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THRASH METAL  |  STUDIO

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LIVING DEATH - Protected From Reality (1987)
Par ERWIN le 18 Décembre 2017          Consultée 681 fois

Ah voyez donc, nos jeunes teutons de LIVING DEATH ont fini par percuter que leur mascotte bien-aimée le « morse vivant » ne faisait pas vraiment l'affaire comme produit marketing majeur et hop, sur la pochette de leur troisième offrande, on aperçoit certes son ombre discrète, mais pas plus, et je me souviens avoir été favorablement impressionné par cette image à l'époque. J'y voyais un infanticide de fort belle tenue, ainsi que les titres le laisse supposer. Admettez que voilà une photo digne d'Amityville ou de Vendredi 13 les gars ? Hein, ouais c'est trop vieux, allez Silent Hill pour vous ça marche ? En tous cas, quelle pimpante idée de location pour les vacances cet endroit ! Bien, nos camarades continuent de se secouer dans tous les sens, tels de gentils diablotins. Pour le moment, leur capacité à l'originalité s'est quelque peu muée en fonctionnariat du Speed Metal. Voyons donc si ce nouvel opus porte en lui les germes de la révolte.

D'emblée on est surpris par la puissance du son, certes très typé eighties, mais qui écrase tout sur son passage. Le titre introductif "Horrible Infanticide (Part One)" démarre en trombe avec une intonation franchement plus Thrash que speed, cette petite évolution pourrait se révéler salutaire, mais oui ! Certes, les cadors du Thrash à l'européenne ont déjà sorti la grosse artillerie et ils ont pris du retard sur leurs compatriotes de KREATOR ou DESTRUCTION, mais on va dire qu'il n'est pas trop tard pour bien faire. D'ailleurs, "Vengeance", seconde partie de l'horrible infanticide, est aussi un Thrash un brin bourrin, à l'image de leurs collègues de – tiens bin - DESTRUCTION ou SODOM, on y est presque.

On appréciera le riff loco de "Natures Death", puis, bien plus lent, presque doomy dans l'esprit, "The Galley" propose une autre vision des choses avec une belle assurance. On sent que les garçons ont travaillé leur technique et leur son. Ce titre pachydermique – voyez ce bridge on croirait les pas d'un mamouth - est d'une puissance rare, et se démarque par une ambiance de belle facture assez horrifique.

On retrouve le talent des Teutons pour les cavalcades avec "War Of Independance", une superbe rythmique certes très typée eighties mais vraiment chouette lance le titre qui se transforme en proto Thrash hélas plus lambda, j'aurai aimé voir la rythmique de base servir de ligne directrice... Dommage... On aimera les interventions en solo très kitschounettes. "Einsbein" met en avant les éléments d'influence Punk Hardcore du combo. C'est assez efficace et nous tirerait presque une larmichette, mais rien de bien révolutionnaire là-dedans. Les frères Keich font des efforts incontestables, mais sont en train de définitivement rater le coche.

Une rythmique rouleau-compresseur, à nouveau très datée, avec "Intruder", un joli travail de rythmique mais là le chanteur Thorsten m'a définitivement perdu, son chant geignard n'est clairement pas à la hauteur des portions instrumentales. Qui plus est la découverte du bel instrumental "Wood Of Necrophiliac" renforce encore cette idée que les Germains se sont plantés quelque part, c'est bien dommage car ce genre de morceaux porte en lui les germes du talent, c'est indéniable.

En conclusion c'est rapide : le titre finalement le plus aimable de cette livraison, soit "The Galley" est le moins Thrash du lot... Pour un groupe qui souhaite recoller à la vague alors en vogue, c'est donc plutôt râpé... Les horizons d'avenir radieux s'amenuisent pour nos camarades. Mais tout le monde ne peut pas participer à la grande loterie, demandez donc à Mille comme il s'est accroché telle la verrue ! En outre quand on voit le nombre de morts sur le champ de bataille du Thrash toutes ces années après, rien d'étonnant... Je reste donc comme pour le reste de la disco sur un 3 sympa mais qui ne poussera guère les masses à s’intéresser à LIVING DEATH...

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   ERWIN

 
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- Thorsten "toto" Bergmann (chant)
- Frank Fricke (guitare)
- Reiner Kelch (guitare)
- Dieter Kelch (basse)
- Atomic Steif (batterie)


1. Horrible Infanticide (part One)
2. Manila Terror
3. Natures Death
4. Wood Of Necrophiliac
5. Vengeance (horrible Infanticide (part Two)
6. Intruder
7. The Galley
8. War Of Independence
9. Einsbein (mit Sauerkraut)



             



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