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BESTIAL BLACK/DEATH METAL  |  STUDIO

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Lexique black metal
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SADOMATOR - Goats Brew Alcolust (2007)
Par CITIZEN le 4 Juillet 2017          Consultée 1072 fois

Y a eu un moment, la pollution atmosphérique ou les sandwichs pas frais je sais pas, où tous les barbus (ceux qui ont des cagoules avec des pentagrammes dessus) ont dans un bel élan adopté d’adorables bébés chèvres et ont pris leur banjo électrique pour leur faire des comptines. Un engagement rafraichissant de ces combos comme GOATSHARK(*), GOAT WARLORD(*), GOATPENIS(*), GOAT SEMEN(*) et GOAT VULVA(*) face aux groupes de Black/Death à concept pédant qui sonnent tous pareil. Enfin eux aussi sonnent un peu pareil. Comme une chèvre à tronçonneuse à la place des sabots qui t’ouvre de part en part pour baiser chacun de tes organes avec sa verge-de-bouc.

Les chèvres : concept solide. Certains chantent sur les nombres (TOULE ou j’sais pas quoi), les chèvres pourquoi pas ? Odeur d’étable d’une tente du Hellfest, coolitude perpétuelle du bouc du premier BATHORY qui soutient la baston de regard de l’abysse depuis 84.
SADOMATOR sont des niqués. Ils sont danois. Ils en ont rien à foutre. Ils étaient niqués avant, quand ils s’appelaient SADOGOAT. Mais ce nom n’était pas assez matorique, d’où le nouveau patronyme. Histoire de marquer le coup. Bêêêh. SADOMATOR y a pas à dire c’est un nom qui fait un effet bœuf (un effet bouc… hinhinhinhinhin), je crois que ce nom qui ne veut absolument rien dire est le seul à provoquer une réaction plus instinctive de dégoût que quand vous vous amusez à name-dropper GESTAPO 666 ou SADISTIK EXEKUTION à des non hardos juste pour le fun. SADOMATOR : tu comprends direct. Comme tu avais compris avant de lire cette chro. Comme t’as compris avant de fermer YouTube en quelques secondes. Efficaces, possédés. Avec leur passé honteux où on arrivait à une densité bouquesque par morceau ridicule. Un nouveau départ : comme une éruption d’un supervolcan qui recouvre la haute atmosphère d’une épaisse couche de boucs flottants, battant de leurs petits bras de boucs comme des connards. Bêêêh ! Tu l’as dis biquette !

Un effet cognitif pervers. J’ai gardé ma santé mentale pendant REVENGE. J’ai gardé mon intégrité spirituelle alors que BEHERIT accompagnait mes plus profonds moments de débauche*. Mais d’un coup j’ai trop de chèvres dans le système. Trop de vomi païen dans les veines. Bêêêêhêêêh ! Faut que chèvre je chèvre fasse un chèvre effort chèvre conscient pour les chasser de mon esprit. J’crois c’est un des samples qui m’a fait ça. Vous fatiguez pas pour le retrouver, c’était une chanson avec "goat" dans le titre..". J’ai cru tout voir dans mon programme, j’ai cru que la violence et la drogue et le Heavy Metal étaient déjà assez dégénérés, et ce mec se pointe et prêche le viol !". Puis c’est le bruit assourdissant d’un millier de chèvres qui bêlent à l’unisson devant une sorcière sur le bûcher, comme l’odeur d’un mec qui a dégobillé sur sa kutte après une bouffée de protoxyde d’autisme concentré trop forte pour lui, comme Nuclear Holocausto Vengeance qui se branle devant sa télé parce que le culte de l’evil se répand, comme en témoigne le tatouage de bouc de Jean-Claude Van Damme dans Expendables. Et on se retrouve à bêler de concert sur cette musique bêêê-bêêêêêêête qui vous aura absorbé ou dégagé dès le deuxième mur de blast et le troisième "EUAAAARHH !", dès le premier riff à la INCANTATION lointain et qui va nulle part, dès qu’on réalise que l’intro avec la fille qui se fait violer par un démon n’est pas un cas isolé ou une faute de goût mais une affirmation systématique et définitive de ce concept du goatcore infernal bourrin. Piégés dans le tourbillon grotesque entre les deux portails interdimentionnels que sont une outro en début d'album et une introduction en fin d'album, votre trajet à grande vitesse à travers la salle de torture psychique de SADOMATOR vous laisse entrevoir les effigies bâclées d'un demi-milliard de chèvres taillés dans une masse Black/Death/Grind avec une constance remarquable (jamais vu un groupe avec aussi peu de vocabulaire, 3 mots plus les conjonctions, c'est vraiment de l'obsession).

BRAHAHAH EUUUUURGH OUUURGH, SADOMATOR te laisse pas souffler après les intros, il libère les éléments sur ta gueule, pour aussi longtemps que le batteur puisse tenir sommairement le rythme approximatif des guitares écrasantes qui vibrent authentiquement du crin fétide d’une chèvre tarée en rut, pis durs perçants comme des sabres etc etc. Un peu de verdure campagnarde en décomposition sur nos cd-racks entre deux démos de Death Metal qui puent le macchabé et la couette à goat BATHORY à vous faire repenser à vos délicieuses rencontres fortuites nez à nez avec des spécimens de la race capresque sur la périphérie d’un fest de Metal quelconque en se prenant à rêver qu’on en rencontrera une autre entre deux poubelles au matin, en allant cherchant ses croissants avant l’aube, SECT PIG dans les oreilles*, un échange de regard qui dure un instant mais semble une vie entière (peut-on aimer un être qui a les sabots fendus et la rétine rectangulaire, le poil soyeux et une putain de paire de cornes de ouf ???????). Bêêêêêêêêêh ! Puis devant la glace après la douche tu louches pour essayer de faire rentrer ton nez dans la forme d’un museau, écarter les yeux et faire pousser les oreilles, mais comme t’es pas aussi baraqué qu’une chèvre de pochette signée Chris Moyen et que tu dois faire deux pauses entre le discount et chez toi avec ton pack de 6x25 ridicule centilitres il faut te rendre à l’évidence, les chèvres ça doit rester sur les tapes et en vrai hors de Paris, là où y a pas de trottoir rassurant pour recueillir tes fluides corporels de post-concert, de métro ou de Diagonal… Te fais pas chier à passer par le zoo pour avoir ton fix de boucs, lance un SADOMATOR, ouvre une bière, enfile ton masque à gaz, sabot de bois sabot de fer, si t’headbangues pas tu vas en putain d’enfer où Joe Duplantier te passera des albums de Goj*ra pour l’éternité pendant que Ben Barbaud te prend tout ton argent et s’enfuit en tyrolienne en se foutant de ta gueule, et tu l’auras bien mérité.

(*)ben oui hein
*et j’ai baillé pendant BOLT THROWER
*SECT PIG est honorifiquement un groupe chevresque du fait de A) un animal dans son patronyme B) taux d’autisme qui crève le plafond

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- Sadistic Slayer (guitare, basse)
- Demonic Host (batterie, chant)
- Seventh Blasphemer (guitare, chant)


1. Goat Supremacy (outro)
2. Chainsaws Goatfuck
3. Alcohol Flowing Cunt
4. Goat Evoke Masochism
5. Masturbate Thy Organ
6. Little Rascal Day Care
7. Seventh Curse Of Hell
8. Sadogrind Matic (intro)
9. Laceration And Cuntshred
10. Goatoprosperational Acid
11. Spermatic Electrolyse
12. Caught Sucking Christ
13. Masomythical Sexcraft
14. Molestation Temple
15. The Goats Brew (intro)



             



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