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2016 1 Tsar
2017 Kingslayer
 

- Style : Tobias Sammet's Avantasia
- Membre : Adagio, Brainstorm, Pink Cream 69, Mind Odyssey, Rage, Symphorce
 

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ALMANAC - Kingslayer (2017)
Par JEFF KANJI le 3 Janvier 2018          Consultée 611 fois

Le moins qu'on puisse dire c'est que Victor Smolski est bien décidé à faire vivre et faire connaître son nouveau bébé, né de sa scission avec Peavy Wagner qui a entraîné son départ de RAGE. Les deux parties semblent avoir fait le bon choix, RAGE, revenu à un Heavy thrashisant plus old school revit sous sa nouvelle formule avec deux albums sortis en deux ans. Victor Smolski peut lui aussi exprimer sa créativité débordante ainsi que ses envies de grandiloquence.

ALMANAC est donc de retour avec un deuxième concept-album ne contant pas, à la différence de "Tsar", la vie d'un personnage historique mais de plusieurs, le thème tenant dans le titre de l'album. D'ailleurs on ne peut s'empêcher de penser en tant que Français à l'assassinat d'Henri IV roi de France, par Ravaillac en 1610, tant cela fait partie des souvenirs forts de l'Histoire qui nous est enseignée à l'école de la République. D'ailleurs si comme moi vous avez tiqué en lisant le livret qui parle d'Henri III, il faut rappeler qu'il était d'abord connu sous ce nom en Navarre avant de devenir roi de France et qu'il conservera les deux titres (lui s'appelait Henri donc ce genre de détail ne devait pas trop le perturber lui) jusqu'à sa mort. Curieux choix de la part de la formation européenne mais bon, pas d'erreur historique, cela m'aurait surpris de la part de Victor Smolski, passionné du sujet, même si pour ce titre c'est Andy B. Franck qui s'est chargé des paroles.

Le trio de vocalistes est lui aussi de retour, excellente nouvelle, tant l'idée d'utiliser trois voix bien complémentaires avait fait ses preuves sur "Tsar", avec de nouveau une alternance de passages solo et en duo voire trio, Jeannette Marchewka s'offrant même un joli moment de bravoure sur "Red Flag" où elle endosse le rôle de la redoutable pirate Ching Shih, la terreur de la mer de Chine, jamais rattrapée par la mort jusqu'à sa vieillesse, histoire de terminer sur une note moins morbide.

Du côté des musiciens ça a bougé par contre. Un groupe aussi technique et aussi décidé à tourner intensément nécessite le recours à des musiciens professionnels s'investissant à 100%, ce que la section basse-batterie ne semblait pas en mesure de tenir. Mais déjà satisfait de ses prédécesseurs, Victor récupère un petit prodige avec Tim Rashid et qui fait sacrément la différence sur scène (Armin Alić était très statique comme on peut s'en rendre compte sur les extraits du ARIA Fest de fin 2016).

Et de fait, Victor a repris les claviers à sa charge et le piano est le grand absent de "Kingslayer".
Grand absent oui et non. Car "Kingslayer", même s'il s'inscrit dans la continuité de "Tsar", est moins classique que son aîné ; les parties symphoniques prennent beaucoup moins d'espace et les côtés néoclassiques se font plus discrets. ALMANAC a opté pour l'enregistrement analogique pour ce deuxième opus, et même si le numérique donne d'incroyables résultats, il faut reconnaître que le choix d'une console SSL pour le mixage donne à ce disque un son ultra organique mais pour autant précis (comme on en a l'habitude avec des Allemands en gros), et que pour un album de Metal il dispose d'un certain relief qui manque souvent aux productions actuelles (même si le mastering a sans doute un peu tué la dynamique de départ.

"Regicide" ou "Losing My Mind" nous invitent dans le monde des riffs ultra graves, et Victor Smolski continue d'expérimenter au niveau du son comme des accordages, s'adaptant à ses compositions. On retrouvera du plus traditionnel tout de même ("Guilty As Charged") et toujours de quoi secouer la tête. Et même si parfois je ressens une certaine forme d'arrogance de la part du bonhomme, il faut reconnaître qu'il sait ce qu'il veut et que la peur de se répéter semble être une obsession chez lui, et quelque part c'est à saluer. Pour autant, on peut être surpris, comme avec le single "Losing My Mind" qui raconte elle aussi la vie de l'un de nos vieux rois ; la mélodie n'a rien d'original car on a la sensation de l'avoir déjà écoutée plusieurs fois quand elle déboule la première fois… Mais ça marche ! Je ne sais pas si cela vient de l'ensemble du morceau ou du jeu harmonieux des trois voix, mais ce titre est efficace. Et guitare en main il est toujours aussi pertinent (l'instrumental "Kingslayer" totalement dans la couleur du premier opus).

Et d'une manière générale on ne peut pas souvent prendre ALMANAC en défaut, à l'image du Speed "Children Of The Sacred Path" que le groupe avait déjà commencé à jouer live (cf les bonus du Masters Of Rock). "Kingslayer" est un disque copieux mais équilibré dont la première qualité est d'être digeste. Les trois voix sont à mon avis bien mieux réparties et utilisées que sur le premier disque, mais pour autant, malgré des mélodies globalement entraînantes, j'ai du mal à m'enthousiasmer autant que pour "Tsar" que j'ai du coup réécouté pour comparaison, au désavantage net de "Kingslayer".

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   JEFF KANJI

 
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- Victor Smolski (guitar, claviers)
- Jeannette Marchewka (chant)
- David Readman (chant)
- Andy B. Frank (chant)
- Tim Rashid (basse)
- Athanasios 'zacky' Tsoukas (batterie)


1. Regicide
2. Children Of The Sacred Path
3. Guilty As Charged
4. Hail To The King
5. Losing My Mind
6. Kingslayer
7. Kingdom Of The Blind
8. Headstrong
9. Last Farewell
10. Red Flag



             



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