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HEAVY MÉLODIQUE  |  STUDIO

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ALLEN - OLZON - Worlds Apart (2020)
Par JEFF KANJI le 16 Mai 2020          Consultée 919 fois

Quand Jørn n'est pas dispo on fait comment ? Chez Frontiers, on aime bien réunir des chanteurs talentueux sur des disques finement ciselés par son équipe de compositeurs. C'est ce qu'a fait Magnus Karlsson, le stakhanoviste derrière les trois premiers opus de ALLEN – LANDE. Mais il a fini par laisser la main à Timo Tolkki qui visiblement avait lui aussi besoin de boulot. Magnus s'est-il lassé à la longue ? Je n'ai pas la réponse à cette question. Mais comme lui, j'aurais saisi l'opportunité si j'avais eu la possibilité de surfer sur la baraka d'Anette Olzon, qui depuis la sortie du premier album de The DARK ELEMENT et sa reprise de "Lie To Me" en compagnie de SECRET SPHERE s'est rappelée au bon souvenir de la planète Metal qui jusque-là ne lui avait pas forcément rendu, moi le premier, démarrant une seconde carrière qui jusque-là affiche le sans-faute.

Car il faut bien le dire cet ALLEN – OLZON tient toutes ses promesses. C'est à la fois lui faire injure et compliment, mais je crois qu'il est désormais inutile de présenter et de revenir sur les incroyables aptitudes du vocaliste américain qui ne manque encore aucune opportunité de se montrer sous son meilleur jour ("Never Die", "No Sign Of Life"), inaugurant même l'album en solo, là où au final le chant est bien plus partagé par la suite. Il faut dire que les deux voix se marient à merveille. Anette a cet organe tranchant, puissant, qui, quand il est utilisé dans les bonnes tonalités fait mouche ! Ainsi le Heavy catchy de Magnus Karlsson trouve ici des vecteurs plus que porteurs. La complicité entre la Suédoise et son compatriote sont sans doute aussi une des clefs de la réussite de ce disque, que la vocaliste a accepté de faire avec entrain après avoir écouté les démos de Magnus. "The Songs The Night Sings" n'était pas encore réalisé à ce moment-là d'ailleurs et elle aura en un été enregistré pas moins de deux albums pour Frontiers. Elle serait également en train de préparer un second album en solo d'après ses dires, donc on n'a pas fini d'entendre parler d'Anette Olzon.

De son côté Magnus Karlsson n'est pas en reste, car si ça fonctionne autant, c'est aussi parce que les compositions sont excellentes ! L'album est très bien construit, alterne les passages plombés et aérés, aidé par des claviers pile à leur place, qui savent prendre la place quand c'est nécessaire ("One More Chance"), et Magnus Karlsson semble s'y éclater comme un fou. Extrêmement occupé par une carrière de songwriter et de sideman de luxe pour des artistes plus reconnus que lui, Magnus Karlsson n'a pas encore reçu tous les hommages qu'il mérite, même si plusieurs des albums qu'il a concoctés ou auxquels il a contribué ont reçu de bons échos (PRIMAL FEAR, The FERRYMEN), et son FREEFALL fait des étincelles auprès de trop peu d'amateurs. Car son jeu de guitare et ses capacités de compositeur éclaboussent de leur classe.

C'est bien simple, il n'y a pas un seul mauvais titre. Et même ceux qui a priori pourraient traîner la patte, comme "What If I Live", sont sauvés par un refrain magistralement servi par Russell Allen et les chœurs granitiques d'Anette. Et, je voulais à tout prix en parler : qu'est-ce que c'est que ces soli de guitare de malade ?!? Magnus Karlsson était bon ça on le savait à peu près, mais là ! "What If I Live", "My Enemy", "No Sign Of Life"… Je pourrais citer la plupart des morceaux, relevés à chaque fois de splendides soli de guitare qui renverront une partie des aspirants à leurs chères études. En termes de guitare Hard/Heavy actuelle, on est vraiment dans le haut du panier, celui des Alex Beyrodt et autres George Lynch (toujours au top) ; c'est la très grande classe. Ils sont impressionnants ET chantants.

Je me rends compte que j'ai passé beaucoup plus de temps à louer Magnus Karlsson que ses deux vocalistes du jour. Il est certes le cœur du projet, mais comme je le disais plus haut, il faut les bons vecteurs pour faire passer sa musique au plus grand nombre. Et là je me dois bien de dire que si j'ai quitté furieux la True Metal Stage du Wacken 2008, alors qu'Anette massacrait de superbes compositions de Tuomas Holopainen, c'est bien parce que ça ne collait pas (merci à Floor d'avoir permis au groupe de rectifier le tir). Quand Anette, qui a désormais beaucoup de recul sur tout ça, a les moyens de s'exprimer, d'apporter sa touche et d'interpréter des mélodies qui ont souvent des relents FM, et bien elle est complètement dans son élément. À tel point que son association avec Russell Allen coule de source. On n'est pas de ce combat des chefs que les albums d'ALLEN-LANDE pouvaient véhiculer. Nous avons avec "Worlds Apart" un disque de haute tenue, servi par deux interprètes étincelants.

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   JEFF KANJI

 
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- Anette Olzon (chant, chœurs)
- Russell Allen (chant, chœurs)
- Magnus Karlsson (guitare, basse, claviers)
- Anders Köllerfors (batterie)


1. Never Die
2. Worlds Apart
3. I'll Never Leave You
4. What If I Live
5. Lost Soul
6. No Sign Of Life
7. One More Chance
8. My Enemy
9. Who You Really Are
10. Cold Inside
11. Who's Gonna Stop Me Now



             



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