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The BROWNING - Burn This World (2011)
Par CHAPOUK le 24 Avril 2020          Consultée 293 fois

The BROWNING est un groupe d'Electronicore américain. Ça c'est la première phrase que l'on peut lire sur la fiche Wikipédia du groupe et faut avouer que ça nous avance pas bien quand on connaît uniquement son nom…

C'était mon cas en 2018. J'ai découvert The BROWNING avec "Geist", enfin avec sa pochette en premier lieu et ensuite avec sa fiche Wikipédia. Puis comme ces deux objets m'étaient pas d'une grande utilité pour saisir ce qu'ils faisaient je me suis plongée dans le skeud. Ah ben moi qui m'attendais à rien de particulier (même pas une supposition du genre pratiqué) je vous explique pas la surprise ! Enfin si je vous explique mais dans la chronique dédiée hé hé…

Bref, maintenant que je me suis fait la disco à l'envers l'effet de surprise est un peu passé je me suis rendue compte que le groupe a bien galéré à trouver son équilibre… Rien que dans son line-up... Tenez, "Burn This World" sort en 2011 mais il faut préciser qu'à ce moment-là le groupe a déjà six ans d'existence. Qu'est-ce qu'ils branlent depuis 2005 alors ? Et bien à la base ce groupe était le projet solo de McBee donc faudrait lui demander directement. Après que Matt Keck l'ait rejoint en 2009 pour ajouter un peu de Rap à ses compos (et se soit tiré l'année suivante pour devenir YouTubeur) un EP est sorti en 2010. Et puis après quelques mouvements de personnel le line-up a fini par prendre sa forme finale.

Musicalement ici on est pas très éloigné de contemporains tels que ATTACK ATTACK!, les refrains en chant clair en moins. Ah ! Ca refroidit hein ? Parce que vous l'aurez compris, pour écouter du The BROWNING il faut aimer les moshparts, les riffs bas du front, les claviers kitschouilles et les lignes de basse Electro qui font bzzz-bzzz et zwouit-zwouit. Après si vous aimez aussi les arrangements Electro épiques et les mélodies catchy ça compensera peut-être un peu le reste... Mais globalement vous voilà plongés jusqu'au cou dans du Deathcore agrémenté d'éléments Trance, Hardstyle, Gabber et autres qui prennent une place non négligeable dans les compos. En résumé c'est du 50% moshpart 50% Electro.

Là, tous ceux qui continuent à lire ce papier sont sûrement curieux de savoir ce que ça donne. Parce que ceux qui s'en foutent ou qui viennent d'être rebutés par le paragraphe précédent ils ont déjà changé de page…

Ben le tout est très cohérent et la ligne directrice de cet album c'est clairement : ma puissance dans ta gueule. Pour peu qu'on ait tenté l'expérience on se surprend à très rapidement secouer la tête sur la plupart des morceaux. Il faut reconnaître qu'il y a quelques mélodies bien catchy qui déboulent par moments. Comme "Standing On The Edge" qui pour moi démarre vraiment ce skeud, ou le titre éponyme qui fracasse tout aussi bien en termes d'agressivité que d'inspiration. "Ashamed" fait également du bien avec ses lignes de basse Electro grassouillettes qui me rappellent HIGH TONES. Sur "Living Dead" on ne se remet pas de ces arrangements bien trouvés qui nous propulsent dans une atmosphère futuristique et inquiétante. Sur "Forgotten" on se mange une rafale de double-pédale sur fond de d'Electro en 8-bit mais qui se calme par moment pour laisser place à des gros kicks. Quand à "The Sadist" c'est pour moi la réussite de l'album qui mélange habilement tous ces éléments pour terminer sur une note atmosphérique même si légèrement incongrue.

Et puis surtout les passages plus Deathcore sont d'une redoutable efficacité. Alors pris tous seuls je pense qu'ils seraient bien bof mais avec tout ce bordel Electro qui fuse dans tous les sens et se marie très bien aux riffs / rythmes saccadés, le tout donne une patate d'enfer. On secoue la tête au ralenti, on tape du pied, on moshe sur un dance-floor… C'est plutôt sympa au premier abord.

Mais après quelques écoutes, je me dis que cette ligne directrice ultra cohérente représente peut-être un point faible également. Car on a très vite tendance à décrocher sur les titres qui n'ont rien de particulier pour se démarquer. Comme par exemple sur la triplette qui démarre le skeud. Certes on a des growls de démons et une moshpart qui descend jusqu'aux enfers sur "No Escape", ainsi qu'un beat Hardstyle bien dansant sur "Bloodlust" mais ces deux-là ressemblent trop à "Not Alone" pour vraiment exister pleinement. Ou l'inverse, peu importe…

On pourra cataloguer "Time Will Tell", "Tragedy Of Perfection", "Dominator" et "I Choose You" dans la même catégorie d'ailleurs. Ces titres n'ont pas de "défaut" particulier ils sont construits comme les autres, on s'en désintéresse rapidement une fois qu'on a compris le modèle sur lequel ils sont construits.

En résumé un premier skeud un peu bancal mais qui a le mérite de proposer quelque chose d'efficace même si pas complètement novateur. Le groupe semble vouloir donner une patte à ses compos, mais pour le moment tout est trop superficiel, trop léché pour être vraiment accrocheur sur la durée. Ce qui est dommage parce qu'on sent quand même un certain potentiel pour pondre de grosses tueries pour le pit !

2,5/5 arrondi à 3/5 pour l'enthousiasme des premières écoutes.

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   CHAPOUK

 
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- Jonny Bee (chant, claviers, djing)
- Brian Cravey (guitares)
- Jesse Glidewell (basse)
- Noah Robertson (batterie)


1. No Escape
2. Not Alone
3. Bloodlust
4. Standing On The Edge
5. Burn This World
6. Ashamed
7. Living Dead
8. Forgotten
9. Time Will Tell
10. Tragedy Of Perfection
11. Dominator
12. I Choose You
13. The Sadist



             



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