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OBSEQUIAE - Suspended In The Brume Of Eos (2011)
Par POSITRON le 12 Janvier 2017          Consultée 1106 fois

Ah ! Que ne suis-je ma douce, de ces ménestrels de Nouvelle Angleterre , pour chanter pareillement hymnes et mélopées! Soudain, dans un élan mystique, m'abandonner aux muses, et raconter si bien récits de notre temps qu'ils chantassent à l'oreille universellement.

Je crois bien, tendre amie, que le maître de ces drôles était un médecin de l'occulte , peut-être satanique même, à ceci près qu'il ne DISSÉQUAIT pas les corps mais les âmes, pour mieux à sa guise les troubler. Oh le malin trouvère ! Avisés sont nos drôles, de boire à la source de sa connaissance et d'étudier son art, avisés d'être bons élèves d'y-celui mais respectueux de nos SACREMENTS : restons chrétiens !

En vérité, c'est miel que cela : entendre ces embrumés tisserands tresser leurs mélodies comme un ouvrage italien. Point de cette vielle et passée monophonie grégorienne, non : je veux entendre le contrepoint, la note contre la note, je les veux simultanées et entremêlées et suspendues comme ils nomment l'effet. VENTS D'AUTOMNE était leur ancien nom, sans doute est-ce pourquoi les vents habitent ainsi leurs façons !

Je vous sais peu friande de la mode nouvelle de chanter âpre et rauque, comme s'il l'on était bête et point homme et je dois bien vous avouer qu'ils ne me semblent pas sur ce point si dégourdis ; cependant jugez donc de leurs doux madrigaux sans paroles. Ne sont ils pas paisibles et agréables à l'ouïe ? Ce n'est pas non plus le plat principal, mais ne trouvez pas qu'à cet exercice ils se montrent bien plus humbles que ceux qui, parce qu'ils se prétendent musiciens, grattent quelques arpèges et se pavanent effrontément comme s'ils gravaient dans l'éternité des siècles un ouvrage ciselé.

Assez de ces pédants, quand mes OBSÉQUIEUX compères sont à la fois si proche de leurs racines, des bonnes gens du peuple, de leurs coutumes et de leurs traditions, et à la fois obscurs, mystérieux, touchant si bien le fond de l'homme et ses plus noirs recoins. Ils m'ont d'ailleurs promis de travailler leurs demi-ballades, grâce à l'aide de Dieu et d'un de leurs compains dont on m'a fait le plus extravagant récit, oyez-moi bien : né en Castille et pourtant se déclarant Celte, il serait maître dans l'art de faire sonner les lyres et les harpes Irlandaises – je ne saurais dire si c'est gausserie de leur part.

Et puisque je vous promettais le met principal, le cœur du menu, le septième plat et le vin d'entrée tout à la fois, le voici. Et je, de persévérer dans l'éloge, mes amis ne sont pas que tisserands, médecins ou cuisiniers, non non. Ils ont tous les talents ces gaillards et sont également peintres ! Voyez leurs toiles : ici Lune et juste là, sa cité : OPET, par-devant la voûte céleste. Et revoilà Satan qui d'un seul coup la déchire! Et Sa Géhenne de déverser sur la terre ses imprécations tout EN FLAMMES ! Sa Bête se montre : elle a dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. Mais Dieu dans sa grande sagesse place la face cachée de la lune entre lui et nous, et les dérisoires efforts du malin se dépensent en pure perte : ne reste qu'un éclat à peine comparable à la douce lumière des lucarnes. Quelles lucarnes ? Mais celles des vaisseaux qui voguent de la Terre à la Lune ! Comment s'y rendrait-on sans eux ?

Oui c'est une grande consolation pour l'âme et pour l'oreille, d'écouter cette musique en ces temps troublés où se succèdent prédicaments et tragédies. Car même quand tristes se font ces gens, c'est une tristesse heureuse qui règne en mon cœur. J'y vois danses et cavalcades, joutes et fêtes de village, VIERGES farouches et hauts seigneurs, passant avec aisance, négligemment des volées de flèches des tournois d'archerie aux rivages étoilés de ma Normandie, les soirs où Été nous réchauffe jusqu'au plus profond de la nuit.

Mais la condition du trouvère et du raconteur est nomade, sa nature le pousse sur les routes. Son lit est le talus, son quotidien l'aventure. Ils doivent partir. Je les ai fait jurer sur tous les Saints et sur les Écritures de revenir le plus tôt possible... Hélas, trois fois hélas, pas trois ans mais quatre m'ont t-il dit, quatre ans avant d'entendre à nouveau les galops cristallins dans ces murs....

Ma bonne amie, vous le savez, êtes la chose la plus chère à mon cœur et jamais ne troquerais possessions ou prestige contre le plaisir de votre compagnie... Mais quand même, que ne puis-je être un instant de ceux-là que je vous décris ! Ah ! Que ne le puis !

* * *

Pour celles et ceux qui ne maîtriseraient pas la langue de ces fieffés anglois ou qui trouveraient le texte trop cryptique (peste !) quelques indications:
Nouvelle Angleterre → États-Unis
notre temps → le temps médiéval
Disséquait → DISSECTION
Sacrements → SACRAMENTUM
Vents d'automne → AUTUMN WINDS, précédente incarnation d'OBSEQUIAE
Obséquieux → OBSEQUIAE (j'ai fait ce que j'ai pu)
Opet → "Cité de la lune" dans "L'Oiseau de Soleil" de Wilbur Smith → Origine du nom d'OPETH
En flammes → IN FLAMES
Vierge (de fer) → IRON MAIDEN
Flèches / Rivages étoilés → "Arrow" & "Starlit Shore" 9eme et 10e pistes.
Lumière des lucarnes → "Cabin Lights" dernière piste.

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- Neidhart Von Reuental (batterie, basse, guitares additionelles)
- Blondel De Nesle (guitares, vocaux)


1. Altars Of Moss
2. Sidhe
3. In The White Fields
4. Suspended In The Brume Of Eos
5. Wildes Heer
6. The Wounded Fox
7. Atonement
8. Estas Redit
9. Arrows
10. The Starlit Shore
11. Boreas
12. Cabin Lights



             



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