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POWER METAL  |  LIVE

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KAMELOT - I Am The Empire: Live From The 013 (2020)
Par FREDOUILLE le 13 Novembre 2022          Consultée 603 fois

Troisième Live officiel des Américains de KAMELOT… Si "The Expedition" en 2000 et sorti en version Cd est de l’ordre de l’anecdotique (malgré ma chronique ici même sur Nightfall et la note que je lui ai attribuée), il n’en est bien évidemment pas de même pour "One Cold Winter's Night" sorti en 2006. Un DVD / double Cd qui mettait en exergue un superbe concert des Américains. Mise en scène théâtrale des plus réussies, des décors tout à la fois sobres et classieux, quelques guests de luxe (Simone Simons, Snowy Shaw, Sascha Paeth…) et surtout un groupe au sommet de son art et à l’époque, emmené par un Roy S. Khan (*) (CONCEPTION) des grands soirs ! Un Live qui marqua tout simplement les esprits.

Bien évidemment depuis 2006, de l’eau a coulé sous les ponts chez KAMELOT. D’ailleurs, il ne reste du line-up de "One Cold Winter’s Night" qu’Oliver Palotai aux claviers et l'éminent Thomas Youngblood, leader/fondateur/compositeur et guitariste du groupe. Ce sont désormais Sean Tibbetts à la basse, l’excellent Alex Landenburg (CYHRA, MEKONG DELTA) à la batterie (arrivé tout récemment en 2019 en remplacement de Johan « Jo » Nunez), c’est donc ici son premier disque avec KAMELOT, et surtout fait important, le Suédois Tommy Karevik (frontman de SEVENTH WONDER) au poste de vocaliste qui complètent le line-up. Tommy Karevik officiant désormais derrière le micro depuis l’album "Silventhorn" sorti en 2012 (soit déjà dix ans à l’heure où j’écris ces lignes !). Un type qui a réussi mine de rien à remplacer avec un certain brio l’ami Roy S. Khan tant ses vocalises tout à la fois délicates et chaudes, se rapprochent très fortement de celles du Norvégien. Aussi, deux autres albums, avec Tommy bien évidemment au chant, et que l’on pourra qualifier de très réussis ont suivi, soit "Haven" en 2015 et "The Shadow Theory" en 2018. Il y avait donc matière pour KAMELOT à sortir son troisième Live officiel « ère Tommy Karevik » (et c’est aussi l’occasion de découvrir Tommy sur scène et de voir de quoi il est réellement capable) et qui nous est présenté ici en version double Cd/DVD et Blu-Ray – et je dois dire que l’ensemble est une nouvelle fois des plus soignés, c’est à vrai dire un très bel objet. À voir si le contenu est donc du même acabit.

Si "One Cold Winter’s Night" avait placé la barre très haute, je serais tenté de dire que KAMELOT a su renouveler l’exploit avec "I Am The Empire: Live From The 013", concert enregistré le 14 septembre 2018 au Poppodium 013 (d’où le nom du Live !) à Tilburg aux Pays-Bas dans une grande salle comble (beaucoup de monde au rez-de-chaussée et à l’étage sur les côtés) et largement toute acquise à la cause des Américains. À mon humble avis (j’avoue ne pas avoir revu le "One Cold Winter’s Night" depuis des années), le groupe propose ici tout aussi bien.

En effet, déjà la première réussite notable de ce Live est le son… qui est excellent (production réalisée par Thomas Youngblood et mixage effectué par Sascha Paeth un ami du groupe). Le son est clair, puissant et soigné laissant la place nécessaire à chaque élément que ce soit le public déjà très en verve et que l’on perçoit parfaitement lorsque Tommy le fait grandement participer (l’ambiance est carrément palpable sur l’excellent "Forever" notamment) ou au niveau des instruments, chacun ayant largement la place pour s’exprimer. En effet, on perçoit parfaitement chacun d’entre eux que ce soit la guitare (son grain un peu rugueux sur "Rule The World"), les soli toujours très bien exécutés de Thomas Youngblood, les claviers d’Oliver conférant de beaux paysages sonores, la batterie nette d’Alex quand ce n’est pas la basse clinquante à souhait de l’efficace et remuant Sean Tibbetts ("Forever"). Les quelques samples proposés ici (sur "Insomnia" notamment) sont également de qualité et apportent une tessiture plus moderne (à l'instar de ce que l'on retrouve d'ailleurs sur "The Shadow Theory").

À l’identique, le chant de Tommy, excellent au demeurant, est nettement mis en évidence ici et ce tout au long du concert que ce soit sur des ballades de toute beauté à l’image de la mélancolique "Here’s To The Fall" (pétard le bougre nous fait même hérisser les poils sur les bras) chantée dans le noir, Tommy est entouré d’une pluie de lumières de portables (les plans filmés proposés sont d’ailleurs superbes avec ce ballet de lumières), ou au niveau de morceaux plus énergiques tels que "March Of Mephisto" ou bien encore l'efficace "Phantom Divine". De la même façon, les duos proposés ici durant le concert montrent un équilibre parfait et une harmonie entre les chants. Pour résumer donc, une très bonne qualité sonore que l’on retrouve aussi bien sur les versions audio (double CD) que vidéos (DVD/Blu-Ray). À noter que le contenu des Cds est le même que celui des versions vidéos, soit le même nombre de titres et la même durée. Environ 1h45 de show ! Enfin, niveau décor, la scène est plutôt bien fichue, assez sobre et épurée avec en toile de fond la pochette de "The Shadow Theory". Bien évidemment, nous avons droit durant le concert aux sempiternels effets pyrotechniques (artifices et colonnes de flammes et de fumées) et jeux de lumière fluides et adéquats.

