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VENIN - La Morsure Du Temps (2018)
Par JEFF KANJI le 25 Juin 2018          Consultée 1558 fois

Peu de formations de l'âge d'or du Metal francophone des années 80 ont réussi à traverser le temps. Mais il reste toujours des passionnés pour honorer cette scène (et leur jeunesse, la plupart des amateurs de ces groupes sont les mêmes qu'à l'époque ; ces formations peinent à séduire un nouveau public, aux exceptions notables d'ADX, KILLERS et SATAN JOKERS) notamment des évènements comme le Paris Metal France Festival qui ont permis les reformations de DEMON EYES ou encore BLASPHÈME.

VENIN fait partie de ceux qui n'ont jamais accédé au niveau de reconnaissance des formations franciliennes, mais son EP "Venin" de 1986 reste mythique pour les connaisseurs. Il n'empêche qu'en mai 2015, un nouveau départ est acté avec le line-up d'origine ou presque, seul Patrick Labriola manquant à l'appel, remplacé par une connaissance du groupe qui a elle aussi connu les plans galère de l'époque : Vincent Boetto de MARÉCAGE. Et dès septembre il recommence à écumer les bars le Serpent, les petites salles et les rassemblements moto, comme à l'époque. Patrick Ziard 'Le Gaulois' doit alors déclarer forfait pour raisons de santé. Après plusieurs dépannages, VENIN trouve enfin son nouveau guitariste à l'été 2016 avec Francis "Boule" Baud. C'est cette formation qui va s'atteler à l'enregistrement d'un album, car le groupe s'est remis à l'écriture très rapidement.

Les temps ont changé et les moyens aussi. Cette fois-ci direction le studio Evertone, connu notamment pour avoir révélé DAGOBA à ses débuts, pour une production à la fois naturelle et puissante qui met bien les compositions en valeur, et révélant aussi leur puissance. C'est particulièrement flagrant sur "Trafiquant De Rock", titre écrit (tout comme "Guet-Apens") à l'époque de "Venin" et qui partage cette vibe des années 80, si bien qu'on n'a pas l'impression d'avoir réellement quitté le groupe en fait. Un peu comme cette situation où tu recroises un pote et que par miracle rien n'a changé ! C'est un plaisir rare qui vous attend à l'écoute de "La Morsure Du Temps".

On remarquera néanmoins le jeu de Vincent, plus Metal, qui n'hésite pas à tataner ses grosses caisses quand il en ressent le besoin. Il dispose en outre d'un son à la fois naturel et moderne à la fois lui aussi, avec cette grosse caisse triggée dont on profite bien sur l'intro de "L'Instant". On retrouve aussi l'ambiance d'anciens titres comme "Une Vie Pour Un Concert" avec ces arpèges qui eux aussi ont fait un tour de DeLorean jusqu'à mars 2018. On sent plus ou moins la différence dans l'écriture, l'album, au fur et à mesure qu'il avance, montrant ses penchants les plus Heavy. Ainsi on pense y saisir des influences plus allemandes, sur le burné "La Faute Aux Souvenirs" par exemple qui allie rythmiques béton et influences NWOBHM. Le côté à la SAVATAGE n'a pas non plus disparu comme l'excellent "Les Tourments" permet de l'apprécier.

Difficile à croire, mais le groupe n'accuse absolument pas le poids des ans, les soli sont de bonne tenue, la gouaille de Jean-Marc Battini a gagné en aplomb avec le temps (et les kilos), et ses textes (le chanteur-guitariste a repris cette charge qui était l'œuvre de Fabienne à l'origine) sont toujours bien sentis à quelques encablures près ("Pareils à des bourreaux ils ont des yeux de loups" sur "Guet-Apens" j'ai pas trouvé ça fou perso). Il s'est fait aider de Jean-Marc Lagniel pour certains passages de "Souviens-Toi De Moi" et de "La Raison Du Plus Fou", qui concluent l'album en beauté, la première avec son refrain plaintif rentrant instantanément dans la tête et son explosion de chœurs finale épique, la seconde avec son côté à la fois plus Rock et FM, et son refrain "à la TÉLÉPHONE" marquant.

Si au départ on pense qu'on va s'écouter un petit album de Hard/Heavy pépère, il faut bien se rendre à l'évidence : la copie est des plus enthousiasmantes, et la passion qui passe à travers le jeu des cinq Marseillais est contagieuse. Les refrains sont tous de pures réussites et rythment cet album tout au long de ses quarante-sept minutes, idéales pour apprécier le premier album de VENIN, ses mélodies addictives, ses petits leads de basse pleins d'à-propos, ces guitares bien lourdes mais naturelles, maniées avec dextérité et conviction et cette batterie qui fait très bien le boulot.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Jean-marc Battini (chant, guitare)
- Francis 'boule' Baud (guitare, chœurs)
- Fabienne Perrio (basse, chœurs)
- Vincent Boetto (batterie, chœurs)


1. Trafiquant De Rock
2. Guet-apens
3. La Morsure Du Temps
4. L'instant
5. La Nuit Des Fous
6. La Faute Aux Souvenirs
7. Les Tourments
8. Souviens-toi De Moi
9. La Raison Du Plus Fou



             



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