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ASKA - Fire Eater (2013)
Par FREDOUILLE le 30 Avril 2020          Consultée 362 fois

ASKA est le genre de groupes qu’on découvre un peu par hasard sur le Net. Issu de la scène underground américaine, le combo a été formé en 1990 du côté de Dallas-Fort Worth. Peu productif au final, ce "Fire Eater" à la pochette plutôt alléchante, n’est effectivement que le sixième album studio du groupe (sorti sur Pure Steel Records) et fait suite à "Absolute Power" sorti six années plus tôt (2007). Un combo qui n’a véritablement jamais percé même s’il a joué dans plusieurs festivals (en Allemagne notamment) et dans trente-sept pays.

Autant vous prévenir de suite, le disque est honnête sans plus. Il s’écoute difficilement jusqu’à la fin, gâché il faut bien le dire par quelques titres complètement ratés et qui contrastent beaucoup avec la qualité de certains autres morceaux. Dans ces naufrages, on pensera notamment à "Red Cell", "Year Of The Jubilee", à l’interlude dispensable qu’est "The Last Message" ou bien encore à la ballade "Angela". Sans compter la reprise "The Ripper" de JUDAS PRIEST, qui bien que correcte, n’atteint pas le niveau de la composition de 1976. Certes, cette reprise se veut plus virile que la version originale mais au final je trouve qu’elle n’est pas aussi dynamique et que pour le coup que le guitariste-chanteur qu’est George Call cherche à trop en faire venant chercher quelques notes haut perchées un peu à la manière de Midnight (CRIMSON GLORY). Avouez quand même que pour un album flirtant les cinquante minutes pour onze titres, l’ardoise commence à être un peu lourde.

Dommage, parce que le groupe américain, à n’en pas douter honnête dans sa démarche, propose à la base un Heavy / Power Metal somme toute très classique et traditionnel avec un esprit années 80s. Le groupe a de la bouteille et cela se ressent sur les quelques titres forts et bien huilés de l’opus. On pensera sans contestation possible au puissant "Everyone Dies" qui ouvre l’album avec brio, titre qui pourrait se rapprocher de ICED EARTH avec notamment les vocalises d’un George Call lesquelles se rapprochent d’un mélange entre Matthew Barlow et Tim Owens. Un chant plus que correct, puissant, un poil rageur mais qui n’atteint pas les sommets des deux références citées. Il remplit néanmoins le contrat haut la main et notamment lorsqu’il est combiné à des riffs un peu plus lourds tel que sur l’excellent et très épique "Valhalla".

"Valhalla" qui n’est autre que le meilleur morceau de la galette. Une chanson aux tonalités plus lourdes, particulièrement accrocheuse, dotée d’un refrain imparable (‘Kill, Kill ! The Valkyries ride out on Odin’s Command...’) et possédant de très belles lignes mélodiques soutenues par quelques tintements de cloche en fond. Une véritable réussite : comme quoi ASKA sait aussi écrire quelques brûlots. D’ailleurs, quand il enfile ses habits MAIDENiens cela donne un "Son Of A God" très vif et rapide fort d’une rythmique rappelant sans conteste la bande à Harris. Même chose pour le très rapide "The Eye Of Serpent" sur lequel on va retrouver quelques belles guitares à la IRON MAIDEN et ces roulements de batterie typiques du groupe anglais. Quelques morceaux qui viennent donc sauver l’album de la déconfiture, la faute comme je l’écrivais plus haut à des compositions soit vraiment faiblardes soit qui donnent dans un autre registre.

Nous avons donc pour commencer cette ballade de presque sept minutes, "Angela", un tantinet sombre et qui détonne nettement avec le reste. En effet, les vocalises de George Call se font tout à coup moins viriles, les guitares sont plus light et sonnent même un peu Hard US des années 80, les arrangements sont franchement un peu kitsch et pas forcément indispensables. Une balade ratée qui ne laissera donc pas un souvenir impérissable. Dans un registre différent, on a aussi ce "Red Cell" qui est un raté complet je trouve. Déjà la production du morceau jure carrément, tant et si bien que ce dernier semble issu d’une autre session d’enregistrement. Et puis "Red Cell" n’atteint réellement pas la musicalité d’autres compositions ("Everyone Dies" et "Valhalla" en tête) et flirte par endroits avec le presque n’importe quoi, et notamment avec ces claviers qui n’ont décidément rien à faire ici et qui sont en duel avec des soli sans réelle âme. Bref, tout ce que je n’aime pas dans le Heavy / Power US (à noter que l’ami George tend à se rapprocher vocalement ici d’un Tobias Sammet). Si "Harlot Of Eden" reste correct et vient aussi sauver les meubles, le titre balançant quelques riffs puissants au début avant de s’adoucir au niveau des guitares, pouvant même évoquer WHITESNAKE, on atteint malheureusement le pompon avec "Year Of Jubilee" accompagné de cloches de Noël et de quelques claviers un peu désuets mais imprimant par endroits un certain côté épique. Que tout cela manque de riff et ne sonne pas vraiment Metal, on se rapproche d’ailleurs et dans l’esprit, d’un AVANTASIA version light ! C'est dire !

En conclusion "Fire Eater" n’est certainement pas un disque indispensable même s’il comporte quelques bons voire très bons titres ("Valhalla"). On regrettera que ASKA n’ait pas proposé tout du long des titres de la trempe de "Valhalla", de "Everyone Dies" ou bien encore de "Son Of A God", morceaux qui se veulent plus puissants et surtout plus cohérents que les ratés façon "Year Of Jubilee" ou encore "Red Cell". Un disque qui manque de beaucoup de choses au final, de rythme notamment, mais qui pourra tout de même intéresser, du moins je l’espère, les fans de JAG PANZER, ICED EARTH, LIEGE LORD voire même de IRON MAIDEN. À écouter pour le côté découverte !

Morceaux préférés et à sauver : "Valhalla", "Everyone Dies", "Son Of A God".

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   FREDOUILLE

 
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- George Call (chant, guitares)
- Keith Knight (basse, choeurs)
- Chris Menta (guitare)
- Danny White (batterie)


1. Everyone Dies
2. Dead Again
3. Valhalla
4. Son Of A God
5. Angela
6. Harlot Of Eden
7. Red Cell
8. The Ripper
9. Year Of Jubilee
10. The Last Message
11. Eye Of The Serpent



             



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