Passons donc désormais au show et à la setlist plutôt bien garnie et équilibrée qui fait surtout la part belle aux trois derniers albums du groupe avec un accent mis sur "The Shadow Theory" (ça va de soi !) avec pas moins de cinq titres si l’on compte l’outro symphonique qu’est "Ministrium (Shadow Key)", - on regrettera cependant l’absence de l’excellent "Verspertine (In Crimson Bride)" qui avait largement sa place ici - et "Haven" avec six titres. Trois morceaux sont présents pour le mi-figue mi-raisin "Silventhorn" en comptant l'interlude "Manus Dei". KAMELOT n’a cependant pas oublié les albums un peu plus anciens. Un titre pour "Karma" et pas des moindres puisqu’il s’agit de l’excellent "Forever" (quelle mélodie !), un titre également pour "Ghost Opera" avec l’excellent et musclé "Rule The World", ses quelques lignes orientalisantes, titre qui passe parfaitement l’épreuve de la scène avec son riffing de qualité, deux titres pour "The Black Halo" et pas des moindres non plus avec les excellents et incontournables "March Of Mephisto" et "When The Lights Are Down", et enfin un titre aussi pour "Poetry For The Poisoned" avec "The Great Pandemonium", un des meilleurs morceaux de ce disque en demi-teinte et qui met carrément le feu ce soir-là. Du très grand KAMELOT d'ailleurs !

Une fois ce descriptif fait au niveau setlist, n’y allons pas par quatre chemins, les Américains sont dans un grand soir et vont délivrer là un set très carré et solide déroulant leur Power mélo-symphonique classieux et séducteur avec beaucoup d’énergie et emmené par un Tommy Karevik élégant (exit la capuche du début/milieu de concert, place ensuite à une chemise noire et cravate de la même couleur à partir de "Here's To The Fall") et assurément en très grande forme (sur "Forever" il fait montre de toutes ses capacités vocales, c'est assez impressionnant !) et auteur d’une prestation sans faille que ce soit au niveau des nouveaux titres ("Insomnia") mais aussi des anciens, des ballades (il est tout à fait exceptionnel sur la très jolie "Here’s To The Fall", c'est même carrément splendide) mais également lorsqu’il s’agit de communier, interagir avec le public, je pense notamment à un des points culminants de ce concert à savoir l'éminent "Forever", titre en version allongée ici (près de quatorze minutes tout de même !) et offrant un très bel échange participatif avec le public.

Par ailleurs et une nouvelle fois KAMELOT n’a pas lésiné sur les guests, puisque l’on va retrouver de nombreux invités durant le concert. À commencer par l’ami Sascha Paeth que l’on va retrouver à la guitare avec Thomas Youngblood sur "Ravenlight", titre issu du dernier album et qui passe là aussi comme une lettre à la poste. C’est la pulpeuse Lauren Hart (ONCE HUMAN) que l’on retrouve également sur "Phantom Divine", titre d’ouverture. Lauren apportant une tessiture très agressive, growls à l’appui, mais qui, je trouve, défigurent un poil l’envergure mélodique du morceau.

Parmi les collaborations marquantes du concert, on pourra aussi citer la participation d’EKLIPSE, un quatuor à cordes (violons/violoncelles), qui ajoute volontairement un côté très symphonique sur "My Confession", titre mélancolique sur lequel nous allons aussi retrouver la charmante Elyse Ryd d'AMARANTHE. Une Elise Ryd que l’on va retrouver également sur deux autres titres-phares du concert à savoir sur "Sacrimony (Angel Of Afterlife)" et sur le culminant "March Of Mephisto" (sur l’intro des plus marquantes de la soirée, tambours à l’appui) et sur lesquels on retrouvera aussi la miss Alissa White-Gluz (ARCH ENEMY). C’est donc Alissa qui remplace sur "March Of Mephisto", souvenez-vous, un certain Shagrath (DIMMU BORGIR) qui était mis en vedette à l’origine sur ce classique du groupe. La mise en scène est en tout cas de qualité et Alissa y effectue une prestation plus que convaincante, entre growls et chant clair, apportant ce côté obscur caractérisant ce morceau. On retrouve également Alissa sur l’énergique et puissant "Liar Liar" (qui fait ici d'ailleurs office de rappel pour une fin en apothéose sous des artifices et une pluie de confettis). Alissa y est assez impressionnante vocalement mais davantage par son chant clair (car elle a une putain de voix claire c’est un fait) que par ses growls et ses multiples "Liar Liar" scandés avec virulence.

