Recherche avancée       Liste groupes



      
DEATH TECHNIQUE  |  STUDIO

Commentaires (1)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


RIVERS OF NIHIL - Where Owls Know My Name (2018)
Par OPENCHAKRAS le 7 Mai 2019          Consultée 465 fois

Je suis allergique à tout ce qui est teinté de Deathcore. Même quand celui-ci est classé technique, on se retrouve souvent avec un monoriff et sa variation primaire, le tout sur une seule corde, pendant l’espace d’un morceau de sept minutes qui en paraissent au final quinze… Le tout saupoudré d’un abus conséquent de double pédale.

RIVERS OF NIHIL est un groupe que j’avais donc quasiment rangé dans la case paspourmoi. Attention, j’étais loin de penser que le groupe est mauvais, bien au contraire… Et bien sûr, je grossis le trait avec mon histoire de monoriff : ce groupe envoie du pâté techniquement.

Cependant, avec leur troisième opus studio "Where Owls Know My Name", je me suis permis une redécouverte de leur art.

D’ailleurs pour la petite histoire, pour ceux qui se demandent qui est OWL, les membres du groupe répondent eux-mêmes : « Owl est le dernier homme sur terre, qui a fusionné sa conscience avec la planète et qui est le dernier témoin de sa destruction ». Le thème de l’album, axé sur le deuil et le fait de vieillir, retranscrit la notion du temps qui passe mais aussi celle de la maturité acquise au fil des jours.

Et en parlant de maturité, à la différence de leurs autres albums qui respectaient un poil de trop un cahier des charges en matière de gros Death, le groupe propose ici une approche plus expérimentale, plus progressive de sa musique. Les Transilvaniens exposent une version beaucoup plus personnelle de leur musique, qui est presque introspective par moments. D’ailleurs, la track d’intro "Cancer/Moonspeak" et son combo voix susurrée + son synthé ambiant pourra amener la fan-base primaire à se demander si elle ne s’est pas trompée de CD.

La musique du groupe a bel et bien subi une mue sur cet album. Grande nouveauté : on remarquera la présence de saxophone (qui est à la mode dans le Metal en ce moment) sur plusieurs morceaux, dont la semi-ballade énervée portant le titre éponyme de l’album. Mais l’on se retrouvera aussi avec un solo de clavier façon 70s sur "Subtle Change" et globalement pas mal de synthés et d’ambiances un poil électroniques par moments, le tout tacheté de Post Ambiant. Je dirais que sur cet album certains passages pourraient aussi faire penser à du TEXTURES.

"Where Owls Know My Name" se révèle être beaucoup plus organique que ses prédécesseurs et positionne le groupe sur un cap différent. Il possède toutes les cartes en mains et les qualités pour faire évoluer sa musique, et l’on attend la prochaine transformation avec impatience.

A lire aussi en DEATH TECHNIQUE :


REPLACIRE
The Human Burden (2012)
On joue de la musique à Boston ? Oui, de la bonne




HIDEOUS DIVINITY
Adveniens (2017)
Rital un jour, mais pas toujours...


Marquez et partagez




 
   OPENCHAKRAS

 
  N/A



- Adam Biggs (basse, chant)
- Brody Uttley (guitare électrique & acoustique, claviers, programmation)
- Jake Dieffenbach (chant)
- Jared Klein (batterie, chant)


1. Cancer / Moonspeak
2. The Silent Life
3. A Home
4. Old Nothing
5. Subtle Change (including The Forest Of Transition
6. Terrestria Iii: Wither
7. Hollow
8. Death Is Real
9. Where Owls Know My Name
10. Capricorn / Agoratopia



             



1999 - 2019 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod