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ON THORNS I LAY - Aegean Sorrow (2018)
Par WËN le 8 Novembre 2018          Consultée 642 fois

Des égéens tréfonds témoins de ses premières conquêtes Death/Doom Metal aux plus raffinées collines de l'Attique le voyant atteindre d'insoupçonnés sommets gothiques et profiter d'instants hors du temps pour contempler les beautés sombres de sa péninsule, la discographie de ON THORNS I LAY a tout d'une aventure. Avec ce que cela comporte logiquement de hauts et de bas.

Ainsi, des sordides épopées de PARALYSIS et PHLEBOTOMY (1992-1995) jusqu'aux moments de douce bravoure d'un "Sounds Of Beautiful Experience" (1995), maintenant tous définitivement recouverts par les sables du temps ; de ses premières révélations davantage orientées Gothic Metal accordant une prépondérance accrue aux voix féminines, aux violons et autres pianos au gré des opus ("Orama"/"Crystal Tears") ; de l'abord du nouveau millénaire où son Doom se voit irrémédiablement relégué aux oubliettes au profit d'expérimentations en tout genre et de plus en plus poussées ("Angeldust"/"Egocentric", dans les traces des essais comptant-pour-rien des pionniers brittons du genre, PARATHEMA et ANALYSE LOST); elle en a vu du pays, notre curiosité grecque ! Ce qui ne l'empêchera malheureusement pas de s'échouer mollement sur des rivages peut-être trop éloignés de ses origines et, lasse et incapable de se remettre à flot, de se laisser dépérir…

Il faudra près de quinze années pour qu'enfin, les lointains et écumants échos des plus tumultueux embruns méditerranéens viennent de nouveau nous mugir dans les écoutilles. Certes, il y eut cette tentative de retour en 2015, un abordage bien vite transformé en auto-sabordage tant l'album, mal fagoté pour un résultat trop approximatif se révéla au final être une véritable purge (trop d'interludes, cinq véritables morceaux seulement pour à peine 27 minutes de musique, chant féminin horripilant), loin de justifier une reformation. À un tel point que, malgré toute notre attention, nous n'en entendîmes pas même le moindre frémissement. C'est donc en 2018, avec ces sonorités venues des abysses qu'IN THORNS I LAY parvient (enfin) à se rappeler à notre bon souvenir. On ne misait plus un drachme sur OTIL et pourtant, et pourtant… C'est à une véritable résurrection que nous assistons là.

Car changeant radicalement son trident d'épaule, c'est un véritable florilège Doom Death mélodique que nous offre là ON THORNS I LAY, le titre livré en avant-première annonçant la couleur : un Doom grisâtrement maussade aux nuances sédimentaires d'ocres et de bruns. Et ça le fait ! Quelque part entre les œuvres les plus récentes - certes, pas les meilleures - de DRACONIAN (cf. "Aegean Sorrow", "Erevos") et des mélodies sachant tirer la larme à la SWALLOW THE SUN ("In Emerald Eyes"), le regain d'agressivité et cette envie d'en découdre ne pourront d'abord que surprendre, pour cette formation nous ayant familiarisé à une musique plus emphatique et contemplative. Surtout qu'OTIL ne fait pas qu'emprunter 'en finesse' quelques idées aux deux groupes suscités; ce sont tous leurs gimmicks de compositions qui y passent. À un degré tel que lorsqu'en plus, Paul Khur (NOVEMBERS DOOM) vient nous murmurer quelques graves complaintes sur "The Final Truth", on jurerait presque entendre la bande à Mikko & Co.

C'est d'ailleurs ici que le bât tend à blesser sur cette nouvelle livraison. Car à trop vouloir en faire - et ce malgré toute l'honnêteté et l'efficacité de sa partition - on se figurera plus d'une fois écouter un ersatz de ces deux formations nordiques, plutôt qu'un groupe à part entière possédant ses propres attraits (et les formations grecques n'en sont justement que rarement dénuées). Ces attraits qui faisaient pourtant partie intégrante de sa personnalité dans ses jeunes années (pré-split) : un violon, des claviers & pianos, du chant féminin, etc. Exit tout ça ! Bye-bye la caution 'Gothic' ! ON THORNS I LAY fait table rase du passé, se concentrant cette fois sur les guitares musclées en faisant fi de ces repères qui savaient baliser sa discographie (pour le meilleur comme pour le pire). Leurs rares apparitions, servant davantage de prétexte qu'autre chose, seront d'ailleurs laissées à l'interprétation de quelques mercenaires de service (Bob Katsionis (FIREWIND), notamment, pour le pont piano et le final de "Aegean Sorrow"). Et ce n'est pas la pièce en deux parties ("Olethros"), malgré ses quelques parties acoustiques ou son chant d'outre-tombe, qui y changera grand-chose.

Et c'est au final un peu regrettable… Car si le rendu sonne certes plutôt bien - on ne pourra pas lui retirer cela -, "Aegean Sorrow" s'imposant même haut la main comme l'album le plus belliqueux de la discographie de ON THORNS I LAY avec des consonances et une rage n'ayant rarement atteint un tel paroxysme ; il s'avère néanmoins qu'au moment d'en faire le bilan, il ne reste cependant pas grand-chose à en dire. Un disque honnête, mais qui n'arrive malheureusement pas à faire oublier ces influences trop présentes, engoncé qu'il est dans le style de ses nouveaux idoles, ne nous permettant à aucun moment de nous dire que c'est ici du ON THORNS I LAY qui nous enfonce la tête dans le sable avec une telle véhémence. Il manque donc une once de personnalité à cet "Aegean Sorrow" pour s'avérer être réellement convaincant.

Avouons pourtant qu'on ne saura dissimuler un certain plaisir, à voir ainsi le groupe renaître de ses cendres et à nous revenir plus bodybuildé que jamais, avec un tel Doom Death, sans fioritures et mélodique, qui sait en imposer ; car OTIL livre en tout cas là - malgré sa prévisibilité - un album mine de rien inespéré. Une formule qui, aux dires de la formation, serait en tout cas partie pour durer.

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- Stefanos Kintzoglou (chant)
- Chris Dragamestianos (guitare)
- Akis Pastras (guitare)
- Antonis (claviers)
- Dimitrios 'jim' Pliatsikas (basse)
- Fotis Hondroudakis (batterie)


1. Intro
2. Aegean Sorrow
3. Erevos
4. In Emerald Eyes
5. Olethros (part I)
6. Olethros (part Ii)
7. The Final Truth
8. A Sign Of Sadness
9. Skotos



             



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