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- Style : Death, Hypocrisy, Morgoth, Dark Tranquillity, At The Gates

BURDEN OF GRIEF - Haunting Requiems (2000)
Par DARK BEAGLE le 23 Octobre 2018          Consultée 217 fois

Les groupes de Death Metal allemands ayant fait carrière sont finalement assez rares. Ce n’est pas une spécialité germanique alors que le Thrash produit dans la contrée de la choucroute, terre d’adoption de Franck Ribéry (qui cause peut-être mieux la langue de Goethe que celle de Hugo), aura su sortir des frontières étriquées du pays façon Panzer lancé sur la Pologne en 1939. Mais les groupes de Death, eux, ont vraiment du mal à les franchir à quelques exceptions près malgré des qualités évidentes. BURDEN OF GRIEF fait partie de ces formations un peu ignorées par chez nous, alors qu’elle aurait de nombreux atouts pour plaire à une large frange du public.

Formé en 1994 aux alentours de Warburg, BURDEN OF GRIEF ne sortira son premier album qu’en 2000. Et pour faire simple, il s’agit plus d’une compilation de leurs seconde et troisième démos ; des extraits de la première seront disponibles en bonus tracks sur la réédition de 2009. La pochette est dans les tons violets avec un crâne en fond, qui va plus ou moins devenir une mascotte pour eux durant un certain temps, on le retrouvera plus ou moins sur la jaquette du second opus, "On Darker Trails", en 2001. Mais bon, il faut bien avouer que celle-ci n’est pas très avenante et ne fait pas envie, ne donne pas envie de découvrir ce qui se cache derrière. Alors que la technologie permet aujourd’hui d’avoir de bonnes productions, trop de combos se fourvoient avec des pochettes qui attirent peut-être l’œil mais qui ne provoquent pas l’envie.

Parce que mine de rien, BURDEN OF GRIEF sait se montrer séduisant. Pas forcément à se taper le cul par terre, il ne faut pas exagérer non plus. Le groupe pratique un Death qu’il veut mélodique, même si ça blaste bien mine de rien. La formation teutonne essaye souvent de mélanger ces deux caractéristiques au sein d’une même composition, comme en attestent "Smashed To Pieces" ou "Deliverance", par exemple. Le tout étant toujours de garder un équilibre entre les riffs d’inspiration Heavy Metal et la violence plus sourde typique du genre. Bon, parfois, ça a tendance à bourriner dans le vide, mais globalement les Allemands s’en sortent plutôt bien. Certains morceaux accrochent bien l’oreille, comme les deux cités précédemment, mais également "Paradox Reality", sombre, tirant plus sur le Death des origines, ou encore "Eternal Solar Eclipse", à l’introduction rappelant ce que fait parfois HYPOCRISY quand les Suédois se la jouent mélodieux. "Days Of Anguish" séduira également et permettra à la seconde moitié de l’album de retrouver un souffle qu’elle commençait à perdre à force de tabassage continu.

Il faut dire qu’à partir de "My Beauty’s Embrace", le groupe nous présente un travail plus ancien, datant de 1997 alors que les six premiers morceaux, eux, sortaient de la démo "Eternal Solar Eclipse" de 1999 et les progrès réalisés sont indéniables. BURDEN OF GRIEF se fait plus fin, apprend à nuancer les effets de batterie et l’approche mélodique est plus volontaire, plus poussée et dessine de façon plus nette les contours de leur style. Le fait de réunir plusieurs démos et/ou EP au sein d’un même album n’a rien d’original, MORGOTH l’avait également fait – enfin, Century Media l’avait fait – pour rassembler les mini-LP "Resurrection Absurd" et "Eternal Fall". En revanche, commencer par les titres les plus récents pour terminer par les plus anciens n’est pas forcément une bonne idée, vu que la seconde partie de l’album se veut quand même plus anecdotique dans son ensemble.

Et, en charnière, nous avons une reprise. Pour faire original, c’est une cover de IRON MAIDEN qui nous est proposée, mais là où BURDEN OF GRIEF fait plaisir, c’est en choisissant un titre un peu moins évident que les sempiternels classiques des Anglais, avec un "Prowler" sale, méchant, inquiétant. Le titre se marie à merveille au style sec des Allemands, on retrouve la mélodie pernicieuse imaginée par Steve Harris des années plus tôt, ça sonne de façon bien cradingue, mais c’est plutôt bien fait et n’a pas usurpé sa place sur le "Tribute To The Beast" paru en 2002.

"Haunting Requiems", plus qu’un premier véritable album, c’est une carte de visite intéressante même si loin d’être parfaite dans son ensemble. Si les six premiers titres ressemblent à un sans-faute aux influences parfaitement digérées, la seconde partie casse franchement l’ambiance et l’opus devient même un brin ennuyant sur la fin. Inverser les morceaux, ou les mélanger, aurait été plus malin, certainement. BURDEN OF GRIEF s’invite dans la danse et montre qu’il faudra compter sur eux à l’avenir, même si passer les frontières s’avère bien compliqué.

Note réelle : 2,5/5 baissée à 2.

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   DARK BEAGLE

 
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- Mike Huhmann (chant)
- Oliver Eikenberg (guitare)
- Philipp Hanfland (guitare)
- Ulrich Busch (basse)
- Christoph Schellöh (batterie)


1. Smashed To Pieces
2. Paradox Reality
3. Deliverance
4. Eternal Solar Eclipse
5. A Duet Of Thoughts
6. Prowler
7. My Beauty's Embrace
8. In The Name Of My Blood
9. Days Of Anguish
10. Immense Infinity
11. Gedankenwelt



             



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