Recherche avancée       Liste groupes



      
INDIE PSYCHÉ ROCK  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 

1996 Cream
 

- Membre : The Cult

HOLY BARBARIANS - Cream (1996)
Par MULKONTHEBEACH le 22 Janvier 2019          Consultée 503 fois

Le taciturne et nébuleux mais néanmoins génial Ian Astbury, ayant décidé de quitter The CULT à l’époque, la faute aux sempiternelles divergences artistiques d’avec son complice de toujours, Billy Duffy, se lance alors dans un projet musical plus à même de répondre à ses attentes d’alors, plus psychédéliques, moins Hard Rock dans la forme, appelé HOLY BARBARIANS… Composé avec le guitariste Patrick Suggs et accompagné des frères Garett à la section rythmique, dont le batteur officiait déjà sur le bouquetin de 1994, l’album est effectivement bien différent du travail de Ian au sein du CULT à bien des égards.

L’heure est au bilan de mi-parcours pour Astbury. Se confondant en excuses sur le très Glam "Blind" pour ses années américaines où il s’assaisonnait de substances illicites, grisé par l’immense succès mondial de l’album "Sonic Temple" et son incapacité à le gérer sereinement, ce titre est bien envoyé et rempli de conviction, premier bon point ! Co-produit par Matt Hyde dont on ne présente plus l’œuvre, si ce n’est un travail remarquable du côté de MONSTER MAGNET, Ian se fait plaisir tout en donnant l’impression de douter sans cesse, sur ses choix, sa vie, ses envies. On sent immédiatement que cette récréation ne le contente pas suffisamment, faute d’amitié ou de partenariat réel, la nouveauté ne fait pas tout ! Le correct "Space Junkie" fait vaguement penser au groupe qu’avait formé le chanteur du SNAKEPIT, attendez un peu que ma mémoire revienne, mais oui Eric Dover et son IMPERIAL DRAG, influencé lui aussi par le Rock Anglais des 70s, qui avait des qualités.

L’analogie est aussi à prendre en compte dans les textes, toujours profonds du plus indien des anglais, sur "Opium", et sa longue complainte acoustique, très réussie, où Suggs parsème quelques notes parfaitement maîtrisées et inspirées. S’il n’est pas le comparse idéal d’un Astbury, qui a besoin de répondant face à ses exigences artistiques parfois hasardeuses, auxquelles sait parfaitement faire face Billy Duffy, le guitariste ici présent s’en sort plutôt bien, notamment sur l’excellent "She" avec ses chœurs entêtants. Les frères Garett ne sont pas en reste, et proposent une interprétation personnelle, et savent donner une dimension à des chansons intéressantes, mais qui donnent parfois l’impression qu’elles ont été écrites un peu rapidement, ce qui est le cas sur "Cream", qui donne son nom à l’album. Toutefois, son solo efface un peu nos impressions, et nous pousse à aller plus loin dans son écoute.

Il faut prendre cet album pour ce qu’il est, un voyage musical psychédélique d’un musicien bohème, agaçant parfois, mais toujours sincère. "Magick Christian" où se rencontrent tour à tour Janis Joplin et Bob Dylan est à écouter pour s’en convaincre ! Là où "Brother Fights" nous renvoie en plein terrain Rock, immédiat, mais ce pont, ce pont émotionnel au possible transcende tout sur son passage, alors que l’on ne l’attendait pas ou plus…
Ian est toujours ce chanteur empreint de lyrisme, qui ne se contente jamais du peu, il compose, il assimile, digère, puis éructe sans fard ses mots au sein d’une mélodie, car il est avant tout l’artisan de son art, il travaille dur pour arriver à finir ses travaux, tel un orfèvre. Se sachant ainsi en perdition totale de repères, le chanteur se déploie comme il peut, au travers de titres façonnés à sa personnalité, parfois en dedans, mais souvent pour le meilleur.

Il y aurait eu une suite à ce "Cream" à ce qui se dit, mais Ian en a décidé autrement, avec à la clé un album solo, puis la reformation inévitable du CULT, parce que oui, ce chanteur a besoin d’un cadre, aussi bancal soit-il, pour qu’il puisse s’épanouir… Un album qui se laisse écouter facilement, qui donne parfois le ton là où on ne l’attend pas forcément, et le plaisir nous prend de se laisser envahir par une mélodie, un riff, une tessiture, et quelle tessiture !

A lire aussi en HARD ROCK par MULKONTHEBEACH :


Richie SAMBORA
Undiscovered Soul (1998)
à tendance pop




GUN
Taking On The World (1989)
Une première branlette éclaboussante !!!


Marquez et partagez




 
   MULKONTHEBEACH

 
  N/A



- Ian Astbury (chant)
- Patrick Suggs (guitare)
- Scott Garrett (batterie)
- Matt Garrett (basse)


1. Brothers Fights
2. Dolly Bird
3. Cream
4. Blind
5. Opium
6. Space Junkie
7. She
8. You Are There
9. Magick Christian
10. Bodhisattva



             



1999 - 2019 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod