit un travail impressionnant (il faut tendre l'oreille pour bien écouter ses nombreux screams en arrière plan). Ça avoine donc. Comme pour contrebalancer cela, le titre "After The Future" démarre comme une ballade, un moment d'accalmie qui est une première pour le groupe, mais c'est un début de titre en trompe-l’œil car le Heavy reprendra sa place ensuite. Certaines influences se laissent également entendre, étrangement plus que sur le premier album. "Diary Of A Maiden", qui, surprise, porte le sceau d'IRON MAIDEN, avec ses arpèges typiques de la bande à Harris et ses duels de guitares épiques à la "22 Acacia Avenue". Plus original, l'excellent "Terra Exodus" qui clôt l'album de la meilleure des façons m'évoque énormément SCANNER, et ça franchement c'est cool (il faut écouter les deux premiers SCANNER !).

Reste que cet album a quelques menues faiblesses ce qui le rend moins attachant que le premier opus. Un titre comme "Deepspace", bien bourrin avec un riffing proche des premiers jours d'HELLOWEEN, marque cependant moins que le reste ; "Foreverman" mettra également un peu de temps avant de se révéler. Même l'opener "Shaded Mirror", bien qu'étant justement un bon opener, souffre de la comparaison avec son alter ego "Starbreaker" qui avait une dimension magique que je ne retrouve pas totalement ici. Bien qu'un album concis ne contenant que huit morceaux soit certainement ce qui se rapproche le plus d'une certaine voie de la sagesse (ne pas trop en faire, mais bien le faire), quand par contre certains de ces morceaux sont un peu en-dessous ou inégaux la différence se fait sentir encore plus que sur un album qui propose plus de contenu. C'est d'ailleurs bien pour cela que l'on jase tant sur le "Gangland" de qui-on-sait. "Termination Shock" souffre un peu de ce syndrome.

Néanmoins, trêve de pinaillage, ce "Termination Shock" fait quand même très bien le taf et si vous avez beaucoup aimé le premier album il n'y a guère de raison que vous soyez très déçu par celui-ci. TRAVELER affirme une identité appréciable, JP Abboud est impeccable, et le duo entre Ries et Schadlich fonctionne vraiment bien. Le groupe propose également quelques petites facettes nouvelles dans sa musique, c'est un peu moins uniforme, mais, paradoxalement parfois aussi moins mémorable et bizarrement plus influencé par les anciens. Comme si l'ensemble avait été réalisé un peu trop vite. On aurait aimé que TRAVELER passe la vitesse supérieure, il faudra sans doute encore attendre un peu pour cela.

(*) Tournée avortée pour cause de coronavirus évidemment. D'après les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, les salles en Allemagne étaient bien remplies durant leurs shows en co-tête d'affiche avec RIOT CITY. Contrairement à la date parisienne où l'on était à peine une vingtaine au Glazart (et oui, j'y étais, très bon show de la part de TRAVELER avec une petite reprise de "Out In The Fields", mais les musiciens manquaient peut-être un peu de charisme sur scène).

A lire aussi en HEAVY METAL par DARK SCHNEIDER :


LOUDNESS
Soldier Of Fortune (1989)
Plus virtuose que jamais

(+ 1 kro-express)



SORTILÈGE
Métamorphose (1984)
Tout le monde à la botte de SORTILÈGE !


Marquez et partagez




 
   DARK SCHNEIDER

 
  N/A



- Jean-pierre Abboud (chant)
- Matt Ries (guitares)
- Toryin Schadlich (guitares)
- Dave Arnold (basse)
- Chad Vallier (batterie)


1. Shaded Mirror
2. Termination Shock
3. Foreverman
4. Diary Of A Maiden
5. Stk
6. After The Future
7. Deepspace
8. Terra Exodus



             



1999 - 2020 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod