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HARD ROCK  |  STUDIO

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- Style : Ac/dc

D.A.D - A Prayer For The Loud (2019)
Par DARK BEAGLE le 29 Juillet 2019          Consultée 1666 fois

Vous savez ce qui est bon avec le Rock ? C’est sa simplicité intrinsèque. Pas de prise de tête, c’est direct, pour les paroles, on ne s’emmerde pas trop : un couplet, un refrain et c’est tout ce qu’il faut pour passer un moment agréable à la base. C’est vrai quoi ! Pourquoi s’enquiquiner avec un clavier, proposer des structures alambiquées en diable pour finalement se dire après neuf minutes que c’était bien sympa, mais question mémorisation des riffs, on est parfois proche du zéro absolu. Et pourtant, j’adore le Prog. Mais il y a toujours ce besoin de revenir à une formule plus franche, plus directe. Genre MOTÖRHEAD. Et comme on dit, à défaut de grive, il faut se contenter de D.A.D.

Holà ! Attention ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : D.A.D. ce n’est pas un sous-MOTÖRHEAD, ça ne l’a jamais été d’ailleurs, malgré quelques atours punkisants par moments (ce qui, en soit, est une forme de radicalisation du Rock où l’on va au minimum, avec une absence de solo et un mec qui sait vaguement chanter. Ou beugler). C’est un groupe de Hard Rock racé, qui ne s’encombre pas de fioritures inutiles. "A Prayer For The Loud", qui signe le retour des Danois après huit ans d’absence, en est la preuve. 44 minutes de Rock’N’Roll pour onze titres, faîtes le calcul vous-même, mais l’équation est bonne, il n’y a rien qui dépasse les cinq minutes ici.

Connu pour un certain minimalisme musical dû à Stig Pedersen qui joue sur une basse à deux cordes, c’est faire un faux procès au groupe, qui dispose d’une belle amplitude sonore (et la basse a du corps, on l’entend distinctement tout du long, elle amène son groove, comme quoi pas besoin de cinq ou six cordes sur cet instrument). D.A.D n’est pas à proprement Heavy, mais il n’hésite pas à approcher le genre de temps en temps afin d’apporter un contraste assez saisissant sur ce disque que l’on pourrait qualifier de « cool ».

Cool, oui, parce que dès l’entame, on tombe sur une formation qui n’agit pas comme un chien fou, à sauter à la gorge, secouer la gueule suffisamment violemment pour l'arracher. Non, parce que nos Danois sont subtils et qu’ils ne manquent pas de charmes. Du moins, pas sur le plan musical. La guitare assène son riff pour que Jesper Binzer puisse poser sa voix délicieusement éraillée. Là aussi, ce genre de voix, c’est un fondamental du Rock, de celles qui viennent tout de suite provoquer un petit fourmillement de contentement à la naissance de la nuque. Et non, ça ne se traduit pas forcément par un cou martyrisé par les mesures.

Et difficile de prendre les D.A.D à défaut, quelle que soit leur approche. Ils peuvent taper du Blues (le title-track), se risquer à la ballade sans avoir l’air ridicule ("A Drug For The Heart") pour tout de suite après taquiner le goujon du côté de MOTÖRHEAD dont il était question plus haut avec "Musical Chairs", le tout ponctué par des refrains qui peuvent être sacrément monstrueux (et encore une fois, j’ai envie de citer "A Prayer For The Loud", mais on peut aussi mentionner "The Sky Is Made Of Blues" ou encore "Happy Days In Hell").

Évoluant toujours avec beaucoup de simplicité, que ce soit dans les textes, la musique, D.A.D (acronyme génial du non moins génial Disneyland After Dark) tape juste et bien. Et, partant de ce constat, il fait plaisir à entendre. Encore une fois, les quarante-quatre minutes de cet album passent toutes seules, elles n’ont pas besoin qu’on leur force un peu la main. Les Danois poursuivent donc sur leur lancée, celle qu’ils s’étaient tracée déjà dans les années 80, ne prenant que les wagons de la modernité pour continuer à sonner actuel, en phase avec leur époque, tout en proposant quelque chose de roots, ce qui n’est pas toujours une mince affaire.

Et au final, "A Prayer For The Loud" est un disque revigorant, du genre que l’on écoute pour se filer la patate. À l’instar de Suzi QUATRO dont l’album "No Control" est sorti à la même période que celui-ci, D.A.D est partisan d’une formule directe et franche, et ne trompe pas sur la marchandise. Les Danois réalisent un comeback inattendu et inespéré, en signant ce qui est peut-être bien le disque de Hard Rock de cette année 2019, ni plus, ni moins, avec son cocktail détonnant de fraîcheur et de riffs simples mais jamais simplistes. Oh ça non. Bref, si vous aimez le Rock’N’Roll et que vous voulez vous en mettre plein les oreilles, vous savez ce qui reste à faire !

Note réelle : 4,5/5.

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   DARK BEAGLE

 
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- Jesper Binzer (chant, guitare)
- Jacob Binzer (guitare)
- Stig Pedersen (basse, choeurs)
- Laust Sonne (batterie, choeurs)


1. Burning Star
2. A Prayer For The Loud
3. Nothing Ever Changes
4. The Sky Is Made Of Blues
5. The Real Me
6. No Doubt About It
7. A Drug For The Heart
8. Musical Chairs
9. Time Is A Train
10. Happy Days In Hell
11. If The World Just



             



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