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NIGHT DEMON - Curse Of The Damned (2015)
Par DARK SCHNEIDER le 11 Mars 2015          Consultée 1863 fois

Je suis sûr que si Jarvis Leatherby – bassiste et chanteur émérite de NIGHT DEMON – m'invitait un jour dans ses pénates, j'y trouverai l'intégralité des LP et singles produit par les groupes de la NWOBHM entre 1979 et 1984. Ce Californien au look qui ne laisse rien présager a dû être biberonné depuis sa plus tendre enfance à la scène metallique anglaise, tel un Lars Ulrich moderne. La différence avec le batteur d'origine danoise, c'est que Leatherby semble tellement dévoué à la NWOBHM que sa propre musique est devenue une copie conforme de sa source de fanatisme. Son obsession force l'admiration, mais elle est en même temps un frein à une expressivité plus personnelle. En tout cas, ce premier album longue durée de NIGHT DEMON respire la sincérité par tous les pores. C'est un hommage vibrant à une scène qui approche doucement de la quarantaine, et c'est réussi. Mais à vouloir clamer aussi fort son amour pour la NWOBHM, NIGHT DEMON bride sa propre créativité et risque de se cantonner à un succès d'estime.

Il suffit d'écouter le premier titre pour se rendre immédiatement compte des intentions du combo californien. "Screams In The Night" a en effet tout du morceau uppercut, sauf qu'on a quand même un peu beaucoup l'impression d'écouter un clone de DIAMOND HEAD. Du riff de guitare aux nombreuses intonations vocales de Leatherby, on croirait entendre le groupe de Brian Tatler en mode sur-vitaminé. Vraiment, écoutez la petit montée vocale qui achève le refrain : impossible de ne pas faire le lien avec le timbre très reconnaissable de Sean Harris. Et ne nous arrêtons pas à "Screams In The Night" (qui est au fond un excellent morceau); "Full Speed Ahead" a par exemple une intro qui rappelle énormément celle de "The Prince". D'un autre côté, avoir pour source d'inspiration DIAMOND HEAD ça change un peu des sempiternelles influences MAIDENniennes ou PRIESTiennes qui pullulent dans le Heavy. Hum, ne parlons pas trop vite, le riff de "Killer" laisse apparaître de grosses réminiscences du "Tyrant" de JUDAS PRIEST !

On retrouve également une explosivité dans les riffs et une énergie déployée qui rappellent beaucoup RIOT (des Américains pour le coup), autre groupe favori de NIGHT DEMON. Il faut dire que ces zicos sont malins, ils ont bien compris qu'en 2015 on ne pouvait se passer d'une surdose d'énergie quand l'on prétend jouer du Heavy. Le tout aidé d'une prod' clair, puissante, assez organique, avec des guitares aux taux de gras légèrement au dessus de la norme mais pas trop pour ne pas être écœurant. Forcément, power trio oblige, la basse est largement mise en avant, ce qui donne du corps à l'ensemble. Quant au patronyme du groupe, il n'est certainement pas choisi au hasard ! Car l'on pense parfois à DEMON, en raison du feeling très rock qui colore ce Heavy, permettant d'ailleurs de distinguer NIGHT DEMON d'un ENFORCER, au style beaucoup plus metallique, s'inspirant pourtant tout autant de la NWOBHM.

Mine de rien, NIGHT DEMON enchaine les morceaux avec un savoir faire évident (le groupe existant déjà depuis quelques années). La science du riff ? Brent Woodward l'a parfaitement assimilée, et surtout il a tout compris des harmonisations de guitares qui faisaient tout le sel d'un nombre conséquent de combos anglais. Il a beau être seul avec sa pelle, la magie du multi-piste fait le boulot, en témoigne les licks de gratte bien sentis du title-track. Tout cela permet au groupe d'accoucher d'une bonne demi-douzaine de morceaux dynamisants, rafraichissants, et totalement conformes aux ambitions du groupe. Mais une demi-douzaine seulement. L'album s'essouffle un peu dans sa seconde partie, notamment après le remarquable "The Howling Man". Le manque de variété, les ambiances sensiblement similaires d'un titre à l'autre, font que l'on finit par décrocher un peu, même si le groupe, lui, semble toujours y croire à 100%. Cela dit, le dernier titre, "Save Me Now", relève la barre, grâce à son refrain attachant.

NIGHT DEMON accouche donc là d'un premier album qui suscite un capital sympathie évident. Le groupe saura plaire, et à très juste titre, à tous les amateurs du vieux Heavy d'antan sans pour autant paraître anachronique. On attendra avec hâte le suivant, en espérant que le groupe affirme son caractère en se forgeant une identité plus forte, lui évitant ainsi certaines comparaisons systématiques.

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Jarvis Leatherby (chant, basse)
- Brent Woodward (guitares)
- Dustin Squires (batterie)


1. Screams In The Night
2. Curse Of The Damned
3. Satan
4. Full Speed Ahead
5. The Howling Man
6. Heavy Metal Heat
7. Livin' Dangerous
8. Mastermind
9. Run For Your Life
10. Killer
11. Save Me Now



             



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