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- Style : Accept, Diamond Head, Tygers Of Pan Tang, Angel Witch

BLIZZEN - Genesis Reversed (2016)
Par DARK BEAGLE le 2 Octobre 2016          Consultée 1332 fois

J’en parlais il n'y a pas longtemps, alors que j'évoquais du premier opus de THORNBRIDGE, l’Allemagne a du mal à nous offrir une relève convaincante dans le domaine du Heavy Metal traditionnel. Et avec son second degré assumé, BLIZZEN ne risque en rien de relever une barre déjà placée bien bas. Enfin, second degré assumé, c’est vite dit, les musiciens semblent y croire dur comme fer et pourtant ici, tout n’est que cliché. L’album ressemble à un album de polaroïds d’une époque révolue, de la pochette à son contenu, au point où l’on peut légitimement se poser des questions quant à la survie d’un style qui connaît souvent des périodes de vide intersidéral.

Passé la provocation gratuite (et sans obligation d’achat) de l’introduction, il convient de faire une comparaison qui paraîtra pertinente ou non. Si l’on met côte à côte BLIZZEN et le HAMMERFALL des débuts, on tient deux groupes qui ont peu ou prou les mêmes influences, la même volonté de jouer ce Heavy Metal qui avait usé bien des enceintes dans les années 80. La différence réside dans la capacité des seconds à se créer un univers, de se donner les moyens de durer dans le temps grâce à un savoir-faire qui aujourd’hui est en dents de scie. Les jeunes de BLIZZEN sont des jeunes loups, un peu fou, incapables de se focaliser sur un point.

Si vous êtes de gros nostalgiques de la NWOBHM, vous n’êtes pas les seuls : les Allemands de BLIZZEN semblent y vouer un culte assez prononcé. Le problème de la NWOBHM ? Excepté quelques groupes d’élus, la musique produite est aujourd’hui terriblement datée, elle ne vieillit pas forcément très bien. S’il est indéniable que cette courte période a eu son importance pour le Heavy Metal, il est plus facile de rentrer dans un disque de cette époque qu’un album enregistré de nos jours qui tente de retrouver cette gloire passée.

Pourtant, le groupe tente sa chance comme il le peut, en commençant par une production vintage qui colle bien au propos, quoiqu’un peu faiblarde. Passé une courte intro qui n’a rien de mémorable, on rentre dans le vif du sujet avec "Trumpets Of The Gods" et tout de suite nous sentons que l’ombre de IRON MAIDEN plane sur BLIZZEN, avec ces mélodies de guitare typiques de la Vierge de Fer qui surgissent comme des évidences. La voix de Daniel Steckenmesser, dit Stecki évoque celle de Sean Harris (DIAMOND HEAD) jeune, moins puissante toutefois. Elle cadre bien avec le discours musical du groupe en tout cas.

Ensuite, nous avons droit à un défilé d’hommages ou d’influences mal digérées. Les titres se succèdent, tantôt rapides, souvent mid tempos. On navigue en terrain connu, des spectres connus planent au-dessus de tout cela, comme TYGERS OF PAN TANG ou HELLOWEEN pour des influences plus récentes. Mais encore une fois, la personnalité des musiciens a été mise en veilleuse. On ne ressent rien parce qu’ils ne nous disent rien, en somme. Alors certes, cela peut être rigolo dix minutes, voire suffisant si l’on ne cherche qu’à se défouler pendant 50 minutes. Mais faut-il systématiquement taire toute originalité pour rester dans les clous ?

Globalement, l’album est très moyen, sans réel relief. Même à l’aube des années 80, il n’aurait pas franchement convaincu car il se repose trop sur ce qui a déjà été fait et il n’y a pas cette force de caractère que l’on retrouvait dans ces vieux combos, qui avait changé la face du Heavy Metal après les ravages du Punk. A se brider, les musiciens perdent tout leur intérêt. Bien sûr, comme dit plus haut, si on s’en fout de la question de la personnalité et que l’on veut de la NWOBHM et rien que ça, "Genesis Reversed" accomplira clairement son office. Moi, je veux plus.

Ce premier album laisse un goût amer. Parce qu’il ne fait qu’entrouvrir une porte, les musiciens n’osent pas y aller franco. Ce qu’ils font, d’autres pourraient le faire et pourraient tourner comme un tribute band, mais pour ma part, l’intérêt est très faible. Quitte à me taper du NWOBHM ou de vieux Heavy teuton, je préfère m’envoyer les ANGEL WITCH, ACCEPT et autres STORMWITCH qui hantent ce disque Canada Dry. Laissons aux jeunes de BLIZZEN le temps de s’aguerrir sur scène et de mûrir et peut-être que leur discours me paraîtra plus convaincant. Là, je reste, pour ma part, très dubitatif.

Note réelle : 1,5/5.

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   DARK BEAGLE

 
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- Daniel Steckenmesser (chant, basse)
- Marvin Kiefer (guitare)
- Andi Heindl (guitare)
- Gereon Nikolay (batterie)


1. Anthem To A Distant Star
2. Trumpets Of The Gods
3. Masters Of Lightning
4. The Beast Is On Your Back
5. Hounded For Good
6. Genesis Reversed
7. Gone Wild
8. The World Keeps Still
9. Devil In Disguise
10. Bestride The Thunder
11. Skid Into Death



             



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