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- Style : Black Sabbath, Deep Purple, Path Of Samsara, Age Of Taurus, The Vintage Caravan

MOTOROWL - Om Generator (2016)
Par DARK BEAGLE le 2 Novembre 2016          Consultée 1311 fois

Ces derniers temps, il est difficile d’échapper aux groupes de Revival ’70. Ils semblent littéralement fleurir de partout, en Europe aussi bien qu’aux USA. Il est donc normal que chaque maison de disque, chaque label signe un voire plusieurs de ces étalons fougueux histoire d’enrichir son écurie et dans le meilleur des cas, dégager un bénéfice. Century Media a jeté son dévolu sur de jeunes gars sortis de l’adolescence qui ont formé un groupe qui puise bien dans les premiers opus de légendes comme DEEP PURPLE ou BLACK SABBATH. La formation, répondant au doux nom de MOTOROWL, nous vient de Thuringia, une région administrative de l’est de l’Allemagne, pas très loin de la République Tchèque, mais ses racines musicales sont typiquement anglaises.

MOTOROWL a un quelque chose qui plaît. C’est con à dire, mais il y a un truc dans la musique jouée qui est tout simplement irrésistible. Demandez à Dan Swanö (EDGE OF SANITY) ce qu’il en pense, c’est lui qui a mixé l’album. Et apparemment, il a aimé travailler avec le groupe vu ses déclarations dithyrambiques (en même temps, il n’allait pas saborder son travail). Et pourtant, il n’y a rien de bien neuf qui se dégage de ces huit morceaux. Le groupe va appliquer une recette simple, rehaussée d’un savoir-faire déjà audible.

Parce que bon, on dira ce que l’on voudra, mais "Om Generator", l’album comme le titre, ne sont franchement surprenants. On a droit à un Heavy Metal qui tire sur le Doom tel que l’entendait BLACK SABBATH a ses débuts, avec des lignes de clavier qui ne sont pas sans évoquer DEEP PUPLE voire URIAH HEEP dans sa configuration la plus lourde. Le chanteur, Max Hemmann, ne sort pas du lot, il a une jolie voix claire qu’il pousse de temps en temps pour apporter de l’agressivité à l’ensemble sans pour autant dénaturer l’aspect totalement vintage du combo.

Pourtant, l’affaire est mal engagée, avec ce logo qui ferait penser à un groupe de Pagan ayant découvert l’écriture et cette espèce d’arbre de vie qui souffre d’un effet 3D complètement raté. C’est un peu too-much et pas franchement engageant. Et c’est dommage de se mettre de tels freins quand on a un potentiel. Parce que oui, si "Om Generator" n’a de surprenant que son titre, il montre un truc intéressant : le groupe joue. Il joue bien, et prend du plaisir à la faire et ne se contente pas de faire de l’assemblage. Prenons "The Highest City". La ligne de clavier est toute con, on dirait du IRON BUTTERFLY sous amphétamines, mais cela fonctionne et cela fini par se fondre à merveille au milieu des lignes de guitare qui prennent le dessus. Ici, tout ce qui est orgue Hammond et cie ne sont pas des éléments déterminant du son MOTOROWL, mais un adjuvant qui vient donner du liant et un relief salvateur.

La musique est travaillée, les constructions sont simples mais efficaces. Les paroles puisent dans les stéréotypes du genre, certes, mais collent bien à l’ensemble. Nous embarquons dans un voyage fait de lourdeur, dans le bon sens du terme, qui n’est pas toujours linéaire. "Beloved Whale" est l’une des pièces maîtresse de l’album, tout en nuance, passant du calme à la tempête sans sourciller, "Spiritual Healing" en est une autre dans son genre, un long morceau qui nous plonge dans une espèce de spleen mortifère. Des pistes à suivre pour l’avenir ?

Du coup, on se retrouve face à un groupe qui a bien assimilé le travail de ses aînés et qui se l’approprie sans plagier ouvertement les ténors du genre. Les idées sont là, elles germent lentement, elles ne sont pas encore toutes à maturité, mais avec la passion dont font montre les musiciens, nul doute que MOTOROWL va rapidement se tailler une part du lion dans le domaine du Revival ’70. Il manque encore ici une originalité, un style ou une sonorité plus personnelle pour parler de coup d’éclat. Cela ne se joue donc pas à grand-chose, une accroche, un style qui fait que l’on associe immédiatement le nom de MOTOROWL à la musique que l’on entend, à l’instar de BLUES PILLS ou de RIVAL SONS, immédiatement reconnaissables.

Avec PATH OF SAMSARA, MOTOROWL a les capacités de se poser comme chef de file de cette vague de Hard Rock/Heavy Metal typée ’70. Cela va encore demander un peu de travail, mais la maturité venant, cela ne devrait en somme n’être qu’une formalité. La formation allemande peut déjà prétendre à être l’une des révélations de l’année 2016 dans le genre et dépasse de la tête et des épaules une partie de la concurrence dans ce domaine qui s’étend de plus en plus.


Note réelle : 3,5/5, réduit à 3, dans l’attente d’un second album que j’espère être une confirmation.

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   DARK BEAGLE

 
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- Max Hemmann (chant, guitare)
- Vinzenz Steiniger (guitare)
- Tim Camin (basse)
- Martin Scheibe (batterie)
- Daniel Dettlev (claviers)


1. Om Generator
2. The Highest City Part 1
3. The Highest City Part 2
4. Old Man's Maze
5. One And Zero
6. Beloved Whale
7. White Horse
8. Spiritual Healing



             



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