Parmi les invités on mentionnera également la très belle prestation de la belle Charlotte Wessels (DELAIN) vêtue d’une longue robe blanche, et qui offre de sa voix suave et angélique un magnifique duo avec Tommy sur la non moins magnifique ballade qu’est "Under Grey Skies" (issue aussi de "Haven"). C’est la séquence émotion du concert assurément (avec "Here’s To The Fall" bien évidemment). Enfin, comment ne pas souligner sur ce "Burns To Embrace" (titre situé juste avant le rappel et qui va laisser le public scander KA-ME-LOT, KA-ME-LOT,...) à la sublime mélodie, l’apparition d'une chorale de cinq enfants (dont le fils de Thomas Youngblood), peu rassurés pour certains (en même temps se retrouver là sur scène devant un public nombreux et réactif à l'âge de onze-douze ans, ce n'est certainement pas évident), comme pour mieux retranscrire les chœurs que l’on pouvait déjà entendre sur la version de l’album. La place est en tout cas laissée à la chorale comme il se doit pour bien mettre en évidence justement ces chœurs qui ajoutent véritablement au charme de la chanson. Comme je le disais dans la chronique de "The Shadow Theory", la fin de ce morceau touche véritablement au divin. Un des passages marquants aussi de ce concert.

Enfin, KAMELOT n’évite pas l’exercice du solo batterie/claviers qui ne dure pas des lustres non plus (et c’est tant mieux) – environ cinq minutes – et qui laisse en tout cas tout loisir à Alex le nouveau venu et à Oliver Palotai de s’exprimer comme il se doit pour une ambiance un tantinet Jazzy. À noter qu’Oliver jouera aux claviers avec une sonorité qui tire davantage vers l’accordéon le début rapide de "The Fourth Legacy" (comme quoi l’album n’est pas totalement délaissé !) et qui forcément est très bien accueilli par le public.

Globalement, c’est donc à un excellent concert de KAMELOT que l’on a affaire ici, avec une setlist très solide donc, bien équilibrée avec son lot de surprises (mise en scène, théâtralité, guests,…) ajoutant un certain dynamisme à la qualité de la prestation du soir. Les morceaux issus des deux derniers albums font quand même leur petit effet sur scène (il n’y a guère que "Amnesiac" un brin répétitif et sans grande saveur, qui me laisse un avis mitigé, mais je chipote). D’autant que le concert est particulièrement bien filmé avec des plans n’oubliant aucun des musiciens, et ne multipliant pas les plans à outrance pouvant parfois fatiguer. Il n’en est rien ici fort heureusement. Le concert propose des plans en couleur mais aussi en noir et blanc améliorant du même coup l'esthétique visuelle. Le rendu est très professionnel et sobre. Globalement, c'est quand même nettement moins sombre que sur "One Cold Winter's Night". Enfin, la salle et le public ne sont également pas oubliés, puisque le concert leur consacre également de larges plans (le rendu sur "Here’s To The Fall" avec les portables allumés dans le noir est juste sublime), parfois panoramiques offrant une idée de l'ampleur de l'évènement. "I Am The Empire: Live From 013" est donc un très bon moment à passer révélant donc un KAMELOT des grands soirs, emmené par un Tommy Karevik qui crève indubitablement l'écran. Il démontre là qu'il est assurément un excellent frontman fort de vocalises véritablement impressionnantes et proches de la perfection.

En un mot ? Ce "I Am The Empire: Live From The 013" est juste splendide !

(*) Roy S. Khan aura tout de même enregistré sept albums avec KAMELOT.

Note réelle : 4,5/5.

Les sommets du concert : "March Of Mephisto", la triplette "Here's To The Fall"/"Forever"/"Burns To Embrace".

Les curiosités : "Rule The World" pour son ambiance et son excellent riffing, "My Confession" et son quatuor à cordes, "Under Grey Skies" pour le plus joli duo du concert.

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   FREDOUILLE

 
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- Tommy Karevik (chant)
- Thomas Youngblood (guitare)
- Sean Tibbetts (basse)
- Oliver Palotai (claviers)
- Alex Landenburg (batterie)
- Guests :
- Sascha Paeth (guitare sur 10)
- Lauren Hart (chant sur 2)
- Alissa White-gluz (chant sur 12,15,20)
- Elize Ryd Sur (chant sur 7,12,15)
- Charlotte Wessels (chant sur 9)
- Thomas Dalton Youngblood (chant sur 19)
- Eklipse (cordes sur 7)


1. Transcendence
2. Phantom Divine (shadow Empire)
3. Rule The World
4. Insomnia
5. The Great Pandemonium
6. When The Lights Are Down
7. My Confession
8. Veil Of Elysium
9. Under Grey Skies
10. Ravenlight
11. End Of Innocence
12. March Of Mephisto
13. Amnesiac
14. Manus Dei
15. Sacrimony (angel Of Afterlife)
16. Drums And Keys Solo
17. Here's To The Fall
18. Forever
19. Burns To Embrace
20. Liar Liar ('wasteland Monarchy)
21. Ministrium (shadow Key)



             



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